Fanantenana - un bébé bien portant grâce au lait en poudre

le courage des soeurs 7 jours sur 7

La différence de température entre Antsirabe, ville la plus fraiche de Madagascar, et Morondava est importante. Actuellement, la température nocturne à Antsirabe n’atteint pas les 10 degrés alors que cette dernière est de plus de 20 degrés à Morondava. Ici sur la côte spécialement, la pluie manque cruellement. Tout est très sec, il n’a plu qu’à quatre reprises depuis le début de l’année.

Les huit Sœurs de Notre Dame de la Salette de Bermanonga Morondava travaillent non seulement à l’école, mais ces religieuses courageuses se rendent régulièrement besogner dans les rizières de la Communauté. Le riz récolté ne suffit pas uniquement aux besoins du Centre, mais en moyenne dix tonnes sont annuellement vendus. Le fruit de cette vente est précieux pour équilibrer quelque peu le budget. Deux vaches pour jouir d’un peu de lait, quelques porcs et de la volaille permettent d’améliorer également l’autonomie du Centre au niveau alimentaire.

La sécheresse de cette année réduit presque à néant les revenus de la rizière communautaire. Beaucoup de parents d’élèves sont cultivateurs et eux aussi subissent de plein fouet le manque de récolte. L’argent fait défaut et les factures d’écolage ne sont pas honorées. De plus, les vols et l’insécurité augmentent ; les religieuses sont inquiètes d’être victimes d’attaques, le sommeil est léger. Il faut songer à construire un mur d’enceinte autour de la propriété. Un devis est en préparation.

C’est donc une année de « vaches maigres » et difficile pour la Communauté. Mais tout n’est pas sombre ; les panneaux solaires financés par RES permettent une économie substantielle d’électricité publique. Ne plus subir les délestages récurrents de la Jirama, payer des factures fortement allégées et passer les soirées hors de l’obscurité et un cadeau du ciel me confie Sœur Mariane. MERCI à RES de la part de toutes les Sœurs bénéficiaires de cette installation.

Au dispensaire Fanatenana des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, Sœurs Dr. Valérie subit les affres de la pauvreté grandissante par les consultations toujours plus nombreuses de bébés malnutris. Heureusement, le lait RES est d’un précieux secours pour tous ces petits innocents. MERCI. Le problème réside encore pour les enfants ayant passé le cap d’un an. Le lait entier fait défaut et les conséquences néfastes sur la santé des petits sont manifestes. Le panneau à l’entrée du dispensaire indique que les portes sont ouvertes à tout le monde, les plus dépouillés sont bienvenus.

La qualité des soins est ici reconnue loin à la ronde, les personnes aisées sont toujours plus nombreuses à se faire soigner, ce qui compense financièrement les consultations sans revenus.

Jusqu’ici, ce dispensaire n’a pas encore bénéficié des médicaments PHI. Les documents exigés pour tirer avantage de cette précieuse aide sont annexés à la présente.

Intentions de prières.

Pour que les nombreuses personnes travaillant par nécessité  sept jours sur sept, reçoivent un salaire décent leur permettant de consacrer le dimanche à la prière et au repos.

Amitié

François

 

Mananjary - des prisonniers tuberculeux

Mananjary – Soeur Gisèle au chevet des nourrissons malnutris et des prisonniers malades.

Le lait RES est toujours aussi apprécié ici à Mananjary, comme dans les autres Communautés bénéficiaires. MERCI. Les nourrissons chanceux bénéficiant de ce lait sont en bonne santé. Le souci avec quelques mamans éloignées du Centre, m’informe Sœur Gisèle, c’est d’attendre un mois avant qu’elles ne reviennent alors qu’elles avaient emporté du lait à domicile pour quinze jours. Le bébé régresse malheureusement durant  cette abstinence de lait.

Sœur Infirmière Gisèle se rend régulièrement à la prison de Mananjary pour soigner les prisonniers malades. J’ai l’opportunité de l’accompagner dans sa belle mission après avoir reçu le feu vert du Directeur de l’établissement. Actuellement, Sœur Gisèle soigne 120 détenus malades sur les 610 incarcérés. Beaucoup sont dénutris, affaiblis, 20 sont tuberculeux. Les détenus dorment sur le béton, plus de cent par petits dortoirs. Le manioc sec, sans accompagnement, est au menu chaque jour. Le local de stockage est vide, il reste pour un jour de distribution. Le gardien chef est inquiet, se gratte la tête en précisant qu’il faudra trouver une solution. Compte tenu de cette dégénération persistance des conditions de détention, particulièrement ici à Mananjary, La Croix Rouge Internationale, en collaboration avec l’Aumônerie catholique, intervient depuis peu dans 33 établissements pénitentiaires du pays en y apportant des vivres principalement.

L’Etat ne fait rien, précise Sœur Gisèle, tous les médicaments sont achetés par la Congrégation. La corruption rôde par là ; la durée des peines est proportionnelle à l’argent versé par les accusés, les récoltes des rizières publiques entretenues par les prisonniers se volatilisent un peu partout.

L’avance sur le programme de visite des Communautés me permet de bourlinguer sur le réputé et très visité canal des Panganales situé sur la côte sud-est de l’île. Cette voie de communication ouverte à la fin du 19ème siècle permettait de naviguer en toute tranquillité contrairement aux passages risqués sur les eaux tumultueuses de l’Océan Indien.

Amitié

François

Manakara - Orpheline bénéficiaire du lait suisse

Un travail sans relâche !

A Manakara, Sœur Emérentienne est soulagée d’apprendre que la demande d’agrément a été acceptée après beaucoup d’efforts, de pertes de temps et d’argent. A la Commune, il a fallu retourner à l’administration en plusieurs reprises pour obtenir une simple signature. En sortant le porte-monnaie, tout irait naturellement plus vite. Au sujet des photos à délivrer, quelques centaines pour certaines Communautés qui remettent un cliché pour chaque bénéficiaire du Centre, Sœur Emérentienne a réalisé des photos de groupe, à l’exemple des enfants bénéficiant de la cantine scolaire. Dès aujourd’hui, il faudra encore un peu de patience avant de recevoir le document signé d’Antananarivo.

La rizière communautaire a été bien avare en termes de rendement cette année en raison de la sécheresse. Cinq tonnes de riz en moins par rapport à une année ordinaire, ce qui représente un manque à gagner substantiel de 2’700 € environ.

Manakara - une rizière à sec

Manakara – une rizière à sec

Actuellement, on plante des légumes (bred, carottes, petits pois, concombres, courgettes, choux-fleurs..) destinés principalement à la cantine scolaire et aux prisonniers malades. A ce sujet, il y a actuellement 130 détenus en traitement sur les 500 que détient la prison. Ce pourcentage élevé de malades (26%) démontre bien le déficit alimentaire récurrent que subissent les occupants de cet établissement carcéral.

Manakara - de beaux légumes remplacent le riz

Manakara – de beaux légumes remplacent le riz

Ce matin, une quinzaine de bébés orphelins de moins de six mois sont ici au centre nutritionnel pour le contrôle médical et la prise du lait. Il n’y a plus de lait 1er âge depuis deux mois, mais la Communauté a le privilège d’avoir du lait entier suisse. Environ la moitié des nourrissons supportent le lait tel quel alors que pour les autres, on complète le précieux breuvage avec deux cuillères à café de sucre, telle que recommandée par la DDC. Un papa ayant perdu son épouse en couche fait 66 km à pied (aller-retour) pour venir jusqu’ici au contrôle médical et emporter la poudre de lait à domicile dans des récipients plastics propres et bien étanches.

J’ai profité de mon passage ici à Manakara pour me rendre au dépôt STAR et leur transmettre toute la reconnaissance de RES et des Sœurs. Le transport effectué gratuitement par cette firme  depuis le port de Tamatave jusqu’ici permet de grandes économies profitables aux plus démunis.

Fraternellement

François

Soeur Emerentienne et un papa veuf venu chercher à pied (66 kms) de la poudre de lait.

Soeur Emerentienne et un papa veuf venu chercher à pied (66 kms) de la poudre de lait.

Manakara - Pesée de la poudre de lait

Manakara – Pesée de la poudre de lait

Le responsable STAR à Manakara

Le responsable STAR à Manakara

Beau cadeau des tricoteuses - Fianarantsoa

Accueil et Enseignement d’une grande humanité grâce aux Soeurs Filles de la Charité

Avant de quitter Fianarantsoa, je me suis rendu au centre St Joseph Andoabato construit il y a trois ans par les Sœurs  Filles de la Charité de Manantenasoa. C’est ici qu’une cinquantaine d’handicapés ont la chance de passer la journée cinq jours par semaine au lieu de rester enfermés à leur domicile parental comme c’est ici la coutume. L’Etat ne se sent pas du tout concerné par cette catégorie de citoyens.

Un grand bus offert par un organisme allemand permet de véhiculer tout ce monde. Trois salles de classes rend possible la répartition des personnes selon leur degré de connaissances. Ils ont ainsi la possibilité d’acquérir les bases scolaires, de confectionner des bricolages ou de jouer de petits spectacles. La vie communautaire leur permet de s’épanouir et de trouver la joie me confie Sœur Emma, responsable du Centre. A la récréation du matin, la plupart de ces jeunes, ont le privilège de boire un verre de lait et manger un morceau de pain. Le repas de midi est préparé sur place par une cuisinière de la Communauté.

A Vangaindrano, Sœur Olga, responsable des écoles remplace Sœur Sup. Mariette, actuellement  en retraite à Tana. Cette année, les écoles des Filles de la Charité de cette petite ville sont  à l’honneur ; 2 classes de 7ème et 3ème ont été désignées lauréates nationales avec respectivement une note moyenne de 19 et 18 points /20. Bravo à tous ces élèves, aux corps enseignant ainsi qu’aux Sœurs impliquées dans la discipline. Cela prouve une fois de plus la qualité de l’enseignement des communautés des Sœurs en général, ceci sans oublier le précieux rôle éducatif gratifié à chaque élève.

Ranomena, huit heures de taxi-brousse, ou quatre heures de voiture 4×4, ou encore deux heures de moto pour parcourir les 42 km de pistes défoncées qui relient la Communauté des Sœurs Filles de la Charité à Vangaindrano. Dans ces conditions, le choix de la moto s’impose. Mais voilà, le réservoir est vide et il y a délestage, la pompe à essence sommeille toujours. Après une heure d’attente, ça démarre et, 300  mètres de parcours plus loin, un gros trou sur la chaussée a eu raison du roulement de la roue avant.  Une moto de remplacement se pointe après 30 minutes, mais les freins ont pris de l’âge et sont juste là pour le décor. Dans les pentes avec une déclivité de plus de 30%, il est préférable d’attendre une troisième moto qui elle n’aura pas de défauts, à part le siège arrière dur comme pierre.

Actuellement, les maladies (malaria, tuberculose, bilharziose) sont en recrudescence en raison principalement  d’une sous alimentation chronique. Les forces s’amenuisent et avec elles la résistance aux attaques de tous genres. Heureusement, les médicaments offerts par RES  ainsi que le lait sont là, précieux. MERCI.

Intention de prière :

Pour Sœur infirmière Thérésia, 86 ans, 49 ans à Madagascar aux services des pauvres , des malades et des handicapés, qui a été contrainte de rentrer dans son pays, la Slovaquie, pour raison de santé et d’épuisement.

 

Construction de 2 salles de classe à l'étage - Tangainony

Ambohigogo – faible densité de population mais violences et tensions en hausse

Il est 06.30h, je me rends à Ambohigogo à moto. Un grand arbre, attaqué par la pourriture, est tombé à travers la piste durant la nuit. Avec une deux roues, il est possible de contourner l’obstacle, mais pas en voiture 4X4. Dans l’après midi, trois bûcherons sont là avec leur cognée. Ils prennent leur temps, pourtant des passagers de taxi-brousse et d’autres attendent patiemment. A la tombée de la nuit, trouveront-ils peut-être la voie libre ? Cette patience, ne nous échappe-t-elle pas ?

Malgré la faible densité de population dans la région d’Ambohigogo, la Communauté du même nom accueille régulièrement des tuberculeux. Avant de venir ici, certains font confiance à des marabouts, impuissants face à cette maladie. Trop affaiblis, ils ne résistent plus aux remèdes connus, éprouvés, efficaces. Quatre malheureux patients sont morts ici depuis le début de l’année.

Dans le village d’Ambohigogo, trois autres morts sont également à déplorer suite à des jalousies. Pour de l’argent, on vole, on tue. Cette violence inacceptable, méconnue autrefois, rend la vie des personnes intègres toujours plus difficile encore.

C’est en canote, sur une quinzaine de kilomètres, qu’il est agréable de se rendre à Tangainony. Deux heures de parcours, sur une rivière calme serpentant au milieu des rizières et des champs, où une tête de crocodile fait de temps en temps une apparition.

Deux nouvelles salles d’école sont actuellement érigées à l’étage de classes déjà existantes. Ici sur la colline, tous les matériaux sont portés à dos d’hommes, le plus souvent depuis l’embarcadère de la canote. Ce lieu est privilégié, car le bas de la colline est régulièrement inondé lors de la saison des pluies. Durant cette période, beaucoup de villageois se réfugient  dans la salle commune ou les salles de classe pour dormir.

Tout est ici un peu démesuré. Le périmètre de la paroisse catholique est très grand, avec un seul prêtre pour cet immense territoire. Je croise un pèlerin qui a parcouru 80 km à pieds pour participer à la messe de la Pentecôte. L’école publique compte en moyenne 100 élèves par classe. Le salaire d’un journalier travaillant à la rizière est de 2’000 Ariary/jour pour les femmes et 2’500/jour pour les hommes, soit respectivement Frs 0,65 / 0,85. Le prix d’achat d’un kilo de riz est de 1’500 Ariary. Ce déséquilibre révolte, crée des tensions et de la violence.

Intention de prière.

Pour la paix à Madagascar, pour une prise de conscience des méfaits dévastateurs de la corruption et pour un juste partage des richesses naturelles du pays.

 

Fraternellement

François

Les enfants fouillent dans les poubelles pour récupérer un peu de charbon

Fianarantsoa – l’accueil des enfants des rues

L'accès au centre de Manantenasoa est obstrué par les détritus

L’accès au centre de Manantenasoa est obstrué par les détritus

Ici à Fianarantsoa, beaucoup d’enfants errent dans les rues et dorment sur les trottoirs, au pied d’une maison.  Les nuits sont pourtant fraîches ici sur les  « Hautes Terres » en cette saison, mais seuls un pantalon court et un pullover, souvent sales et troués, les habillent. La journée, les enfants de dix à douze ans font un peu les dockers pour gagner quelque argent. Des sacs ou des colis de 50 kg, voir plus, leurs déforment déjà le dos. D’autre part, toutes les gadoues des coins de rues sont systématiquement fouillées par des personnes dépouillées de tout, à la recherche de nourriture ou d’objets procurant quelques petits sous. Comment accepter cela alors que d’autres s’enrichissent quotidiennement sur leur dos ?

Manantenasoa : soeur madeleine devant le magasin de stock

Manantenasoa : soeur madeleine devant le magasin de stock

Sœur Madeleine, responsable de la Communauté de Manantenasoa, a déjà accueilli une douzaine de ces enfants abandonnés par leurs parents ou orphelins. Actuellement, des cours de rattrapage scolaire leurs sont fournis. A la prochaine rentrée scolaire, ils intègreront les classes selon leur niveau de connaissance.

Aujourd’hui, deux cuisinières salariées de la Communauté s’occupent de la préparation des repas pour la cantine scolaire de plus de trois cents enfants. Les appels à l’aide augmentent  et il faudra faire des économies. Dès la prochaine rentrée scolaire, les parents des élèves bénéficiant des repas de la cantine scolaire viendront à tour de rôle remplacer les deux cuisinières. Sœur Madeleine s’efforcera de trouver un emploi pour ces deux femmes licenciées, à contre cœur, pour raison économique.

Sœur Sabine, responsable de l’hôpital des lépreux de Marana, me prie de transmettre ses sincères  remerciements à RES pour ses dons de lait et de médicaments, « cadeau du ciel » me dit-elle.

Marana : Soeur Sabine et les laits du RES si appréciés.

Marana : Soeur Sabine et les laits du RES si appréciés.

Après plusieurs semaines de recherches de dossiers et de tracasseries administratives elle pense enfin obtenir  dans les jours à venir la lettre d’agrément si convoitées. C’est volontiers, m’a-t-elle précisé, qu’elle aidera d’autres Communautés de la région à obtenir  ce papier tant important pour échapper aux taxes douanières.

En forêt de Marana, des exploitations récentes de bois ont été effectuées dans une parcelle abîmée par le feu. C’est du très beau travail, les conseils prodigués l’an passé ont porté leurs fruits. Sœur Odette adore et s’intéresse beaucoup à leur grande et belle forêt de 95 ha. Leur jardinier ainsi que toute l’équipe des pensionnaires lépreux valides lui emboîtent le pas. Ils désirent toujours en savoir plus. Aujourd’hui, j’ai eu grand plaisir à leur enseigner et mettre en pratique les rudiments de sécurité, de martelages et d’abattages d’arbres.

Energie Assistance France ne viendra pas développer un projet à Marana du fait de la fourniture d’électricité par la Jirama. Pourtant, il y a problèmes lors de coupures d’électricité alors qu’il y a des interventions  au bloc opératoire. Un projet de mise en place de panneaux solaires est déjà réalisé pour un montant proche de 30’000’000 d’Ariary. J’ai demandé que deux offres complémentaires suppléent cet important projet.

Bon dimanche

François

Marana : Vue sur la plaine

Marana : Vue sur la plaine

 

 

 

 

 

 

Soeur Noëline et ses protégés

Au foyer des enfants handicapés à Antsirabe

Au foyer des enfants handicapés des Filles de la Charité à Antsirabe, Sœur Noëline a remplacé Sœur Suzanne comme responsable de la Communauté.

Sœur Noëline adore les enfants et les enfants lui rendent bien la pareille. Aujourd’hui et toute la nuit, elle se rend au chevet  de deux petites orphelines jumelles de 9 ans gravement handicapées des deux  jambes. Elles sont opérées ici à Antsirabe par un éminent  chirurgien orthopédiste malgache,  Monsieur Boniface. Ce médecin fait des merveilles affirme-t-on: les jambes de ces deux sœurs sont rachitiques et déformées dans tous les sens. Et pourtant, elles remarcheront, comme d’autres dans ce cas avant elles. Bien sûr, il faudra des mois de rééducation auprès des religieuses du Foyer. Avec l’espoir de remarcher un jour, ces deux jeunes adolescentes attendaient ce jour, sans crainte aucune, malgré les douleurs à endurer durant la phase de rétablissement.

Soeur Noëline et ses protégés

Soeur Noëline et ses protégés

Soeur Angeline - Antsirabe

Soeur Angeline – Antsirabe

Chez les Sœurs Ursulines d’Andraikiba, les activités des dix Sœurs ici présentent sont toujours aussi intenses. Plus de 1’200 élèves, de la maternelle au lycée, fréquentent les écoles du Centre, une centaine de jeunes suivent la filière professionnelle agricole, d’autres filles, en particulier, suivent la formation de couturière, 15 aspirantes mettent en pratique leurs aspirations religieuses, la cantine scolaire permets à plus de 100 élèves issus de familles pauvres de manger à leur faim. Le dimanche n’est pas jour de repos non plus pour les religieuses ; on y enseigne la catéchèse à 1’100 enfants et adolescents.

A la Communauté des Petites Servantes à Antsirabe, Sœur Supérieure Angeline est grippée comme ses Consœurs. Malgré tout, la porte est ouverte, comme elle est toujours ouverte pour les pauvres sans argent  venant en consultation au dispensaire. Ici, l’amour du prochain passe avant l’argent et les biens matériels.

 

 

 

 

 

 

stock des produits prodietic

stock des produits prodietic

Accusé de réception des produits prodietic

Accusé de réception des produits prodietic

Les aliments « Prodiétic », ici comme dans les autres Communautés bénéficiaires, sont très appréciés, en particulier la préparation cacao ainsi que les fruits jaunes. Pour certains, l’assaisonnement légumes est encore un peu trop corsé et la granulométrie des légumes un peu fine. Mais les bénéficiaires mesurent la chance qu’ils ont de bénéficier de ces riches produits alimentaires et remercient les généreux donateurs.

Ici à Antsirabe les pousses-pousses, les vélos-pousses (on parle de 8’000) ainsi que les bus- ville (taxi-be) pullulent. Un chauffeur de bus me dit commencer sa journée à 06.00 h. pour terminer ses incessantes rondes à 19.00 h, ceci 7 jours/7.  Les repas se prennent « sur le pouce ». Et le salaire ? Cinquante Euros/mois, ce qui permets d’acheter 87 kg de riz, en tout et pour tout.

Intentions de prière.

  • Pour  un rétablissement complet de deux jeunes sœurs jumelles orphelines de 9 ans, aujourd’hui en chaises roulantes, opérées de leurs jambes rachitiques et fortement déformées.
  • Pour que la Communauté des Sœurs Ursulines présente à Andraikiba depuis 25 ans puisse continuer leur mission auprès des déshérités dans la sérénité,  sans appréhender des attaques de bandes de criminels comme ont subies leurs Consœurs Filles de la Salette non loin d’ici.

 

Demande d'aide pour acheter des livres pour la bibliothèque

Demande d’aide pour acheter des livres pour la bibliothèque

PS : une demande de documents pour la bibliothèque d’Andraikiba et jointe à la présente. L’approbation de la Sœur régionale suivra.

 

Beau dimanche

François

21 mai 2017

Maison des soeurs - Vue de la rue - Tana - Soavinandriana

Accueil au centre de Soavimbahoaka

Toit partiellement rénové de la maison des soeurs - Tana - Soavimbahoaka

Toit partiellement rénové de la maison des soeurs – Tana – Soavimbahoaka

 

Le grand Centre de Soavimbahoaka à Antananarivo est situé en plein cœur de la ville, où le chômage et la pauvreté sont  bien présents comme dans tout le pays. Ce désœuvrement, des jeunes en particulier, amène l’insécurité dans le quartier par des vols, des agressions.

Maison des Soeurs - Tana - Soavimbahoaka

Maison des Soeurs – Tana – Soavimbahoaka

 

Cette Communauté, où résident actuellement 13 Sœurs, fait office de centre d’accueil. Les activités ne manquent pas avec la gestion d’une cantine scolaire, d’une école ménagère, de la promotion féminine, l’accomplissement   de visites dans les familles, la mise en place de programmes nutritionnels spéciaux pour des vieillards, des malnutris. Le Centre, ainsi que la paroisse d’Andravoahangy, collaborent également activement avec le Père Pedro. Actuellement, 11’000 élèves et étudiants fréquentent les écoles du Père, dont 9’000 aux écoles secondaires et à l’université, 1’500 à l’école primaire et 500 enfants à la préscolaire et maternelle. Les demandes d’admission explosent et il devient difficile de gérer et d’assurer un enseignement  optimal avec une telle foultitude.

A Soavinandriana, Sœur Doris remplace provisoirement Sœur Marie Françoise actuellement en France pour des raisons de santé. Une partie du toit de la maison des Sœurs a été remise à neuf.

Maison des soeurs - Vue de la rue - Tana - SoavinandrianaMaison des soeurs – Vue de la rue – Tana – Soavinandriana

Cette année, 75 jeunes suivent une formation professionnelle au Centre de Tanjombato. On y forme des menuisiers, des électriciens et des plombiers. Cette école rencontre un succès grandissant, les jeunes l’apprécient beaucoup, car  ces établissements de formations professionnelles féminines ou masculines sont plutôt malheureusement rares dans le pays. En effet, les jeunes sont le plus souvent formés « sur le tas », sans encadrement, sans salaire.

Actuellement, 850 élèves provenant de situations familiales très précaires mangent à la cantine scolaire de la Communauté. Une part d’entre eux fréquente des écoles publiques. Sœur Annick, de caractère optimiste, a tout de même des soucis au niveau budgétaire ; le prix du riz explose (>30%) en raison des faibles récoltes dus à la sécheresse et aux cyclones.

Au mois de juin prochain, Sœur Annick fêtera ses 50 ans de vie religieuse. Elle se réjouit de se rendre à Rome. Elle aura le privilège d’obtenir une audience papale à la Chapelle du Saint Père. Quel magnifique cadeau oh combien mérité après tant d’années consacrées au service des plus démunis.

Soeur Annick - Tana - SoavimbahoakaSoeur Annick – Tana – Soavimbahoaka

Intentions de prière :

  • Sœur Marine (53 ans) et Sœur Eudoxie (60 ans) membres de la Communauté des Filles de la Charité, sont atteintes d’un grave cancer. Prions pour leur donner courage et espoir dans ces épreuves.
  • Pour un adolescent de 16 ans gravement malade ainsi qu’une femme de 20 ans dialysée. C’est chaque semaine le parcours du combattant pour trouver les ressources financières nécessaire pour assurer ce traitement extrêmement coûteux en ces lieux.
  • On fête cette année le 400ème anniversaire de la Fondation de l’ordre des Lazaristes Saint Vincent de Paul.  Prions pour que toute cette grande famille demeure fidèle aux vœux de son fondateur ; être au service des pauvres.

Belle Fête des mères à vos épouses.

Amitiés

François

12 mai 2017

Moramanga - Soeur Dr Amélie Vero

Témoignage de chaleur humaine pour apaiser les souffrances !

Bonsoir à tous,

A Moramanga, à l’hôpital des Sœurs Petites Servantes du Sacré Cœur, le travail ne manque pas. Avec 56 tuberculeux en traitements, 7 nouveaux lépreux depuis le début de l’année, des cancéreux, des malades de tous genres, il faut une bonne dose d’énergie et de résistance. A la longue, me dit Sœur Dr Amélie Véro, cette misère, ces souffrances nous usent et nous obligent à lever le pied de temps en temps.

Il y a un mois, une collègue religieuse de Tana a rapatrié ici une maman et sa fille qui vivaient parmi les ordures et s’en nourrissaient. La maman pesait 28 kg et sa fille n’était plus qu’un squelette. Face aux dangers et aux railleries, cette femme était devenue agressive et renfermée sur elle-même. Aujourd’hui, ces deux patientes prennent gentiment des forces et retrouvent un sens à leur vie grâce aux soins prodigués mais surtout aussi à la chaleur humaine déployée par les Sœurs et le personnel soignant.

Un homme de 53 ans, hospitalisé ici dernièrement, est peu chanceux : il est à la fois tuberculeux et lépreux, cas presque inconnu dans le monde médical. Sœur Amélie Vero précise que le lait convient particulièrement bien pour rétablir la majorité de leurs patients tuberculeux ou lépreux. Le splendide parc de 12 hectares de fleurs et de verdure, magnifiquement entretenu,  entourant les infrastructures hospitalières, influe certes positivement également sur le rétablissement physique et mental des malades.

Au Centre Ankazobe des Petites Filles du Sacré Cœur de Jésus, Sœur Gemma, anciennement supérieure de la Congrégation, remplace Sœur Gisèle comme responsable du site. Cette année, 95 enfants orphelins ou pauvres errant dans les rues ont la chance de bénéficier du soutien financier et éducatif de la Communauté. Pour l’instant, il n’y a pas d’école sur le site, mais les religieuses assurent le financement de l’écolage et du matériel scolaire afin que tous leurs protégés puissent fréquenter l’école. En retour, certains élèves apportent un peu de bois ou de charbon pour la cantine. Pour subvenir aux besoins essentiels avec le peu de moyens de la Communauté, tous les mètres carrés situés dans l’enceinte du Centre sont mis à profit pour cultiver des légumes, produire des fruits, élever de la volaille, des lapins.

Intentions de prière demandées par les Communautés :

  • La sécheresse a frappé et la famine menace un grand nombre de pauvres. Prier pour assurer un minimum vital à tous ces démunis.
  • Beaucoup d’enfants ne vont pas encore à l’école. Prier pour que les droits de tous ces jeunes innocents soient respectés.

Amitié

François

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