De beaux rires francs pour nous accueillir !

Suite du Compte-rendu de visite d’Isabelle et Pierre

Pour aller de Farafangana à Tangainony, la circulation en voiture étant très difficile, il vaut mieux naviguer sur le fleuve. Nous traversons à pied la ville de Farafangana pour aller au port ; en fait de port, il s’agit plutôt d’une rive où les canots, de longues barques à moteur accueillent facilement 30 personnes. Les lavandières lavent leur linge au milieu des barques. Le port grouille de monde. Thierry nous accueille. Ce Français, marié à une femme malgache (Tina), a acheté 6 canots il y a 5 ans pour faire voyager les touristes et les malgaches, mais la concurrence est exacerbée. Il a essayé d’organiser des tours pour faciliter les départs à heure fixe des canots, mais les règles du jeu n’ont été respectées que quelques mois, et maintenant, c’est la loi du plus fort. La corruption, qu’il évalue à 1/3 de son chiffre d’affaires, freine toutes les bonnes initiatives. Il a été agressé récemment par un concurrent, il a filmé la scène et porté plainte, mais cela n’a servi à rien. Il vient néanmoins d’obtenir une autorisation pour construire un petit port plus loin et espère mener son business tranquillement. Il nous dépeint un tableau de Madagascar sombre. Il se désole de voir ce beau pays sombrer dans la délinquance et la malnutrition. Tout pousse pourtant à différentes saisons, mais rien n’est organisé pour créer les conditions d’un développement harmonieux. La femme de l’un de ses gardiens vient ainsi de mourir de la rougeole. Après 2 heures d’attente et de palabre, nous montons dans le canot de sa société DORIS en compagnie d’un couple de suisses un peu aventuriers, qui souhaitent découvrir l’île loin des sentiers battus. Après 1 heure 1/2 de navigation au milieu des rizières, nous arrivons au village de Tangainony.

Nous le traversons, pour rejoindre les sœurs. Une myriade d’enfants nous suit. Ils nous font de merveilleux sourires, lorsque nous les photographions et filmons. Nous leur montrons nos vidéos prises avec nos téléphones portables et ils rient à gorge déployée lorsqu’ils se voient. Une petite fille de 5 ou 6 ans nous attendrit particulièrement. Sa robe salle tombe en lambeaux, son nez coule, ses dents sont à moitié tombées (c’est l’âge de la petite souris), ses cheveux sont décolorés (c’est un signe de carence alimentaire), et pourtant elle rit. Un beau rire franc et naturel qui nous émeut au plus profond de notre cœur.

Puis nous arrivons chez les sœurs, installées sur les hauteurs du village. Elles nous accueillent chaleureusement, leur gaieté se lit sur leur visage. Nous passons à table et rions beaucoup.

Situation générale

Les sœurs nous décrivent leurs différentes missions :

  • Eradiquer la lèpre et la tuberculose,
  • Scolariser les enfants de la maternelle au primaire (400 élèves), leur donner une bonne éducation religieuse et morale, et gérer la cantine (86 enfants)
  • Assurer la mission pastorale (250 jeunes)

Il y a 4 sœurs : sœur Henriette, la responsable de la maison, sœur Thérèse, la directrice de l’école, sœur Marie-Jacqueline, l’infirmière en charge du dispensaire. Sœur Lidvine est absente car elle est en mission pastorale en brousse.

Le centre compte 24 salariés : 4 aides-infirmiers, 4 cuisinières, 1 jardinier, 1 gardien, 1 lavandière et 13 enseignants. Les familles étant très pauvres, elles ne paient que la cantine (2.000 aryas / mois), afin de les responsabiliser. Les sœurs proposent à Pierre de devenir le professeur de français qu’elles ne parviennent pas à trouver pour l’école !

Une nouvelle école flambant neuve va être inaugurée le 18 mai prochain. Mais la commande de 88 pupitres (environ 2 000€) n’a pas pu être validée par le dernier conseil provincial de la congrégation, car la lettre est arrivée trop tard. Les sœurs attendent le mail d’approbation de la mère supérieure, sœur Zénaïde, pour passer la commande.

 Visites

Nous visitons le dispensaire. Sœur Marie-Jacqueline occupe le poste d’infirmière, mais dans ce village reculé, elle effectue toutes sortes de missions qui relèvent davantage d’un médecin : elle s’occupe des accouchements, soigne la tuberculose, assure les urgences … avec très peu de matériel, mais elle met tout son cœur à l’ouvrage, avec son équipe dévouée. Elle réalise plus de 1 000 consultations par mois. Le lundi et le vendredi sont les journées les plus chargées avec 80 consultations en moyenne, le mardi et le mercredi une trentaine (seulement !). Elle complète les traitements avec la médecine traditionnelle, lorsqu’elle manque de médicaments. Celle-ci peut se révéler efficace, mais il faut être très vigilant, car si la dose est trop forte, la plante médicinale peut devenir toxique ! Le jeudi est consacré au grand nettoyage du dispensaire. Sœur Marie-Jacqueline trouve encore le temps de gagner un petit peu d’argent avec un élevage de poulets et même la fabrication de brioches ! Son sourire illumine son visage, son contact auprès des malades est remarquable. Lorsque nous marchons ensemble, tout le monde vient à elle le sourire aux lèvres et les yeux pleins de gratitude.

Nous visitons également l’aile du bâtiment réservé aux tuberculeux, qui abrite en moyenne 70 malades, répartis dans des chambres 2 par 2, en fonction de la date du début de leur traitement. Nous découvrons une jeune femme qui s’appelle Maria. Agée d’une trentaine d’années, déjà mère de 5 enfants, elle est arrivée complètement épuisée au centre il y a quelques jours, après 1 jour de marche et une ½ journée de pirogue. Sœur Marie-Jacqueline lui pose une perfusion. Elle ne pèse guère plus que 30kg : nous sentons que ses jours sont comptés. Nous la portons dans notre prière. Heureusement, sa maman lui tient compagnie. Nous rencontrons également Kepit, un autre tuberculeux qui ne peut supporter de chemise sur sa peau.

De retour au centre, nous mettons à jour la liste des médicaments qui seront fournis par PHI (environ 6 cartons par an). Nous augmentons les quantités d’antidépresseurs et de crèmes contre les mycoses. Sœur Marie-Jacqueline nous montre notamment l’intérêt de la crème Bétaméthasone, qui permet de faire la différence entre le taches de lèpre et les mycoses. Nous ajustons les relevés de stock de cartons de lait. En ce moment, il y a 4 ou 5 prématurés et beaucoup d’orphelins, suite au décès de mères en couche, qui sont malheureusement fréquents lorsque la naissance a lieu à domicile et non à l’hôpital.

Projets :

  • 88 pupitres pour l’école qui vient d’être achevée,
  • 2 panneaux solaires, notamment pour le microscope et le frigidaire du dispensaire
  • 1 nouvel harmonium pour la chorale de l’Eglise (l’un des enseignants de l’école en joue très bien justement)

Le soir, nous dinons avec les sœurs. Comme toujours, le repas se prend dans la joie. Nous nous faisons des cadeaux ; nous offrons une jolie icone de Marie. Isabelle reçoit un joli sac en paille tressée, Pierre et François un beau chapeau de paille. Après le dîner, nous chantons et prions ensemble. Nous passons vraiment une soirée joyeuse et nos pensées vont à Maria et Kepit.

 

Compte-rendu de Visite d’Isabelle et Pierre à AMBATOABO – FARAFANGANA

Ce centre est tenu par les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. Sœur Téodora nous accueille avec joie. Son dynamisme nous touche.

 

Visites

Nous visitons la léproserie, créée en 1902.  En pratique, il n’y a quasiment pas de lépreux en ce moment, car les maisonnettes sont en cours de réfection. D’habitude, il y a 60 lépreux sur ce site. Le médecin, Jean Paul, est chargé de faire le dépistage précoce de la maladie. Il nous explique que les premiers signes de la maladie sont l’apparition de taches claires sur la peau, qui devient insensible à cet endroit. La difficulté est de bien faire la différence entre les mycoses et la lèpre. Si le patient ne reçoit pas de traitement à temps, la bactérie va atteindre ses terminaisons nerveuses, et il ne sentira plus ses doigts ni ses pieds. Le médecin part régulièrement en tournée dans les villages pour décrire les premiers signes. Prise à temps, cette maladie se soigne et le malade guérit. La Fondation Raoul Follereau a longtemps aidé la léproserie, a fourni 2 véhicules pour les tournées en brousse, mais les subventions diminuent nettement. Il y a 4 500 consultations relatives à la lèpre par an.

Situation actuelle

49 personnes travaillent au centre : 2 médecins, 1 anesthésiste, 1 nutritionniste, 5 infirmières, 2 sages-femmes, 5 aides-soignantes, 2 pharmaciennes, 2 laborantins, 4 ménagères, 3 cuisinières, 1 chauffeur, 3 agents d’entretien, 4 gardiens, 12 enseignants, 2 jardiniers.

Le RES collabore avec PHI (Pharmacie Humanitaire International) qui facture des médicaments à des prix « humanitaires ». La Fondation Deerfield, issue d’un groupe pharmaceutique, finance l’équivalent de 50K$ de médicaments répartis dans 33 centres à Madagascar, toutes congrégations confondues. Les médicaments sont acheminés gratuitement par Aviation Sans Frontière depuis Orly jusqu’à Tananarive. Chaque centre doit fournir tous les justificatifs pour obtenir l’agrément qui permet ensuite de recevoir les médicaments et d’échapper aux droits de douanes. Chaque dispensaire commande les médicaments qui ne s’achètent pas localement ou bien coûtent beaucoup trop chers en pharmacie. Ceux qui sont vendus en flacons ou pèsent trop lourds sont écartés. La livraison a lieu une fois par an à Tananarive. Les sœurs s’organisent ensuite pour récupérer les colis à leur maison mère située à la capitale et les dispatchent dans les différents centres au gré de leurs allées-venues.

Sœur Teodora qui est responsable du centre médico-chirurgical et infirmière diplômée présente fièrement l’agrément gouvernemental obtenu le 19/02/2018, après des mois de procédure, avec l’aide de sœur Lucie (environ 400 heures de travail et de déplacements). Sœur Lucie actualise le cahier des charges de PHI : liste du personnel, de l’équipement et des besoins en médicaments par rapport à l’année dernière. Sœur Téodora certifie que les médicaments ne seront pas revendus. Il y a 40 lits d’adultes et 12 lits d’enfants au centre médico-chirurgical. On compte en moyenne 12 accouchements et 600 consultations par mois.

Le centre compte 5 sœurs en plus de sœur Teodora, sœur Jacqueline, infirmière également, responsable de la distribution de lait et de médicaments, sœur Lucie aide-soignante, sœur Virginie, responsable du matériel scolaire, sœur Madeleine, responsable de l’internat et de l’école ménagère, sœur Marie-Louise, responsable du potager.

160 personnes atteintes de tuberculose sont suivies régulièrement et viennent prendre leur traitement quotidien au centre. 50% des familles n’ont pas de quoi payer le traitement, qui dure de 2 à 6 mois. Alors les sœurs fabriquent des petits pains qui sont vendus et cela compense le manque à gagner. Quelle ingéniosité !

Il n’y aura bientôt plus de lait, surtout du 1er âge. Le décompte de lait est précis ; tout est consigné sur un cahier et François reporte les données sur le fichier Excel du RES. Il reste 24 cartons de lait entier (qui est distribué aux nourrissons et aux tuberculeux) et 9 cartons de lait ½ écrémé, qui est donné aux mamans qui allaitent. Le lait en poudre est dilué dans de l’eau bouillante et servi sur place, pour éviter qu’il ne soit revendu. Les sœurs en consomment aussi un peu sous forme de yaourts, pour rester en forme et poursuivre leurs nombreuses missions.

Sœur Teodora nquitte la maison en juillet, pour une autre destination. L’inquiétude se lit sur son visage.

Projets

  • Un puits pour le potager (400€ environ), qui pourra ensuite être agrandi
  • Des repas pour les lépreux

Nous visitons avec sœur Teodora le centre médico-chirurgical, qui est particulièrement propre et bien équipé : salle d’attente, salle des urgences, salles de consultation de médecine et de gynécologie (une lueur de fierté se lit dans ses yeux quand elle nous montre l’appareil d’échographie), salle de soins, pharmacie, bloc opératoire et salle de radiologie. La fondation Alexandre POUSSIN a récemment fait un don de 30 000€ qui a permis d’acheter les appareils de radiologie. Le radiologue nous montre la radio des poumons d’une femme atteinte de tuberculose : les taches blanches révèlent la maladie.

Nous nous levons à 6h45 pour le petit déjeuner joyeux à 7h avec les sœurs. Les sœurs Teodora, Marie-Louise et Madeleine restent avec nous pour nous faire visiter le site.

Le lendemain, nous débutons la journée par la prière du matin avec la douzaine de journaliers dans un coin du jardin potager. Nous sommes heureux de partager cet instant de prière avec eux et d’offrir notre journée au Seigneur.

Ensuite sœur Marie-Louise nous fait fièrement visiter son jardin potager. Et il y a de quoi ! Il s’agit d’un grand potager avec des carrés de manioc, caféiers, papayers, vanille, légumes etc… Il nourrit la communauté pour une partie de l’année. 2 hommes l’aident dans son travail.

Puis nous assistons à la distribution de médicaments pour les tuberculeux convalescents : chacun tend une carte rose à la pharmacienne sur laquelle sont consignés les dates de prise de médicament (3 cachets par jour pendant 3 à 6 mois), et l’évolution du poids de chacun.

Vient ensuite le moment de la distribution de lait pour les tuberculeux, les salariés et les journaliers. Nous commençons à revoir des visages connus. Isabelle prend le bébé d’une jeune femme dans ses bras.

Nous nous rendons ensuite à la léproserie avec sœur Téodora et rencontrons 2 malades. L’un est quasiment guéri et déplie aisément les doigts de sa main, l’autre en revanche a ses doigts tout repliés, comme s’ils étaient paralysés. Sœur Téodora lui montre comment faire des exercices d’assouplissement afin de retrouver un peu de mobilité. Sœur Téodora nous explique qu’à son arrivée, le personnel ne voulait pas vivre si près des lépreux, par peur de contagion. Mais elle les a rassurés ; comme ils sont bien nourris et en bonne santé, ils ne craignent rien.

Nous nous rendons ensuite dans le territoire de sœur Madeleine qui nous fait visiter son jardin potager, entretenu par les 25 élèves de l’internat. Elle leur a dit de faire pousser un plante qui sert dans la lutte contre le cancer. Puis elle nous fait visiter son école ménagère (apprentissage des règles d’hygiène, cours de couture et de broderie). Une vingtaine de jeunes filles de 14 à 17 ans, vêtues de belles robes colorées cousues de leurs propres mains, s’activent autour des patrons qu’elles doivent recopier. Nous repérons 2 machines à coudre manuelles de la marque Singer comme celles de nos grands-mères. Une élève prend les mesures d’Isabelle pour lui confectionner une robe. Une machine à coudre coûte environ 400.000 ayas, c’est-à-dire 100€ ou 100 jours de salaire. Sœur Madeleine nous explique qu’une fois formées, les filles repartent dans leur village, mais n’ont pas le matériel nécessaire pour exercer leur métier de couturière. Nous nous disons avec François que ce serait bien d’imaginer une trousse de couturière qui serait donnée avec le diplôme. Peut-être aussi avec une ou deux commandes pour débuter et un acompte pour acheter le tissu.

Nous avons déjà rencontré cette problématique en visitant l’atelier de formation à la menuiserie de Manakara. Là également, les jeunes partent sans matériel pour exercer leur métier ; sans doute qu’une petite caisse à outils contenant marteau, clous, vis, tourne vis, scie, vrille, serait une idée à explorer.

Dans les deux cas, il conviendra de prévoir une obligation de revenir au centre 1 an après, afin de s’assurer que le matériel n’a pas été simplement revendu. Sœur Madeleine nous explique également la problématique de la fripe. La fripe, ce sont des vêtements d’occasion arrivés d’Europe qui inondent les places de marché. Cette marchandise, gratuite au départ avant le jeu des revendeurs, concurrence déloyalement les textiles locaux qui eux, ont bel et bien un coût de fabrication, empêchant ainsi tout développement de l’activité locale. C’est l’exemple typique de la « fausse bonne idée ». De fait, la plupart des gens que nous croisons portent des T-Shirts « Nike » ou « Fly Emirates » et non des chemises typiquement malgaches. Quel dommage !

Nous rejoignons la petite maison que nous prêtent les sœurs le temps de notre séjour. Elle jouxte l’école et nous arrivons juste au moment de la sortie. Nous décidons de jouer avec les enfants de la maternelle à « 1 2 3 soleil ». Ils sont hilares et leurs cris de joie nous réjouissent. Nous reconnaissons quelques parents qui sont salariés du Centre.

Puis nous assistons aux vêpres à 18h, prions avec les sœurs et racontons notre virée à Manombondro pendant le diner, très animé et très gai comme d’habitude.  D’ailleurs, si un mot pouvait résumer notre voyage, ce serait la joie, et pas la misère. Avec les sœurs, nous sommes au service des plus pauvres, des plus vulnérables, le cœur plein d’espérance, les yeux tournés vers Dieu, qui œuvre à nos côtés. L’enfant qui n’a rien dans le ventre, mal habillé et tout sale et qui pourtant nous sourit jusqu’aux oreilles, la vielle femme décharnée dont le regard s’illumine au passage des sœurs, c’est Dieu qui se rend visible ici-bas et nous invite à l’humilité, à la compassion.

Nous offrons aux sœurs une belle icone et elles nous couvrent de cadeaux :  une robe pour Isabelle, cousue par les élèves de sœur Madeleine et une belle chemise très colorée pour Pierre. Yves notre chauffeur nous prend tous en photo. Sœur Jacqueline nous offre également, ainsi qu’à Yves, un beau polo aux couleurs du Centre Saint Vincent de Paul. Les sœurs insistent pour savoir si nous reviendrons l’année prochaine : nous annonçons notre retour pour la mi-mars 2020. Nous leur demandons ce qui leur ferait plaisir, et que nous pourrions mettre dans nos valises la fois prochaine : elles suggèrent du fromage, du jambon et du saucisson sous vide.

Après le dîner, nous chantons jusqu’à 21h (heure bien tardive !) et apprenons aux sœurs des chants de la Communauté du Chemin Neuf. Sœur Madeleine nous enregistre sur son téléphone. Nous leur laissons les paroles, elles pourront ainsi renouveler leur répertoire.

Le lendemain, nous participons à la rentrée des classes des tous petits avec sœur virginie. Ils nous chantent les chansons de notre enfance : « gentille alouette ». Ils nous offrent même des petits chapeaux typiques de la région.

Le lendemain, dès 8h30, nous quittons le Centre d’Ambatoabo : nous embrassons les sœurs avec émotion, puis nous nous séparons à regret, après une dernière photo revêtus de nos beaux polos. Il est temps de regagner Tananarive : le voyage va durer 2 jours !

 

 

 

 

Des nouvelles du dispensaire de Mahabo construit avec l’aide du RES

2018 a été une année très rude pour les cultivateurs travaillant dans la région de Morondava, me communique Sœur Miriame, Supérieure de la Communauté des Sœurs de Notre Dame de la Salette ; il a plu deux fois de toute l’année. Heureusement, cette année le ciel a été beaucoup plus généreux et les récoltes sont bonnes. Néanmoins, les cultivateurs sont toujours moins nombreux en raison des vols des récoltes. « C’est à trois reprises que des voleurs sont apparus dans l’enceinte de notre Communauté, malgré la présence d’un mur encerclant notre propriété ». Actuellement, un militaire armé veille le Centre la nuit, mis à disposition des religieuses par l’Armée à raison de 20’000 Ariarys/semaine (5 €/sem.). Les gardiens traditionnels non armés sont inefficaces. Des terres cultivables mis à disposition des familles pauvres jouxtent les murs d’enceinte de la Communauté, mais personne n’en veut,  « les récoltes disparaîtront de toute manière sous nos yeux » confirme un habitant du quartier. La faim tenaille toujours plus de monde et ce malheureux phénomène va grandissant. L’effectif des élèves de l’école primaire du Centre a diminué et beaucoup d’enfants ne fréquentent plus l’école, les parents étant dans l’impossibilité de subvenir à leurs obligations.

Les religieuses ne se plaignent de rien malgré leur confort pourtant bien menu. Il n’y a pas d’eau courante dans la maison, et chacune d’entre elles se rend quotidiennement puiser l’eau au forage situé à l’orée de la propriété. Un château d’eau est pourtant bien là, mais l’argent manque pour le relier à la source. Un projet d’installation d’une pompe solaire est actuellement en cours d’étude.

Le dispensaire de Mahabo, situé à 45 km au sud de Morondava, a été construit en 2014 grâce à la générosité de RES. Géré par les Sœurs Petites Servantes du Sacré Cœur, ce Centre de santé est déjà très réputé et apprécié dans toute la région. Ce sont en moyenne plus de 1’600 consultations par mois, dont une centaine chaque samedi, jour de marché dans cette bourgade campagnarde. Durant l’épidémie de rougeole, où 160 à 200 patients se présentaient chaque jour, il n’était pas rare de prendre le repas de midi à 17.00 h, me confie Sœur infirmière Emma, responsable de l’établissement. Un décès est à déplorer durant cette période, un enfant de 5 ans arrivé beaucoup trop tard pour recevoir des soins. La propreté et l’ordre règnent en maître dans ce bel édifice, équipé d’un laboratoire d’analyse performant. Merci à RES pour ses dons de médicaments et de lait 1er âge, dont profitent de nombreux petits orphelins innocents.

Monseigneur Fabien me prie de saluer les membres RES de sa part et remercie notre association pour l’aide précieuse accordée aux Communautés de son diocèse.

Beau dimanche de Pentecôte

François

Bemanonga, maison des Soeurs

Bemanonga, les Soeurs de la Communauté

Bemanonga, Sr Félicité et le forage de la Communauté

Mahabo, le dispensaire de la Communauté

Mahabo, la maison des Soeurs

Mahabo, Sr Emma devant le lait RES 1er âge

mahabo, le laboratoire du dispensaire

Morondava, couché de soleil sur l’allée des baobabs

Les Soeurs sollicitent l’aide du RES pour répondre aux besoins des pauvres.

La Congrégation des Ursulines effectue de grands efforts pour financer la formation de ses religieuses. Actuellement, une vingtaine de jeunes Sœurs se spécialisent dans différents domaines (la santé, l’enseignement, le social…), ce qui occasionne à court terme de grandes dépenses. Cette situation oblige les Communautés à équilibrer elles-mêmes leur budget, voire  même à soutenir la maison mère, m’informe Sœur Madeleine. Faute de moyens, la vieille voiture du Centre d’Ambalanirana est « sur les plots » depuis deux ans. Cette même Communauté a malheureusement été contrainte de fermer sa cantine scolaire. Pour l’année scolaire 2019 -2020, une demande d’aide sera formulée à RES pour financer la réouverture de la cantine scolaire aux 50 élèves habitants à 5 km de l’école. Aujourd’hui, ces jeunes sont contraints de se rendre à leur domicile pour le repas de midi. Par contre, un beau projet se réalisera en octobre prochain dans ce Centre éloigné de tout, accessible par une mauvaise piste en terre de 92 km ; « Energie Assistance France » (EAF) effectuera une nouvelle installation de panneaux solaires, évitant ainsi aux religieuses l’utilisation de lampes à pétrole ou de bougies.

Sœur Madeleine remercie RES pour avoir financé les frais médicaux d’Albert, lépreux accidenté de 85 ans, seul, sans famille, sans argent. Aujourd’hui, ce monsieur loge dans une petite maison proche de la Communauté, logis offert gracieusement par un habitant du village. Albert ne peut plus se lever et nécessite une présence permanente ainsi que des massages quotidiens pour soulager ses douleurs et tenter la réanimation de ses jambes. Les Sœurs se privent de nourriture pour assurer l’alimentation de ce pauvre homme et du garçon de garde de 15 ans qui loge avec ce dernier. RES est à nouveau solliciter pour venir en aide à ces religieuses au grand cœur, se privant même du minimum pour secourir un homme abandonné en chemin. Quel magnifique exemple d’amour et de solidarité.

Fraternellement

François

Tsiroanomandidy – Ambalanirana, transport de riz

Ambalanirana, Sr Sup. Madeleine et Sr Géorgine

Ambalanirana, prestations du masseur Léon

Ambalanirana, prestations des Soeurs en faveur d’Albert

Ambalanirana, Albert, le lépreux accidenté

Ambalanirana, la maison des Soeurs

Ambalanirana, les Soeurs de la Communauté

Le sport est si bénéfique pour les jeunes !

« Cette année, il est dangereux de se rendre à Antsalova », ce sont les paroles de Sœur Lucienne, responsable de cette Communauté éloignée de tout. Des véhicules se sont faits attaquer et tous les passagers ont été dévalisés, heureusement sans causer de blessures graves. Actuellement, la piste est en très mauvais état, sans entretien du tout. Il faut trois jours en taxi-brousse pour parcourir les quelques 400 km reliant Tsiroanomandidy à Mentirano et un jour pour atteindre Antsalova à cette petite ville côtière du canal du Mozambique. Ces jours même, aucun taxi-brousse ne circule sur cette piste en raison de l’insécurité, ceci jusqu’à nouvel avis.

C’est à la capitale que j’ai eu l’opportunité de rencontrer Sœur Lucienne, présente pour un séminaire. Elle est heureuse de m’annoncer et de remercier RES pour le financement des nouveaux panneaux solaires qui fonctionnent très bien. « Le congélateur nous permet  de fabriquer et de vendre des glaces et de gagner ainsi quelque argent  pour soulager la faim des plus pauvres ».

Une belle place de sport (terrain de football, basket et volleyball), propriété des Sœurs Ursulines de Tsiroanomandidy, permet à un grand nombre de jeunes de se défouler  régulièrement. En effet, cette place de sport est disponible pour les 430 étudiants du lycée de la Communauté durant les jours ouvrables de l’école, alors que les jeunes de la ville s’y rendent durant les vacances scolaires, les samedis et dimanche durant toute l’année. « Cela fait du bruit mais on le supporte très bien, m’explique Sœur Sup. Suzanne, sachant que le sport est si bénéfique pour les jeunes, ceci même au niveau des résultats scolaires».

Bon dimanche et belle semaine

François

 

Tsiroanomandidy et sa cathédrale

Tsiroanomandidy Sr Olivette et Sr Sup. Suzanne (à droite)

Tsiroanomandidy Lycée

Tsiroanomandidy terrains de sport de la Communauté

Antsalova, nouveaux panneaux solaires

Antsalova, batteries neuves

Tana, Soeur Sup. Lucienne, Antsalova

«  A la vue du travail à accomplir, c’était un vrai besoin de s’établir en ces lieux »

Il y a une année et demie, les Sœurs Missionnaires de Marie (Maristes) s’installaient à la périphérie d’Antsirabe dans un immeuble acheté à un expatrié. Quelques petites transformations dans ce bel immeuble en briques rouges suffirent à loger quatre religieuses et aménager quelques petites salles pour accueillir des femmes pauvres. Elles viennent ici toujours plus en nombre pour se former durant un an dans le domaine de la couture, du tricot, de la cuisine. Le désir de la plupart de ces apprenantes est de poursuivre cette formation sur deux ans, mais pour l’instant les finances manquent pour assurer le salaire d’une formatrice. La Communauté est pauvre et chaque Euro compte. L’an passé, les religieuses ont beaucoup apprécié l’aide de RES pour l’achat de livres et de mobilier pour une nouvelle bibliothèque ainsi que pour l’acquisition de cinq machines à coudre. La Communauté assure également un soutien scolaire à plus de cinquante enfants et adolescents en difficultés ainsi qu’à vingt cinq prisonniers mineurs. «  A la vue du travail à accomplir, c’était un vrai besoin de s’établir en ces lieux », me communique Sœur Perpétue, responsable de la Communauté.

Intention de prière : pour de nouvelles vocations dans cette Congrégation des Sœurs Maristes en perte de vitesse. Au nombre de 800 il y a cinquante ans, les religieuses sont moins de 400 actuellement, dont nombreuses sont âgées.

Rakoto, jeune homme de 23 ans, travaille comme cuisinier et homme à tout faire dans une gargote (restaurant malgache) à Antsirabe. Il désire économiser et assurer au mieux son avenir. Le salaire de cuisinier est petit, raison pour laquelle il travaille encore comme gardien de nuit pour son même patron européen. Le salaire mensuel cumulé de ces deux emplois s’élève à 150’000 Ariarys (soit 40 €). N’est-ce pas une forme d’esclavage que d’user physiquement et psychologiquement d’un être humain pour un si misérable salaire ?

Fraternellement

François

Antsirabe, Soeur Irène dans sa bibliothèque

Antsirabe, Soeurs Irène, Sr Alégria et Sr Perpétue

Antsirabe, la maison des Soeurs Maristes

Antsirabe, jolie chargement

Antsirabe, le centre de rééducation

Ces sourires qui vous disent Merci !

L’an passé à cette même période, je visitais le Centre de rééducation pour enfants handicapés à Antsirabe géré par les Sœurs Filles de la Charité. J’expliquais que Martine et Delphine, jumelles, orphelines, 13 ans, étaient ici depuis 3 ans. Leur maman était décédée et leur papa, pauvre, s’occupait de ses trois autres enfants en brousse. Cette durée de 3 ans était anormalement longue en raison de la fragilité extrême des os des jambes de ces deux adolescentes ; les ruptures se succédaient les unes après les autres. Sans intervention médicale, l’avenir de ces jeunes jumelles était dramatique. Le médecin proposait l’implant de « clous télescopiques » à chaque jambe. Le problème, c’était le prix de l’intervention, soit plus de 1’000 €. Grâce à l’aide financière de RES, les deux jeunes filles ont été opérées dernièrement avec succès. Dans quelques semaines, elles marcheront et ne seront plus « clouées » au sol à jamais.

Noella, 8 ans, a eu moins de chance que ses amies Martine et Delphine. Elle était ici en convalescence à la Communauté à Antsirabe suite à l’opération de ses pieds bots. Asthmatique, les complications se succédèrent (infections, forte fièvre) avant de quitter ce monde le jour de son anniversaire.

Sœur Bernadette, responsable de la Communauté des Sœurs Ursulines d’Andraikiba, est fière et reconnaissante de me montrer  la bibliothèque du Centre. Elle a été récemment enrichie par 50 cartons de livres de tous genres offerts par Biblionef et RES. Depuis ce moment, un grand nombre des 1’230 élèves et étudiants, se rendent régulièrement dans cette vaste salle de lecture pour étudier et se divertir. « C’est un bon apprentissage de la lecture pour les petits et un stimulant pour aimer plus tard les livres » me confie Sœur Bernadette. Afin d’assurer longue vie à cette bibliothèque bien achalandée, aucun livre ne peut être emporté au domicile des élèves, cases ou petites maisons souvent surpeuplées. Au nom de la Communauté et de tous les bénéficiaires de la bibliothèque, Sœur Bernadette remercie chaleureusement Biblionef et RES pour leurs précieux soutiens. Depuis cette année, l’administration des écoles et les enseignants possèdent un ordinateur portable et un rétroprojecteur offert par RES. MERCI.

Durant cette année scolaire, la Communauté a été endeuillée par la mort accidentelle d’un brillant élève, Robinson, 17 ans, fauché à la sortie de l’école par un camion aux freins défaillants, chargé de riz.

Fraternellement

François

Antsirabe FdCH, le sourire malgré leur handicap

Antsirabe FdCH, maison des handicapés

Andraikiba, maison des Soeurs

Andraikiba, nouveaux livres pour enfants

Andraikiba, Soeur Sup. M. Bernadette devant les beaux livres Biblionef

Andraikiba, quels beaux étalages

Andraikiba, étudiants studieux, dans la bibliothèque (photo Sr Bernadette)

Demande d’aide pour installer des panneaux solaires

C’est la première fois, suite à une demande d’aide, que je visite la Communauté des Sœurs Ursulines à Ivato. Cette petite bourgade se situe à 15 km au sud d’Ambositra, en bordure de la route nationale sept. Cinq cent dix élèves fréquentent les écoles du Centre, de la maternelle  au secondaire.

Sœur Clairarisoa, infirmière diplômée, est responsable du dispensaire géré par la Communauté. Les documents nécessaires afin d’obtenir des médicaments de « Pharmacie Humanitaire Internationale » (PHI) sont rassemblés et joints à la présente soit : l’autorisation d’ouverture du dispensaire, le cahier des charges ainsi que la liste des médicaments.

Les demandes d’aides pour cette Communauté sont les suivantes ;

  • Forage et construction d’un château d’eau (attendre 2-3 devis et approbation de la Sœur provinciale)
  • Installation de panneaux solaires pour raccorder les bâtiments scolaires, le dispensaire, le château d’eau et si possible l’église. Etant donné que la bourgade d’Ivato n’est pas reliée au réseau électrique publique (Jirama est présente à Ambositra, situé à 15 km d’ici). Une demande d’aide est adressée à « Energie Assistance France » (EAF). Une expertise des lieux pourrait être effectuée lors de la présence des spécialistes EAF en octobre prochain à Sevaina. La route nationale passe devant les bâtiments de la Communauté.Amitié       François

    Ivato, Sr inf. Cairirasoa dans la pharmacie du dispensaire

    Ivato, travaux de labourage pénibles dans une rizière

    Ambositra, jardins potagers

    Ivato Ambositra, autorisation d’ouverture du dispensaire 

La fierté de pouvoir gagner dignement sa vie.

Quatre lépreux de la même famille sont arrivés dernièrement à la Léproserie de Marana située à sept kilomètres de la ville estudiantine de Fianarantsoa. Depuis 1911, année de sa création, cet hôpital a apporté un soutien exemplaire à des milliers de lépreux et à leurs familles. Il faut préciser qu’à l’époque, et aujourd’hui quelques fois encore, les lépreux étaient exclus de leurs familles et tombaient dans la misère et l’isolement. Prise à temps, cette maladie se soigne très bien et ne laisse aucune trace physique. Trop souvent malheureusement, les malades se rendent auprès de guérisseurs-amateurs et arrivent à la léproserie trop tardivement. Les Sœurs font régulièrement des campagnes de dépistage dans les villages et évitent ainsi des cicatrices perpétuelles. Grâce à l’eau provenant d’un nouveau forage de 52 mètres de profondeur financé par l’association St Gabriel, les lépreux bénéficieront désormais d’un plus grand jardin potager individuel et gagneront ainsi en autonomie.

A la fin de leur formation de couturière diplômée d’une durée de trois ans, les jeunes filles reçoivent des mains des Sœurs Maristes à Ambositra une machine à coudre qui leur permettra de gagner leur vie et de devenir autonome dans les villages retirés de leur famille. Afin d’éviter toute vente ou autres malversations de ces machines à coudre offertes par RES avec une petite participation de chaque bénéficiaire, les religieuses organisent une rencontre annuelle à la Communauté où chaque fille emporte sa machine ainsi que quelques objets de leur création. La fierté de ces jeunes couturières d’être indépendantes et de gagner dignement leur vie fait plaisir à voir, s’émerveille Sœur Apoline, responsable de leur formation. Ces outils ne sont pas éternels et il faut penser avoir l’argent pour les remplacer. Cacher leurs économies dans leur petite case n’est pas prudent raison pour laquelle elle place leur précieuse épargne chez les Sœurs ou à la poste.

En sus de leur formation de couturière, ces élèves apprennent le tricot, la broderie, le crochet et l’art de la cuisine.

 

PS : félicitations aux Sœurs Maristes d’être en possession d’une « lettre d’agrément », si difficile à obtenir.

Amitié

François

Marana, vue sur une partie des bâtiments de la Communauté

Ambositra, modèles effectués par les élèves

Ambositra Srs Maristes, lettre d’agrément

Ambositra, Sr Apoline et Sr Sup Béatrice

Ambositra, la maison des Soeurs

Fianarantsoa, maisons de pauvres

Marana, Dona 7 ans, tuberculeux depuis 2 ans

Marana, les deux Soeurs Sabine près du forage de 52 m’ de profondeur

Quel dynamisme !

Cher Edouard,

L’Oratorio Don Bosco, dont le Père Salézien Bépi est Directeur, est riche en activités :

  • Formation de 25 séminaristes cette année, 30 en 2020
  • Réinsertion  dans la société, des jeunes nécessiteux issues de familles très pauvres, visite des familles
  • Formation au travail de 150 jeunes (agro-élevage, maçonnerie, menuiserie, mécanique automobile, soudure
  • Protection des droits de l’enfant (alphabétisation, notions scolaires, envoi dans des écoles privées). Aide financière pour l’écolage, cantine scolaire). Participation des parents à raison de 10’000 Ar/an.
  • Elevages de 1’500 poules pondeuses, 800 poules de chaire, canards pour production de foie gras, apiculture, porcherie, en collaboration avec la société AFAFI, spécialiste dans ces différents domaines (tél. 034 98 961 38).
  • Elevage de vaches laitières produisant en moyenne 28 litres de lait/jour. Fabrication de fromage, yaourts.

Le riz pour la cantine scolaire est acheté lors de la récolte au prix moyen de 850 Ar/kg. Le rendement, après décorticage au Centre, s’élève en moyenne à 65%. Les déchets représentent un excellent aliment pour les porcs. L’opération est intéressante sachant que le prix moyen du riz dans la commerce s’élève en moyenne à 1’750 Ar/kg (bénéfice d’environ 600 Ar/kg + son pour les porcs).

Les sacs de riz brut sont entreposés dans trois containers aérés, cadenassés. Trois gardiens surveillent la propriété. Le responsable des stocks contrôle le séchage du riz à l’achat. Jusqu’ici, on ne témoigne aucun problème de moisissure ou de présence de bestioles, selon les affirmations des Pères Bépi et François. Actuellement, 40 tonnes sont entreposés dans ces containers, avec l’arrivée prochaine de 7 tonnes supplémentaires. Pour la gestion des stocks, j’ai transmis et proposé l’utilisation de formulaires à l’image de ceux utilisés pour le lait suisse. Père François, responsable des stocks, promet un retour trimestriel à RES de l’état qualitatif et quantitatif des stocks, avec si possible quelques photos.

Actuellement 230 jeunes et 20 animateurs et professeurs bénéficient de la cantine scolaire, soit environ 75 kg/jour. Le riz est régulièrement accompagné de légumes, poissons, viande ou œufs.

Amitié

François

Oratorio Don Bosco, poules pondeuses

Oratorio Don Bosco, Père François

Oratorio Don Bosco, fromage maison

Oratorio Don Bosco, distribution du repas à la cantine scolaire

Oratorio Don Bosco, sacs de riz brut

Oratorio Don Bosco, Père Bepi devant les conteneurs de riz