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La gratuité du don ou les douceurs du RES

Café gourmand RES pour sœurs filles de Marie à Madagascar

Saint Denis de la Réunion,
15 août 2018

Le Saint Esprit nous a inspiré sur la façon d’en parler. Comment parler du RES? Quel est le bon message à faire passer? Alors voilà le père Edouard O’Neill s.j nous a soutenu dans notre action et nous a demandé d’intervenir nous même à l’ambon le week end du 11-12 août pour inviter les gens à venir écouter notre partage autour du café gourmand RES, le 15/08.

Le Seigneur nous a inspiré ce petit discours d’invitation qui allait dans le même sens que l’homélie du père Edouard O’Neill s.j alors que nous ne nous étions pas du tout concertés. En relecture, et en reparlant avec lui, on a compris qu’on était connecté sur le même « réseau » celui du Saint Esprit. Dans l’ensemble, le discours a été bien accueilli, oui dans l’ensemble on va dire…

Et pour la messe du 15/08 c’est le père Edouard O’Neill s.j qui a accepté de dire au gens qu’un café gourmand les attendait. Alors en fait, on a voulu marquer les gens sur la gratuité du don. Alors du coup on a pris le risque de ne peut être pas pouvoir aller jusqu’au bout…

L’Esprit Saint a inspiré Fred et lui a dit  » ce serait bien qu’on fasse des petites madeleines + biscuits faits maison et qu’on les donne gracieusement à tous ceux qui sortiraient de l’Eglise et qui ne pourraient pas ou voudraient pas venir au café gourmand. « 

Alors à chaque porte, et là nos amis nous ont aidés pour la distribution (Merci mon Dieu pour cette aide) des petits gâteaux soigneusement emballés dans du papier cellophane (en forme de ballotins) avec un petit ruban bleu qui permettait d’y accrocher une étiquette avec inscrit dessus « les douceurs du RES » (au total 130!!).

Oui Blest a écrit à la main plus de 100 fois sur les petites étiquettes « les douceurs du RES », malgré toute la concentration qu’elle y mettait on a dû jeter 2 étiquettes car elle avait écrit sans faire exprès « les douleurs du RES »… Enfin bref il y a eu tout plein d’émotions, de la joie, des éclats de rire, du désespoir, et surtout beaucoup d’Amour.

Blest nous a aidé, elle était très impliquée, vous n’imaginez pas à quel point. Les 2 jours avant le 15/08, j’ai enchaîné 2 gardes de 12h à l’hôpital et du coup en rentrant le soir, j’aidais Fred et Blest comme je pouvais. On a mal évalué l’ampleur du projet. Mais on a reçu de l’aide, c’était incroyable. Oui de l’aide de Blest, et aussi de France Mai. On connaît France Mai depuis 2011 environ et elle nous aide dans nos tâches ménagères à la maison. Et normalement, France Mai vient tous les mercredis après midi et donc le 15/08 était férié, du coup elle n’était pas censé venir normalement. Eh bien il se trouve que le mercredi d’avant France Mai (qui nous voit et nous entend parler de l’action pour RES) déclare d’un coup d’un seul « moi je vais venir mardi après midi, pour vous aider et regarder comment vous allez faire » complètement surpris nous lui disons « ah euh ben oui ok c’est super!! » et elle rajoute « si je viens, c’est par Amour ». Alors là on est scotché et on lui dit MERCI. Oui France Mai est arrivée mardi 14/08 à 13h30 pour repartir chez elle à 23h00!!! Notre petite fille chérie a dormi à 01h00 du matin et nous 2 je vous ne raconte pas.

Après un « magnifique réveil à 05h30 du matin », nous allons à la messe de l’Assomption qui commence à 08h00. Nous finissons de tout installer dans la salle juste avant (heureusement que le père Edouard O’Neill s.j a pu nous laisser nous installer la veille un peu déjà). La messe terminée nos amis 2 par 2 à chacune des portes se sont chargés de la distribution (Un qui distribuait les gâteaux d’abord, 1 ballotin par personne jusqu’à épuisement du stock et Un autre qui donnait une enveloppe ouverte où était imprimé l’adresse du RES et à l’intérieur le flyer pour ceux qui le voulaient.)

Et nous on devait accueillir le gens dans la salle. Environ 40 personnes sont venus c’est énorme, on ne s’y attendait pas on avait prévu 30 chaises et on se disait qu’on avait prévu large.

On a d’abord passé le diaporama accessible par tous (présentation du RES you tube), et puis on a continué en partageant ce qui a été fait avec les enfants, ce qu’on a vécu avec les soeurs et les enfants, ce qu’on fait concrètement sur le terrain pour RES, les demandes des soeurs, tout cela avec photos et vidéos. Et puis on a fini par une danse qu’on avait apprise aux enfants sur la chanson « Esprit de lumière ».

La présentation a duré environ 20 min. Et enfin Les gens ont pu prendre le café gourmand tout fait maison.

Beaucoup de joie, beaucoup d’Amour, certains ont été profondément touchés. Oui Seigneur continue de toucher nos âmes, nos coeurs.

Aurélie et Frédéric

Anges gardiens RES à Madagascar

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Des machines de couture pour un centre de réeducation

Que la paix du Christ soit avec nous !

Je suis heureuse de vous écrire cette lettre de reconnaissance . Cette reconnaissance vient des enfants du centre de rééducation, car vous avez accepter d’appuyer le projet que je vous ai présenté ; en vue de les aider pendant le temps qu’ils sont dans ce centre . Maintenant ils sont contents d’apprendre la couture avec  la machine .

J’ai acheter 5 machines comme c’était prévu, une électrique et les autres matériels.

J’espère que ce qu’ils apprennent cela va les aider dans leur vie future.

Encore Un grand merci  de votre générosité !

Union de prière,

Sr Irène sœur missionnaire mariste, Madagascar

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Remerciements à la société PETIT NAVIRE, donateur de Thon

Sœurs Carmélites de Sainte Thérèse de Turin, Centre Ilanivato -MADAGASCAR
À Monsieur le Directeur, Société « Petit Navire »

Objet : Remerciement et présentation du Centre

Monsieur le Directeur,

C’est une grande joie pour moi, Sœur Monica ALBERTINI, Responsable de notre Mission à Ilanivato, de vous rejoindre et vous faire connaissance à travers les dons précieux de thon que vous avez fait en faveur de nos élèves de la cantine scolaire. En effet, par l’intermédiaire, du RES et plus précisément de Monsieur Gérald ONEILL, notre ange gardien auprès dudit Réseau, nous avons été informées de ce privilège de cette abondance de votre part. Nous ne finissons jamais de les remercier de leur soutien.

Avant tout je tiens à vous remercier de tout cœur, au nom de ma communauté, des parents et des élèves, de nous avoir choisis parmi tant d’autres pour ce faire. C’est pour nous un signe tangible du grand Amour du Seigneur pour les plus démunis et de sa bénédiction pour « la petite goutte », notre contribution au soulagement de tant de souffrances qu’ils ont eux-mêmes à affronter dans leur quotidien. Que le Bon Dieu vous comble de toute grâce dont vous et votre famille avez besoin.

La Mission d’Ilanivato offre différentes sortes de services à savoir le centre médical avec le dispensaire, la dentisterie et l’ophtalmologie ; l’école avec 1500 élèves de la maternelle à la 3ème et une école professionnelle féminine. En plus, nous nous occupons de familles, nécessiteuses qui pour différentes raisons augmentent chaque jour de nombre. Ici les activités sont toutes exercées selon l’esprit de notre Fondatrice qui n’est autre que celui de l’Église c’est-à-dire selon le choix préférentiel pour les pauvres, pauvreté non seulement du point de vue matérielle mais aussi intellectuelle, morale et surtout spirituelle.

Retournant à parler des élèves qui bénéficieront particulièrement de ce don, comme j’ai déjà mentionné plus haut, la majorité vient des familles en difficulté. D’ailleurs, le quartier où nous sommes est parmi les plus populaires dans les périphéries de la Capitale : environ 9 000 habitants. La plupart des familles vivent avec des petits métiers comme le lavage du linge, la vente de légumes et des fruits à petites quantités, la maçonnerie traditionnelle…

Notre Congrégation soufflera ses 60 bougies l’année prochaine avec 6 autres communautés dont 2 dans la Capitale et le reste dans d’autres régions de l’île. Étant donné que les participations demandées aux bénéficiaires de ces services, soit pour l’école que pour le centre médical, ne couvrent même pas les salaires des collaborateurs, nous devrions recourir au soutien de notre Congrégation selon ses possibilités. En outre, la Providence de Dieu nous fait

rencontrer beaucoup d’hommes de bonne volonté, de grand cœur, avec des yeux grand ouverts aux besoins des prochains, qui ne sont autres que ceux que le Seigneur Lui-même appelle « les plus petits de mes frères ».

Nous ne finirons jamais de Le remercier de cette grâce sans laquelle notre bonne volonté de venir à la rencontre des nécessités de ces frères ne va pas très loin. Et voilà que la Société « Petit Navire » vient d’en faire partie. Notre désir et grande espérance, que nous allons vraiment soutenir par nos prières, c’est que ce type don de votre part va se pérenniser.

En 2015, toujours à travers le RES, nous avons reçu une très grande quantité de thons, en boîtes, qui ont fait la joie de la multitude pendant beaucoup de temps :

– à nos 300 élèves qui restent chez nous à midi pour la cantine scolaire. La plupart sont des enfants issus des familles nécessiteuses qui auraient uniquement ce repas pour toute la journée : bien préparé avec différentes recettes, le thon fait partie de leur plat préféré. D’ailleurs, même pour nous, c’est un mets de « luxe », étant donné son prix, surtout celui à l’huile.

– aux personnes âgées, handicapées que nous prenons en charge, en leur donnant mensuellement des produits de première nécessité, pour les aider un peu.

– aux malades qui viennent au dispensaire et qui en ont besoin en sus des médicaments.

– à des personnes qui viennent frapper à tout instant à notre porte pour demander quelque chose à manger, vu la difficulté de la vie à Madagascar ces dernières années.

– à nous-mêmes et à diverses Congrégations religieuses qui en ont bénéficié.

Bref, c’était la grande joie pour tout le monde !!! Mais ce ne sera pas moins pour cet autre type de confection que nous avons fait déguster aux plus grands de la cantine scolaire, justement hier le dernier jour, car ils vont partir pour les grandes vacances pour reprendre à novembre.

Avec tant d’espoir dans le cœur pour cette pérennisation, je vous laisse avec les salutations des sœurs et quelques photos en pièces jointes. Nous sommes toujours là et veuillez savoir que toutes choses sont à tout moment les bienvenus à la Mission des Sœurs Carmélites ILANIVATO et que tout va être récupéré.

Et voilà, soyez assurés, vous, votre famille et vos collaborateurs de notre constant souvenir dans la prière.

Sœur Monica Albertini

Soeur Pierina

Heureux Anniversaire

HEUREUX ANNIVERSAIRE

Sr M. Pierina

88 ans de vie

Et Trente ans de mission

à Madagascar!!!

 

Lundi 11 Juin 2018, notre très chère Sr M. Pierina a accompli 88 ans !!!

Sr M. Pierina est l’unique qui reste des trois sœurs qui sont venues ouvrir la mission à Madagascar. Avec la Providence de Dieu, avec la Généreuse initiative de l’Esprit Saint qui a illuminé Madre Elisa Armendariz, Supérieure Générale à l’Epoque, la mission des sœurs orionistes s’est ouverte pour la première fois l’année 1987.

Sr M. Pierina racontait que c’était le 29 Décembre 1987 à 9h.30’ heure locale, les trois premières missionnaires ont atterri sur la terre malgache à l’Aéroport Ivato, elles étaient accompagnées par la Supérieure Générale même Madre Maria Elisa Armendariz. Les trois premières missionnaires sont : Sr M. Idelfonsa Busatta, Sr M. Lucia Gauna et Sr M. Pierina Casado (Deux Argentines : Sr M. Pierina et Sr M. Lucia et une Italienne : Sr M. Idelfonsa.

Sr M. Pierina racontait aussi que les Prêtres Orionistes qui étaient déjà présents à Madagascar, sont venus l’accueillir à l’Aéroport: c’était Don Agostino Casarin, Don Ricciardo Simionato. Elle disait que sa première émotion c’était la chaleur de l’île à peine arrivée !

Disons que la mission à Madagascar est née grâce à l’invitation du Cardinal Victor Razafimahatratra et grâce à la foi et confiance qui a comblé Madre Elisa, elle était si docile à accepter ayant une vision très lointaine de la mission à Madagascar. Grâce à son courage, grâce à la disponibilité et ouverture d’âme de ces trois premières missionnaires nous sommes arrivées à Trente ans de Présence !

Aujourd’hui 11 Juin 2018, dans le cœur de ces Trente Ans de Présence, Sr M. Pierina reste un Témoin Vivant qui a su accepter jusqu’à maintenant de rester fidèle à cette mission. Voilà, pourquoi en ce jour Anniversaire, nous sommes tous réunis autour d’elle pour lui fêter une meilleure fête selon le projet de Dieu ! Dès le matin nous avons célébré la Sainte Messe en son intention, c’était le Père Simon Judes (de la Diocèse d’Antananarivo) qui a célébré la Sainte Messe. Beaucoup des personnes qui lui sont proches sont venus à cette fête, sa famille, les amis ici près de nous, beaucoup des prêtres qui lui ont offert une Messe en son intention; un des plus marquants était le Vicaire Général d’Antananarivo Mons. Ludovic Rabenatoandro, les confrères orionistes même s’ils ne sont pas présents ont offert aussi la Sainte Messe pour elle: Don Adriano et Père Mamisoa.

Dans la matinée Sr M. Pierina a été visitée par les Novices Première Année avec leur Maîtresse Sr M. Lydia, elles ont offert le fruit de leur élevage comme cadeau : trois beaux lapins blancs. A midi toute la communauté s’était mise autour d’elle en lui donnant leur vif souhait de Bénédiction et de grâce du Seigneurv! On lui a offert son cadeau d’Anniversaire. Vers le soir, sont venus aussi nos voisins Meur Harinaivo, son Epouse Mme Solohante et leur deux jeunes filles: Faniry et Mirana.

Sr M. Pierina est une personne docile, forte dans l’esprit, elle a donné toujours son témoignage de mère et sœur exactement comme Don Orione voulait pour ses filles ! Elle peut faire rire les autres avec ses paroles justes et bien méditées. Elle a eu toujours son enthousiasme malgré sa maladie qui lui affaiblit son corps. Même à son âge, avant ce mois de juin elle ne cesse de servir notre communauté «Mater Dei» en préparant le repas du midi de 8h du matin jusqu’à 11h. Elle disait toujours : « nous ne faisons pas la cuisine car la cuisine est déjà construite depuis des années, mais nous préparons le repas »; voilà la générosité et la docilité de Sr M. Pierina pour nous corriger à chaque fois que cela lui convient.

 

En ce jour nous souhaitons à Sr M. Pierina: la Force et l’Amour de l’Esprit Saint, pour qu’elle puisse continuer à être heureuse dans sa vocation et dans sa mission jusqu’au bout, comme a déjà insisté notre Saint Père le Pape François:

« J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire ». (Gaudete et exsultate n° 7)

Sr M. Pierina est une personne qui sait sourire, toujours enthousiaste même dans la maladie ! Merci Seigneur pour le don de la vie conçue à Sr M. Pierina, merci Sr M. Pierina pour ton sourire doux et très sincère ! Misaotra Bebe! Tous nos vœux pour tes 88 ans, Heureux Anniversaire !!!

Sr M. Lidwine Razanakolona

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Autour de Soeur Pierina

Autour de Soeur Pierina

De charmants cadeaux

De charmants cadeaux

Soeur Pierina

Soeur Pierina

 

 

 

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Patience, Pauvreté, Prière

Voyage Madagascar du 1er mai au 18 mai 2018

Je suis toujours surprise quand j’arrive à Tana de trouver cette densité de population, partout la mendicité des enfants, les embouteillages, la pollution…mon chauffeur m’expliquera qu’il existe une dizaine de degrés d’écart entre le centre de Tana et la banlieue et je le vérifie !  A la sortie de la ville et jusqu’à mon arrivée à Vohipéno, les paysages sont magnifiques : nous sommes au coeur de l’hiver  (entendre qu’il fait 27 à 30 ° la journée, sauf sur les hauts plateaux d’Antsirabe), le contraste entre les nuances de vert  et la terre rouge est splendide.

Arrivée à Vohipéno au centre du Père Emeric, j’ai le grand plaisir de retrouver des visages connus, l’accueil est chaleureux et le sourire malgache ne fait pas défaut comme d’habitude. Je suis toutefois surprise par la progression de la pauvreté, palpable dans cette région de Madagascar, les sœurs me le confirmeront par la suite… Comment cela est-il possible ??? Madagascar est malheureusement monté sur la 3emarche du podium des pays  les plus pauvres au niveau mondial !

A Andemaka au foyer des Filles de la Charité Marie Immaculée, je suis accueillie par Sœur Louise d’origine italienne et à Madagascar depuis 52 ans. Nous avons mis 2h pour faire 20 km, c’est donc un centre isolé pour le ravitaillement tout comme celui du Foyer des Handicapés  distant d’un petit kilomètre.

Sœur Louise au regard bleu intense et plantant son regard dans le mien me précise ceci : « Tâchons de faire plus avec moins et remettons  le tout entre les mains du Seigneur »… Cette phrase tournera en boucle dans ma tête pendant tout mon séjour.

Toutes les sœurs travaillent sans relâche, s’occupent des enfants handicapés, des orphelins, des vieillards abandonnés par leur famille, des malades mentaux… Dans cette région, la problématique est la même pour les 4 centres visités : il faut dès maintenant commencer à penser à la période de rupture (2e semestre), récupérer du riz et des couvertures. Sœur Clotilde responsable de la communauté de Lucien Botovasoa remercie d’ailleurs vivement le RES pour le riz et les matelas achetés en avril dernier (cf photo ).  Et bien sûr il y a le problème du Lait : combien de fois n’ont-elles pas remercié le RES et prié avec nous pour que des donateurs se fassent connaître et prennent conscience de l’urgence de la situation ? J’ai constaté avec stupeur lors de la distribution de lait à Tanjomoha tous les mercredis que le nombre de bénéficiaires par rapport à mon 1er voyage en 2015  avait largement augmenté: toutes ces mamans qui n’hésitent pas à faire 20 km aller retour pour bénéficier de cette manne providentielle (cf photo). Les bébés profitant de ce programme alimentaire sont pesés régulièrement et leur périmètre crânien et brachial est mesuré afin de s’assurer que le lait leur est bien donné pendant la semaine : Sœur Béatrice, la sœur infirmière du dispensaire donne les conseils et les encouragements  nécessaires durant les 4 à 5 heures que dure la distribution, sans se départir de son sourire !

Les demandes sont multiples dans ces 4 centres, j’imagine comme dans tous les centres visités par les anges gardiens à Madagascar : il faut donc cerner les priorités, ce que font avec beaucoup de gentillesse toutes les sœurs. Je m’aperçois cependant que beaucoup d’entre elles sont actuellement malades avec le Paludisme et la fièvre Typhoïde et elles ne se soignent pas toujours correctement. Le soin des missionnaires est sans nul doute la première des priorités et elles m’ont toutes affirmé qu’elles étaient très sensibles au fait que le RES se préoccupe de leur santé.

Enfin, et pour terminer, 2 évènements majeurs ont ponctué mon séjour : la béatification de Lucien Botovasoa (tertiaire de Saint François) le 15 avril dernier, évènement encore bien présent  dans tous les esprits, et la Fête de Louise de Marillac la fondatrice avec Saint Vincent de Paul des Filles de la Charité. Le Père Emeric a eu la grande responsabilité d’organiser la fête de la béatification et je peux vous assurer que c’était un très gros chantier !!!

Le RES a pour mission de soutenir toutes ces religieuses et religieux qui travaillent sans relâche pour apporter un peu de réconfort et le minimum vital à tous ces laissés pour compte : une des sœurs m’a confié que le regard et l’écoute des anges gardiens qui venaient les visiter étaient pour elles une grande espérance et que cela les aidait à respecter  les 3 « P » du Pape François : Patience, Pauvreté, Prière…Quel encouragement pour nous tous, bénévoles, bienfaiteurs et partenaires du RES !

 

Geneviève BOUDARD     Mai 2018

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Marana - lépreuse tricoteuse courageuse

L’expérience des soeurs pour soigner les plus démunis et les lépreux

Bonjour à tous,

La maison des Sœurs Filles de la Charité à Fianarantsoa Manantenasoa subit une importante rénovation. L’étage supérieur a été démoli, abimé qu’il était en raison de sa vétusté et la présence d’inquiétantes fissures dans les murs. Les religieuses se contentent, provisoirement, de vivre sans confort dans un édifice annexe.

Sœur Juliette, infirmière diplômée, est arrivée ici voici quelques mois après avoir œuvrée plusieurs années à Bekily, dans la région aride du sud de l’île. La Communauté collaborait anciennement avec  le personnel d’un hôpital public de Fianarantsoa. Aujourd’hui, Sœur Juliette gère le Centre médical social diocésain, bénéficiaire d’une autorisation d’ouverture délivrée par le Ministère de la Santé. Ce Centre remplit donc dorénavant les exigences pour bénéficier des médicaments de « Pharmacie Humanitaire Internationale » (PHI). Les dossiers sont remplis en conséquence.

L’avenir de la Congrégation est assuré ; huit jeunes filles sont ici en formation dans le but de coiffer un jour le voile et de consacrer leur vie pour les plus démunis.

En rendant visite aux Sœurs St Joseph de Cluny à l’hôpital des lépreux de Marana, j’ai rencontré Danny, un jeune homme discret, actuellement en première année de lycée. Il est là proche de la cathédrale pour tenter de gagner quelques sous en tant que guide dans la vieille ville de Fianarantsoa. Son père a abandonné la famille sans laisser de traces et sa maman travaille comme femme de ménage. Elle gagne 50’000 Ariary/mois soit environ 13 €. Le coût de la scolarité de Danny s’élève à 30’000 Ariary/mois alors que prix du kilo de riz atteint 1’700 Ariary. Comment survit cette famille de trois enfants dans de telles conditions ?

Aujourd’hui, deux couples se présentent à l’hôpital des lépreux pour un diagnostic de leur enfant. Marie Odile, 20 ans et Julien, 13 ans présentent de graves anomalies sur leur peau. Sœur Sabine, infirmière diplômée expérimentée dans le domaine, n’émet aucun doute ; c’est la lèpre. Il faut rapidement débuter le traitement qui durera un an, ici en ces lieux. Julien est en larmes au départ de ses parents. Les religieuses l’entourent avec amour et le rassure. Malgré la gravité de cette maladie encore trop présente provoquée essentiellement par la malnutrition, le manque d’hygiène et la promiscuité (jusqu’à 10 personnes vivent dans 2 minuscules pièces), l’ambiance est ici remarquablement positive, familiale.

Comme chaque année, je me rends dans la propriété forestière de la Communauté d’une superficie de 95 hectares en compagnie de Sœur Odette et de leur fidèle collaborateur. Tous deux sont très intéressés par la forêt et posent beaucoup de questions. Les travaux d’exploitation programmés l’an passé ont été réalisés conformément aux instructions. Le résultat est remarquable et le rajeunissement naturel pointe déjà son nez. Exploiter judicieusement ce beau massif forestier apporte que des avantages : financiers, sociaux (procure des emplois) sylvicoles (assure l’équilibre et la pérennité des peuplements).

Belle semaine

François

Fianarantsoa - la maison des soeurs en restauration

Fianarantsoa – la maison des soeurs en restauration

 

Marana-Rija13 ans apprend à l'instant que la lèpre l'a rattrapé

Marana-Rija13 ans apprend à l’instant que la lèpre l’a rattrapé

Marana - Four suisse économe en bois

Marana – Four suisse économe en bois

Marana - Marie Odile 20 ans lépreuse

Marana – Marie Odile 20 ans lépreuse

Marana - Soeur Sabine en possession du livre d'Edouard

Marana – Soeur Sabine en possession du livre d’Edouard

Fianarantsoa - Jeunes filles en formation pour devenir religieuse

Fianarantsoa – Jeunes filles en formation pour devenir religieuse

Fianarantsoa - Soeur Juliette

Fianarantsoa – Soeur Juliette

 

 

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Récupération du lait de la DDC à Madagascar !

Je vous envoie  les photos pour la récupération du lait du trois centres au dépôt de STAR Antananarivo. par la présence des Sœurs responsable de chaque Centre (Andrambato Itaosy, Mandiavato et Moramanga). Merci infiniment  pour notre service devant les pauvres ! Union de prière! Sr Marie Laurencia (Petites Sœurs Missionnaires de la Charité)

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Patience, Passion, Amour pour les enfants défavorisés

Tout d’abord, ce sont de vifs remerciements adressés à RES pour l’envoi du lait et du matériel scolaire. Le Centre d’Andoaranofotsy, situé dans un quartier pauvre de la capitale est dans l’incapacité financière d’acheter du lait, pourtant si bénéfique à ces jeunes en difficultés.

Cette Communauté de Notre Dame de la Salette, gérée par quatre Sœurs et trois postulantes, accueille une quinzaine de jeunes handicapés mentaux dans son Internat. De plus, 50 enfants  avec les mêmes handicaps fréquentent l’école du Centre. Comment ne pas admirer le travail quotidien des religieuses fait de patience, de passion, d’amour pour ces enfants dans le besoin abandonnés par la société. Après différentes formations, Sœur Charline s’est spécialisée dans les massages médicaux adaptés aux handicaps. Chaque enfant sous ses ailes a la chance de profiter de ces actes médicaux réparateurs gratuits.

Malgré la pauvreté de cette Communauté, les frais de scolarité, d’achat de matériel scolaire sont à la charge de cette dernière, les enfants étant orphelins, abandonnés de leur famille ou originaires de milieux défavorisés. L’aide précieuse de RES pour le matériel scolaire est d’un grand secours.

Il ne faut pas être pressé pour se déplacer dans cette ville d’Antananarivo durant la journée. Un demi-jour a été nécessaire pour me rendre à la périphérie, au « Silo National des Graines Forestières » (SNGF), et retourner au centre dans d’interminables embouteillages. La pollution de l’air dépasse également toutes les normes acceptables engendrée par nos vieux « tacos » que nous exportons depuis nos pays « développés » ..! Le but de cette visite est d’acquérir des graines d’essences forestières indigènes, précieuses écologiquement et financièrement, afin de diversifier et d’enrichir les forêts (95 ha), propriétés de la Communauté des Sœurs Saint Joseph de Cluny à Marana Fianarantsoa.

Madame Eveline, Directrice de l’Enfance, que j’ai eu l’opportunité de rencontrer, m’a montré toute sa détermination à faciliter l’acquisition des lettres d’agrément. Elle m’a prié d’encourager les Sœurs à obtenir cet important document et de lui transmettre la liste de toutes les Communautés que RES soutient en mentionnant les Centres qui sont déjà en possession de ce papier.

….et voilà que le périple malgache s’achève pour retrouver le nid familial demain soir vendredi.

Amitié

François

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Andoharanofotsy-tana-quelques handicapés mentaux de l’internat

 

Andoaranofotsy-la maison des soins

Andoaranofotsy-la maison des soins

Andoaranofotsy-soeur supérieure charline

Andoaranofotsy-soeur supérieure charline

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Les Soeurs permettent l’Espérance quand tout semble perdu

Les Petits Sœurs Missionnaires de la Charité sont arrivées à Mandiavato il y a une dizaine d’années pour ouvrir une école et un collège dans cette région rurale à 3 heures à l’ouest de Tana.
430 enfants sont scolarisés. Une bonne partie des élèves habite trop loin pour faire le trajet chaque jour. Les familles louent des petites maisons où les enfants apprennent à se débrouiller toute la semaine, les plus grands s’occupant des plus petits. Sœur Marie Romaine est inquiète pour ces enfants pauvres dont la plupart ne mangent pas à leur faim. C’est pourquoi elle met beaucoup d’énergie à monter une cantine scolaire pour la période « de soudure » durant la saison des pluies, quand le riz vient à manquer.
Le lait que la Confédération Suisse donne depuis plusieurs années est une bénédiction pour les enfants à qui on distribue à la récréation du matin un bol de lait chaud. Malheureusement ce programme s’arrête, pour des raisons que je ne sais pas expliquer aux sœurs, les laissant sans alternative pour aider ces enfants. Difficile tâche pour l' »Ange Gardien » que je suis d’annoncer cette nouvelle après que les enfants m’aient offert spectacles, cadeaux et discours pour nous remercier du lait. Pourtant les sœurs restent joyeuses car elles mettent leur espérance en la Providence, certaines d’être dans la main de Dieu.
Justement la Providence intervient, grâce à la Fondation « Bien nourrir l’Homme » et un généreux donateur du RES qui acceptent de financer la création d’un potager. Celui-ci doit permettre de cultiver des haricots afin de fournir des légumes à la cantine des enfants. 800 m2 de terrain seront achetés par les sœurs, un jardinier sera embauché et un puits creusé. La première récolte est attendue pour la fin de cette année.
Les PSMC d’Andrambato, dans la banlieue de Tana, reprennent l’idée et nous demandent de financer un poulailler pour compenser la perte du précieux lait. Les bénévoles du RES devront relayer leur appel. Avec les sœurs, nous apprenons à simplement demander et faire confiance.
Toujours à Mandiavato, plus haut sur la colline avec une vue splendide sur les paysages de latérite et de rizières, le Maire a donné aux sœurs un terrain pour fonder une mission et construire une clinique. Depuis deux ans, le RES donne des médicaments de qualité grâce au programme Deerfield pour soigner les nombreux malades. Ceux-ci viennent de loin, à pied, en charrette ou en moto pour bénéficier du savoir-faire de Sœur Hilda, jeune médecin de 30 ans, passionnée par sa mission. Elle est débordée par des patients qui devraient être soignés à l’hôpital. Mais comment les renvoyer alors que la mauvaise route achève beaucoup de malades et que l’hôpital public ne soignent pas les familles pauvres, celles-ci ne pouvant acheter les médicaments et parfois graisser la patte du médecin.
Un généreux donateur du RES, soutenu par la start-up suedoise Innoventum, a financé pour cette clinique une tour de production d’énergie, combinant éolienne et panneaux solaires. Un projet difficile à mener du fait des tracasseries d’une administration des douanes corrompue. Mais je constate sur place les fruits de ce travail: Une énergie abondante au milieu de la brousse, la sécurité apportée aux sœurs la nuit, la capacité à soigner les urgences autrement qu’à la bougie. Et toujours le témoignage des sœurs qui force le respect et touche les cœurs.
En repartant de Mandiavato, un vieil homme nous confie une petite fille de 5 mois, Marinah. Sa mère est morte il y a quelques semaines et les hommes de cette famille pauvre, un grand-père, un oncle handicapé et un jeune homme de 14 ans ne peuvent pas s’en occuper. Sœur Marie Romaine contacte les sœurs de Calcutta qui tiennent un orphelinat à Tana et qui acceptent de la recueillir. J’assiste, le cœur brisé, à la séparation de cette famille. Je touche du doigt, très concrètement, l’extrême pauvreté. Je comprends que les sœurs n’arriveront pas à combattre seules cette grande misère mais qu’elles permettent l’Espérance quand tout semble perdu. La sœur me dit sur le trajet que le bienfaiteur est un signe de l’amour de Dieu. C’est surement cela l’essentiel de la mission du RES.
Gérald, Ange Gardien du RES à Madagascar
Visite Gérald Mai 2018

Visite Gérald Mai 2018

Tandrokosy 4 salles de classe

« Il faut du temps et de la patience »

Progressivement, le dispensaire de Mahabo géré par les Sœurs Petites Servantes du Sacré Cœur de Jésus, inauguré en 2014, prend de l’importance. Jusqu’ici à Mahabo, petite ville d’environ 40’000 habitants située à 45 km à l’est de Moronda, il n’y avait qu’un petit hôpital public. Les gens pauvres n’avaient pas les moyens financiers pour payer des soins et des médicaments à l’hôpital. Chez les religieuses, tout le monde a accès aux soins. Pour les plus démunis, me dit Sœur Marie Emma Supérieure de la Communauté, nous utilisons les médicaments offerts par RES et Pharmacie Humanitaires internationale. Un grand merci pour ce précieux soutien. Aujourd’hui, c’est le jour de vaccination pour les bébés et pour les femmes enceintes. « Il faut du temps et de la patience » déclare encore Sœur Marie Emma, pour convaincre la population de l’importance des vaccins. A présent ils sont là, toujours plus nombreux à nous faire confiance.

Les accouchements s’effectuent encore régulièrement chez des matrones. Lorsque des difficultés surviennent, les mamans y laissent souvent leur vie, laissant derrière elles des orphelins, toujours plus nombreux. Les tuberculeux sont également en augmentation. Cela s’explique du fait de la diminution drastique des bœufs d’attelage, sauvagement volés à leur propriétaire. Les gens, sous la crainte, dorment mal et sont contraints de remplacer les bêtes pour les labours. La fatigue aidant, liée à un déséquilibre alimentaire, provoquent cette maladie pulmonaire grave, longue à traiter.

Je ne peux rencontrer Monseigneur Marie Fabien, actuellement en mission dans la capitale, mais j’ai l’opportunité de visiter deux petites écoles en bois à Tandrokosy, village de brousse situé à 15 km de Morondava. « Coup de Pouce », association de jeunes volontaires, a œuvré ici à la construction de quatre salles de classe, grâce à l’appui financier de RES. Frères Jean Rolland est très satisfait du travail réalisé. Malheureusement un cyclone à arraché la couverture du toit en feuilles de palmier. Aujourd’hui, des tôles d’occasion remplacent l’ancienne couverte. « Nous n’avions pas les moyens financiers pour couvrir à neuf ces bâtiments, mais nous avons eu l’opportunité de récupérer les tôles d’une ancienne église, détruite par les vents cycloniques, précise Frère Jean. Cent quatre-vingt élèves profitent de cette nouvelle infrastructure, enfants qui autrefois demeuraient analphabètes, pour la majorité d’entre eux.

Ici le problème, à Bemanonga chez les Sœurs de Notre Dame de la Salette et dans toute la région, c’est l’eau. Des rizières se sont asséchées suite à la succession d’années de sécheresse. Il en est de même avec le tarissement des puits ; le niveau de la nappe phréatique a baissé de façon conséquente. Il faudra approfondir les puits et les forages, et cela coûte cher. Ceci a pour conséquences un appauvrissement de la population. Beaucoup de parents ont des difficultés à payer les frais de scolarité ainsi que le matériel scolaire. Gageons que les années à venir rétablissent à nouveau l’équilibre hydrique d’antan.

Bon dimanche et belle semaine

François

Mahabo dispensaire

Mahabo dispensaire

Mahabo Soeur Supérieure Marie Emmanuelle

Mahabo Soeur Supérieure Marie Emmanuelle

Tandokosy - salle de classe en bois construite par Coup de pouce

Tandokosy – salle de classe en bois construite par Coup de pouce

Tandrokosy 4 salles de classe

Tandrokosy 4 salles de classe

Tandrokosy Frère Jean Roland

Tandrokosy Frère Jean Roland

Bemanonga la maison des Soeurs et des aspirantes

Bemanonga la maison des Soeurs et des aspirantes

Bemanonga Soeurs Miriame et Félicitée Geneviève

Bemanonga Soeurs Miriame et Félicitée Geneviève

Bemanonga - D'imposants baobabs dans la cour de la Communauté

Bemanonga – D’imposants baobabs dans la cour de la Communauté