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Aidons les soeurs d’Haïti !

Cap  Haitien Mars 2018

Cap Haitien Mars 2018


Pour gagner Cap haïti Il faut prendre un petit avion qui survole montagnes déboisées et rivières asséchées. Sœur Venia m’accueille et nous partons pour l’école Marie auxiliatrice sur une piste entourées de déchets et bidonvilles

Arrivé dans le haut du cap, à flanc de montagnes, une surprise de choc m’attend, 900 élèves me souhaitent la bienvenue dans les chants, danses et  discours. Je réalise combien  le don de lait est important pour eux. C’est au total 1634 personnes qui prennent un verre de lait par jour, parfois comme seule nourriture de la journée car les sœurs ne peuvent donner un repas qu’au primaire.

C’est l’école la plus importante de la région avec comme seule aide le Res et quelques sacs de blé fournis par le PAM, tous les 2 mois.

Les 4 sœurs, filles de Marie auxiliatrice, gèrent à bout de bras l’école et le seul internat pour filles de la région. Sœur Venia me raconte que le gouvernement se plaint même de l’absence des religieuses dans certaines villes sans école.

Il reste 3 mois de stock de lait et les filles de l’internat prient tous les soirs.

La nourriture bien sûr est le premier besoin mais il faut aussi changer les vieux livres de la bibliothèque, les ordinateurs sont vétustes et l’eau n’est pas potable. Il manque aussi un grand bâtiment pour faire des réunions ou spectacles mais le budget serré de 300k€ permet juste de payer le scolarité à 400 élèves.

Ces 4 Sœurs sont admirables mais parfois épuisées par cette tâche immense. Sœur Myrlene, directrice de l’école, enchaine après ses journées bien remplies, la pastorale pour les we, c’est leur travail me dit elle mais avec du soutien c’est moins lourd. Aidons les !

THomazeau

Les héros de la charité – Visite à Haïti

Départ pour Thomazeau avec Edzer, un diacre de 33 ans qui est venu me chercher à Point à pitre.

Après avoir traversé une partie de la capitale nous nous engageons très vite sur une piste défoncée.

Le décor depuis le départ n’est que misère et désolation avec une multitude de gens dehors qui cherche de quoi manger ou gagner quelque monnaie.

Nous arrivons à Thomazeau pour entrer à l’école Ste Anne tenue par 2 prêtres lazaristes et un diacre.

Ici les religieux s’occupent de l’éducation de 300 jeunes de 12 à 18 ans, du social, de la santé et nourrissent même les élèves qui n’ont souvent qu’un repas par jour.

Ils n’ont presque rien à donner, un peu de lait en poudre et de temps en temps du riz avec du thon.

De plus l’eau non potable doit être rendue buvable avec l’ajout de chlore et l’électricité manque parfois.

Enfin, les 25 professeurs ne peuvent pas toujours être payés car les parents sont dans la grande pauvreté.

L’école est pourtant un havre de paix dans cet environnement de bidonville. Tous les élèves ont un uniforme impeccable, c’est leur fierté bien qu’ils aient l’air fatigué..

Le père Dominique se bat chaque jour pour trouver de nouvelles ressources et venir en aide aux plus démunis. De temps en temps il monte dans une ville plus haut dans la montagne pour apporter de l’eau et de la nourriture. Il fait construire une église et une école, là ou les hommes, femmes et enfants sont réduits à des déchets, ayant perdu toute dignité.

Le père Dominique Destiné et tous les missionnaires sont des héros de la charité, là où le gouvernement et forces vives de la nation ont abandonné les leurs.

Didier

Dieu est avec eux. On a crevé sur la route du retour devant un réparateur de pneus, au milieu de l’enfer..

Thomazeau

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Moramanga-Ankazobe-petit groupe d'enfants orphelins

De grands coeurs

Bonsoir à toute et tous,

Ce qui frappe toujours, en arrivant à l’hôpital des Sœurs Petites Servantes du Sacré Cœur de Jésus à Moramanga, c’est la magnifique verdure entretenue avec professionnalisme par les jardiniers du Centre. Des milliers de plantes arboricoles, arbustives, buissonnantes, florales décorent le complexe hospitalier. De plus, un grand nombre d’arbres fruitiers et un potager permettent de récolter des fruits ainsi que des légumes frais pour le bonheur des patients. Les promenades, au calme, le long des allées à chacune unique de par leurs diversités, permettent aux lépreux, aux tuberculeux, aux malades convalescents de récupérer des forces physiques et mentales gracieusement.

Tous les malades n’ont pas la même chance à l’image de Francia, 16 ans, en fin de vie suite à des complications rénales et sanguines. Comment accepter de quitter ce monde si jeune ? Francia a décidé de demander d’être baptisée et de remettre son âme aux mains de Dieu.

La menuiserie du Centre, très bien équipée et organisée, occupent 13 menuisiers. Cette structure financièrement bénéficiaire permet d’équilibrer le budget du Centre hospitalier et de la Communauté. Socialement, offrir des emplois dans ce pays au nombre incalculable de chômeurs sans revenus, permet aux familles de ces ouvriers de vivre décemment.

 Chez les Sœurs Petites Filles du Sacré Cœur de Moramanga, 110 enfants orphelins ou issus de familles monoparentales très pauvres gambadent, pour la plupart pieds nus, dans la cour de la Communauté. En fait, seuls trois enfants ont encore leur papa qui ne les ont pas quittés.

Fabrio a été abandonné par ses parents à l’âge de deux ans. Il dormait dans le marché, puis devant la cathédrale où une Sœur l’a repéré et l’a emmené à la Communauté. Après quelques semaines, ce petit garçon a été confié à une famille unie. A la maison comme à l’école, cet enfant intelligent était très indiscipliné et fuguait régulièrement pour dormir au marché. A quatorze ans, il a été frappé à la porte du séminaire dans le désir de devenir prêtre. Mais ses démons ne l’ont pas si vite abandonnés et partait encore régulièrement dans le cadre de vie de sa petite enfance. A présent, il gagne un peu d’argent en portant de l’eau ou des bagages. Son argent non utilisé pour manger, il le porte aux Sœurs qui le place en épargne. Ici à la Communauté, il a trouvé son « nid » et sa maturité va grandissante.

Sœur Gemma, responsable de la Communauté, a encore beaucoup d’histoires tristes et touchantes d’enfants abandonnés, accueillis dans leur Centre. Cette Congrégation est pauvre, mais son accueil, son cœur est grand. Chaque matin un verre de lait et un peu de pain attendent ces jeunes comme à midi du riz à la cantine scolaire. RES est là pour les soutenir.

Moramanga parc de l'hopital

Moramanga parc de l’hopital

Moramanga-Francia 16 ans en fin de vie

Moramanga-Francia 16 ans en fin de vie

Moramanga Atelier de menuiserie

Moramanga Atelier de menuiserie

Moramanga pas d'hierbicide

Moramanga pas d’hierbicide

Moramanga entrée de l'hopital

Moramanga entrée de l’hopital

Moramanga-Ankazobe-petit groupe d'enfants orphelins

Moramanga-Ankazobe-petit groupe d’enfants orphelins

Moramanga-Ankazobe-Sr Gemma-Sr Victorine et une petite orpheline

Moramanga-Ankazobe-Sr Gemma-Sr Victorine et une petite orpheline

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Ambohimirary-Soeur-Angiola offre des tricots.

Vents dévastateurs, pluies diluviennes … mais les soeurs oeuvrent sans relâche.

Bonsoir à tous,

Voici quelques infos de Mada où un cyclone traverse actuellement le pays. Il se situe principalement au nord-est de l’île. Ici à Tana, les vents ne sont pas dévastateurs, mais les pluies sont diluviennes.

 Le Centre de Soavimbahoka fait office de lieu de rassemblement et de convalescence des Sœurs Filles de la Charité. Les jeunes filles en formation résident également ici.

L’édifice est beau et bien entretenu, mais le quartier est malheureusement le théâtre de fréquents vols et agressions. Certaines personnes ont même été prises en otage et relâchées après le paiement d’une rançon.

Malgré cela, les Sœurs œuvrent sans relâche à améliorer le sort des pauvres et à collaborer étroitement avec le Père Pedro, homme ayant sauvé des milliers de personnes de la misère. Actuellement, environ 19’000 jeunes fréquentent ses écoles, de la crèche à l’université, gérées par ce religieux hors du commun.

 Passé le portail de la Communauté d’Ambohimirary à Antananarivo, j’aperçois déjà au loin Sœur Angiola, 80 ans, traversant la cour au rythme d’une sportive de 20 ans. Infatigable et toujours optimiste, cette religieuse se déplace à vitesse grand V de la salle de consultation médicale à la visite des miséreux de ce quartier pauvre, sans électricité, de la capitale. Elle ne part jamais les mains vides ; son sac est toujours rempli de riz, de pain, de fruits… Je l’accompagne, avec Sœur Lydie rendre visite à Solange, jeune fille de 20 ans handicapée des deux jambes et clouée au sol suite à une grave maladie génétique. Son papa est mort accidenté et sa maman va effectuer quelques lessives à l’extérieur pour survivre. Solange vit avec sa maman, son frère et sa sœur cadets dans une pièce de 6 m2. Lorsqu’il pleut abondamment, sur ce versant pentu, l’eau rentre par la fenêtre. Et pourtant, le prix de location mensuel (35’000 Ar soit environ 10 €) absorbe la moitié du revenu de la famille. Solange est sans travail, sans aucun revenu, les journées sont interminablement longues. Elle ne peut tricoter, mais lorsque nous lui avons posé la question si la couture lui conviendrait, ses yeux ont rayonné.

Nous allons donc faire le nécessaire pour procurer une machine à coudre manuelle et tout le nécessaire pour que cette personne sans défense trouve sa dignité et la joie de subvenir quelque peu aux besoins financiers de la famille. En cas de besoin, me confie Sœur Angiola, des couturières bénévoles lui viendront en aide.

Il y a quelques mois, une fille handicapée a été retrouvée dans la cour de la Communauté. La maman a laissé un billet dans le col de son chemisier en mentionnant qu’elle s’appelait Fanilo et qu’elle n’était plus en mesure de s’occuper d’elle. Fanilo est très intelligente et souriante. Tout a été entrepris pour la mettre en confiance et régler les problèmes légaux. Suite à cela, elle a été placée chez les Sœurs Filles de la Charité à Ambatondrazaka, centre spécialisé pour la garde d’enfants handicapés.

Beau dimanche et belle semaine.

François

Soavimbahoaka des Soeurs souriantes malgré les difficultés

Soavimbahoaka des Soeurs souriantes malgré les difficultés

Ambohimirary-Solange handicapée ses petits frères et soeur-Soeur Angiola

Ambohimirary-Solange handicapée ses petits frères et soeur-Soeur Angiola

Ambohimirary-Fanilo-handicapée abandonnée dans la cour de la Communauté

Ambohimirary-Fanilo-handicapée abandonnée dans la cour de la Communauté

Soavimbahoaka maison d'accueil des Soeurs

Soavimbahoaka maison d’accueil des Soeurs

Soeur Annick, infatigable au service des pauvres

« La joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres »

Bonjour à tous,

Je suis bien arrivé à Tana avec une température nocturne de 25 degrés et un beau soleil depuis 07.00 h. le matin. Tout est OK à part la pauvreté qui me touche toujours aussi intensément malgré le temps qui passe. Beaucoup d’infirmes, d’enfants qui tendent la main, aux abords des routes, le long des trottoirs, pour calmer la faim qui les tenaille.

Pour Sœur Annick, 72 ans, responsable de la communauté de Tanjombato, c’est la grande forme malgré la présence quotidienne de dizaines de pauvres, de malades, de femmes enceintes (consultations prénatales) qui se présentent aux dispensaires. De plus, cette religieuse infatiguable gère une école de 1’800 enfants de la maternelle au secondaire, d’une crèche (47 enfants et bébés), de la promotion féminine (65 participantes) ainsi que la formation en atelier de menuiserie de 80 jeunes issus de familles pauvres. En fin de formation, ces jeunes professionnels reçoivent un certificat ainsi qu’une caisse à outils leur permettant de gagner leur vie en tant qu’indépendant.

Ce qui me donne la force, le courage, me dit-elle, après 48 ans de présence à Madagascar, c’est la joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres. Les retours ne sont pas matériels, mais simplement un sourire, une parole comme cette fille de 13 ans, qui me dit « maman », après lui avoir sauvée une jambe, suite à une infection des os. Ou encore le réconfort d’une fillette de 12 ans, enfant de parents drogués, venue en consultation prénatale, enceinte suite à un viol. Que seraient devenus cette maman et son bébé sans un suivi régulier, sans les conseils avisés de Sœur Annick et du service médical de la Communauté ?

Comme cadeau suprême et inoubliable, sœur Annick a eu la chance d’obtenir une audience avec le Pape François en juin dernier. Qui, plus généreuse qu’elle envers son prochain, mérite de rencontrer cet homme simple, humble, proche des pauvres ?

François

 

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