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Merci pour les médicaments reçus

Un grand merci pour les médicaments destinés pour les élèves de l’Ecole Catholique Immaculée Antsalova.

Ils sont arrivés intacts.

Voici les photos avec les Soeurs qui les ont portés  à Antsalova.

Merci  infiniment de penser aux plus loins et plus nécéssiteux.

Que le Seigneur Dieu Vous bénisse tous!

Restons unis dans la prière.

Sr Eugénie

 

Tana - Maison d'hôtes, salle de conférence et dortoir

Des entreprises visionnaires

Comme prévu, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Mgr Marie Fabien dans la nouvelle maison d’hôtes à Antananarivo, propriété du diocèse de Morondava. L’oncle de Monseigneur était propriétaire d’un terrain dans la proche périphérie de la capitale. Cette circonstance heureuse a permis d’y construire une belle demeure au profit des membres du diocèse de passage à Antananarivo, au bénéfice également de familles pauvres accompagnant un des leurs hospitalisé dans cette grande ville ou encore pour de nombreuses classes d’enfants en voyage en cet endroit. En lieu et place de dépenser beaucoup d’argent pour des hôtels, les hôtes peuvent cuisiner et dormir ici sans frais.

L’évêque M. Fabien de Morondava est toujours aussi entreprenant et visionnaire. Il vient d’y acquérir 150 ha de terrain en friches pour y mettre à demeure des arbres fruitiers ainsi que des plants forestiers. Dix personnes travaillent en permanence sur ce projet qui permettra de belles productions de fruits pour les plus défavorisés ainsi que du bois devenu si rare et cher dans ce pays pourtant autrefois couvert de belles forêts. Sur ce terrain reboisé on y trouve de l’eau douce à 4 mètres de profondeur. Divers forages permettent d’arroser aisément les jeunes plants avant que les racines de ces derniers atteignent la nappe phréatique et prospérer rapidement.

Actuellement, 27’000 enfants ont la chance de profiter de l’enseignement dispensé par les Sœurs des différentes Communautés présentent dans le diocèse de Morondava. L’année scolaire s’est magnifiquement terminée ; toutes les meilleures notes proviennent des écoles gérées par les religieuses.

Sœur Charline de la Communauté Notre Dame de la Salette à Andoharanofotsy, se remet gentiment d’un problème de santé tenace. Pourtant, son courage et sa disponibilité envers la cinquantaine d’enfants handicapés mentaux présents au Centre sont intacts. Ces jeunes âgés de 6 à 18 ans ont la chance, en plus de bénéficier de soins médicaux spécifiques, de fréquenter l’école du Centre. La Communauté dispose de très peu de moyens financiers et a des difficultés à acheter le matériel scolaire nécessaire ainsi que pour l’habillement des enfants handicapés internes à l’établissement. Le renouvellement de la demande d’aide 2015 s’élève respectivement à 4’080’000 Ar et 126’500 Ar, soit au total 4’206’500 Ar (cf devis en annexe).

Ce lundi 26 juin, c’était le jour de la fête nationale. En ce jour de 1960, Charles de Gaules, Président français de l’époque, proclamait l’indépendance du pays. Les Malgaches aiment festoyer, mais pour les plus démunis, c’est un jour comme les autres, occupés à trouver à se mettre un petit quelque chose sous la dent.

Belle semaine

François

 

mahabo-la maison des soeurs et le riz sèche au soleil

Dispensaire et nouvelle école : un succès grandissant !

Le succès grandissant du dispensaire de Mahabo prouve bien le besoin d’un établissement de ce type dans la région ainsi que la qualité des soins prodigués. En effet, toujours plus de patients viennent se soigner ici. Depuis un mois, un médecin complète l’équipe médicale performante déjà en place dès son ouverture en 2014. Comme dans d’autres endroits du pays, les tuberculeux en traitement sont nombreux en raison de la précarité ambiante. Trente bébés malnutris sont là régulièrement pour reprendre des forces. Dix mamans sont décédées dernièrement suite à des accouchements difficiles perpétués en brousse ou à l’hôpital public. Cette sombre réalité s’explique non seulement par la précarité des moyens d’intervention, mais également par la faiblesse physique quelques fois extrême des mères malnutries et épuisées par leurs lourdes tâches quotidiennes. Cette situation est non seulement dramatique pour ces pauvres mamans victimes, mais le vide laissé par ces dernières laisse souvent de nombreux enfants orphelins séparés de leur nid familiale ou abandonnés à leur sort.

Le lait ainsi que les médicaments offerts par RES sont très précieux et appréciés. MERCI. Trois médicaments, difficilement trouvables ici, ont été rajoutés à la liste officielle ci-joint. Est-il possible de les obtenir par PHI ?

La Communauté des Filles de Marie à Manamby se situe à 15 km à l’est de Mahabo, proche de la route nationale no 35. Quatre Sœurs œuvrent ici au bon fonctionnement de la nouvelle école inaugurée en 2014. Au total 170 élèves ont la chance de s’instruire dans ce bel édifice, de la préscolaire  à la primaire. Avant l’arrivée des religieuses, ces enfants n’avaient tout simplement pas l’opportunité de fréquenter l’école.

J’avais prévu de me rendre chez les Sœurs Filles de Marie à Ankiliabo à moto, à une heure de piste de Manamby. Mais voilà que les deux religieuses œuvrant à ce Centre, Sœurs M. Jeannine et M. Sylvia, se trouvaient déjà à Manamby. En fait, il n’y a pour l’instant pas de logement pour les Sœurs à Ankiliabo, ces dernières logent ici avec leurs Consœurs. Si une séance les occupe en soirée, elles logent exceptionnellement chez un catéchiste du village. Les Pères Carmes précédèrent les religieuses avant l’arrivée de ces dernières pour la rentrée scolaire 2013-14. La population de la commune rurale d’Ankiliabo est très dispersée et le bâtiment scolaire se trouve ainsi isolé. Actuellement 120 élèves fréquentent l’école de la Communauté et l’on projette de construire deux nouvelles classes compte tenu des nombreuses nouvelles demandes de scolarisation. « Les moyens financiers étant très faibles, un bâtiment léger en bois pourrait dans un premier temps faire office de salles de classe. Il y a encore beaucoup d’enfants illettrés dans la région, et le fait d’avoir des camarades à l’école stimule les autres, précise Sœur M. Jeannine ». Pour info, le salaire d’un instituteur à Ankiliabo est de 100’000 Ariary/mois, ce qui représente un petit 30 €/mois.

C’est en pirogue que l’on se rend sur l’île de Betania visiter les deux Sœurs de la Fraternité Contemplative et Missionnaire. La Communauté est présente sur cette île des pêcheurs depuis 2003. Leur mission consiste principalement à l’évangélisation et à l’enseignement du catéchisme à plus de 200 enfants. Une soixantaine d’élèves en préscolaire bénéficient également de leurs connaissances pédagogiques. Merci pour le lait RES si apprécié.

Si non tout est OK, la santé est au top et le soleil brille quotidiennement à Morondava. Mgr Marie Fabien est actuellement en conférence des évêques à Fianarantsoa, j’aurai l’opportunité de le rencontrer à Tana.

Amitié

François

Fanantenana - un bébé bien portant grâce au lait en poudre

le courage des soeurs 7 jours sur 7

La différence de température entre Antsirabe, ville la plus fraiche de Madagascar, et Morondava est importante. Actuellement, la température nocturne à Antsirabe n’atteint pas les 10 degrés alors que cette dernière est de plus de 20 degrés à Morondava. Ici sur la côte spécialement, la pluie manque cruellement. Tout est très sec, il n’a plu qu’à quatre reprises depuis le début de l’année.

Les huit Sœurs de Notre Dame de la Salette de Bermanonga Morondava travaillent non seulement à l’école, mais ces religieuses courageuses se rendent régulièrement besogner dans les rizières de la Communauté. Le riz récolté ne suffit pas uniquement aux besoins du Centre, mais en moyenne dix tonnes sont annuellement vendus. Le fruit de cette vente est précieux pour équilibrer quelque peu le budget. Deux vaches pour jouir d’un peu de lait, quelques porcs et de la volaille permettent d’améliorer également l’autonomie du Centre au niveau alimentaire.

La sécheresse de cette année réduit presque à néant les revenus de la rizière communautaire. Beaucoup de parents d’élèves sont cultivateurs et eux aussi subissent de plein fouet le manque de récolte. L’argent fait défaut et les factures d’écolage ne sont pas honorées. De plus, les vols et l’insécurité augmentent ; les religieuses sont inquiètes d’être victimes d’attaques, le sommeil est léger. Il faut songer à construire un mur d’enceinte autour de la propriété. Un devis est en préparation.

C’est donc une année de « vaches maigres » et difficile pour la Communauté. Mais tout n’est pas sombre ; les panneaux solaires financés par RES permettent une économie substantielle d’électricité publique. Ne plus subir les délestages récurrents de la Jirama, payer des factures fortement allégées et passer les soirées hors de l’obscurité et un cadeau du ciel me confie Sœur Mariane. MERCI à RES de la part de toutes les Sœurs bénéficiaires de cette installation.

Au dispensaire Fanatenana des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, Sœurs Dr. Valérie subit les affres de la pauvreté grandissante par les consultations toujours plus nombreuses de bébés malnutris. Heureusement, le lait RES est d’un précieux secours pour tous ces petits innocents. MERCI. Le problème réside encore pour les enfants ayant passé le cap d’un an. Le lait entier fait défaut et les conséquences néfastes sur la santé des petits sont manifestes. Le panneau à l’entrée du dispensaire indique que les portes sont ouvertes à tout le monde, les plus dépouillés sont bienvenus.

La qualité des soins est ici reconnue loin à la ronde, les personnes aisées sont toujours plus nombreuses à se faire soigner, ce qui compense financièrement les consultations sans revenus.

Jusqu’ici, ce dispensaire n’a pas encore bénéficié des médicaments PHI. Les documents exigés pour tirer avantage de cette précieuse aide sont annexés à la présente.

Intentions de prières.

Pour que les nombreuses personnes travaillant par nécessité  sept jours sur sept, reçoivent un salaire décent leur permettant de consacrer le dimanche à la prière et au repos.

Amitié

François

 

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Remerciements de Soeur Hilda

                     Diocèse de

                     Clinique Médicale Don Orione

                     Mandiavato-Madagascar                                            Mandiavato, le 15 juin 2017

 

 

 

                                                                                   Au

                                                                                    Réseau des Entrepreneurs Solidaires

 

Objet : Remerciements              

 

                                                                                   Chers membres,

              Vous avez fait preuve de générosité en offrant votre aide médicamenteuse à notre clinique Don Orione de Mandiavato. Grâce à votre aide, nous parvenons à soigner les malades de cette contrée rurale de Madagascar. Votre générosité prouve une fois encore l’attention que vous accordez à la vie humaine surtout les plus pauvres. En ce sens, offrir des médicaments pour le soin des malades, c’est promouvoir la vie. Votre grande générosité nous aide véritablement à l’amélioration de nos services. Aussi  venons-nous par le biais de ce courrier vous remercier infiniment.

              Nos mots ne sauraient être assez signifiants pour exprimer notre reconnaissance et notre profonde gratitude.Puisse le Seigneur qui a vu le fond de vos cœurs dans cet acte de générosité vous le rendre en grâces et bénédictions. Et Que le maître de l’univers dans sa grande bonté vous soutienne toujours dans votre mission.

 

 

 

Sr Hilda RAZANAKOLONA                     

 

 

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Mananjary - des prisonniers tuberculeux

Mananjary – Soeur Gisèle au chevet des nourrissons malnutris et des prisonniers malades.

Le lait RES est toujours aussi apprécié ici à Mananjary, comme dans les autres Communautés bénéficiaires. MERCI. Les nourrissons chanceux bénéficiant de ce lait sont en bonne santé. Le souci avec quelques mamans éloignées du Centre, m’informe Sœur Gisèle, c’est d’attendre un mois avant qu’elles ne reviennent alors qu’elles avaient emporté du lait à domicile pour quinze jours. Le bébé régresse malheureusement durant  cette abstinence de lait.

Sœur Infirmière Gisèle se rend régulièrement à la prison de Mananjary pour soigner les prisonniers malades. J’ai l’opportunité de l’accompagner dans sa belle mission après avoir reçu le feu vert du Directeur de l’établissement. Actuellement, Sœur Gisèle soigne 120 détenus malades sur les 610 incarcérés. Beaucoup sont dénutris, affaiblis, 20 sont tuberculeux. Les détenus dorment sur le béton, plus de cent par petits dortoirs. Le manioc sec, sans accompagnement, est au menu chaque jour. Le local de stockage est vide, il reste pour un jour de distribution. Le gardien chef est inquiet, se gratte la tête en précisant qu’il faudra trouver une solution. Compte tenu de cette dégénération persistance des conditions de détention, particulièrement ici à Mananjary, La Croix Rouge Internationale, en collaboration avec l’Aumônerie catholique, intervient depuis peu dans 33 établissements pénitentiaires du pays en y apportant des vivres principalement.

L’Etat ne fait rien, précise Sœur Gisèle, tous les médicaments sont achetés par la Congrégation. La corruption rôde par là ; la durée des peines est proportionnelle à l’argent versé par les accusés, les récoltes des rizières publiques entretenues par les prisonniers se volatilisent un peu partout.

L’avance sur le programme de visite des Communautés me permet de bourlinguer sur le réputé et très visité canal des Panganales situé sur la côte sud-est de l’île. Cette voie de communication ouverte à la fin du 19ème siècle permettait de naviguer en toute tranquillité contrairement aux passages risqués sur les eaux tumultueuses de l’Océan Indien.

Amitié

François

Manakara - Orpheline bénéficiaire du lait suisse

Un travail sans relâche !

A Manakara, Sœur Emérentienne est soulagée d’apprendre que la demande d’agrément a été acceptée après beaucoup d’efforts, de pertes de temps et d’argent. A la Commune, il a fallu retourner à l’administration en plusieurs reprises pour obtenir une simple signature. En sortant le porte-monnaie, tout irait naturellement plus vite. Au sujet des photos à délivrer, quelques centaines pour certaines Communautés qui remettent un cliché pour chaque bénéficiaire du Centre, Sœur Emérentienne a réalisé des photos de groupe, à l’exemple des enfants bénéficiant de la cantine scolaire. Dès aujourd’hui, il faudra encore un peu de patience avant de recevoir le document signé d’Antananarivo.

La rizière communautaire a été bien avare en termes de rendement cette année en raison de la sécheresse. Cinq tonnes de riz en moins par rapport à une année ordinaire, ce qui représente un manque à gagner substantiel de 2’700 € environ.

Manakara - une rizière à sec

Manakara – une rizière à sec

Actuellement, on plante des légumes (bred, carottes, petits pois, concombres, courgettes, choux-fleurs..) destinés principalement à la cantine scolaire et aux prisonniers malades. A ce sujet, il y a actuellement 130 détenus en traitement sur les 500 que détient la prison. Ce pourcentage élevé de malades (26%) démontre bien le déficit alimentaire récurrent que subissent les occupants de cet établissement carcéral.

Manakara - de beaux légumes remplacent le riz

Manakara – de beaux légumes remplacent le riz

Ce matin, une quinzaine de bébés orphelins de moins de six mois sont ici au centre nutritionnel pour le contrôle médical et la prise du lait. Il n’y a plus de lait 1er âge depuis deux mois, mais la Communauté a le privilège d’avoir du lait entier suisse. Environ la moitié des nourrissons supportent le lait tel quel alors que pour les autres, on complète le précieux breuvage avec deux cuillères à café de sucre, telle que recommandée par la DDC. Un papa ayant perdu son épouse en couche fait 66 km à pied (aller-retour) pour venir jusqu’ici au contrôle médical et emporter la poudre de lait à domicile dans des récipients plastics propres et bien étanches.

J’ai profité de mon passage ici à Manakara pour me rendre au dépôt STAR et leur transmettre toute la reconnaissance de RES et des Sœurs. Le transport effectué gratuitement par cette firme  depuis le port de Tamatave jusqu’ici permet de grandes économies profitables aux plus démunis.

Fraternellement

François

Soeur Emerentienne et un papa veuf venu chercher à pied (66 kms) de la poudre de lait.

Soeur Emerentienne et un papa veuf venu chercher à pied (66 kms) de la poudre de lait.

Manakara - Pesée de la poudre de lait

Manakara – Pesée de la poudre de lait

Le responsable STAR à Manakara

Le responsable STAR à Manakara

Beau cadeau des tricoteuses - Fianarantsoa

Accueil et Enseignement d’une grande humanité grâce aux Soeurs Filles de la Charité

Avant de quitter Fianarantsoa, je me suis rendu au centre St Joseph Andoabato construit il y a trois ans par les Sœurs  Filles de la Charité de Manantenasoa. C’est ici qu’une cinquantaine d’handicapés ont la chance de passer la journée cinq jours par semaine au lieu de rester enfermés à leur domicile parental comme c’est ici la coutume. L’Etat ne se sent pas du tout concerné par cette catégorie de citoyens.

Un grand bus offert par un organisme allemand permet de véhiculer tout ce monde. Trois salles de classes rend possible la répartition des personnes selon leur degré de connaissances. Ils ont ainsi la possibilité d’acquérir les bases scolaires, de confectionner des bricolages ou de jouer de petits spectacles. La vie communautaire leur permet de s’épanouir et de trouver la joie me confie Sœur Emma, responsable du Centre. A la récréation du matin, la plupart de ces jeunes, ont le privilège de boire un verre de lait et manger un morceau de pain. Le repas de midi est préparé sur place par une cuisinière de la Communauté.

A Vangaindrano, Sœur Olga, responsable des écoles remplace Sœur Sup. Mariette, actuellement  en retraite à Tana. Cette année, les écoles des Filles de la Charité de cette petite ville sont  à l’honneur ; 2 classes de 7ème et 3ème ont été désignées lauréates nationales avec respectivement une note moyenne de 19 et 18 points /20. Bravo à tous ces élèves, aux corps enseignant ainsi qu’aux Sœurs impliquées dans la discipline. Cela prouve une fois de plus la qualité de l’enseignement des communautés des Sœurs en général, ceci sans oublier le précieux rôle éducatif gratifié à chaque élève.

Ranomena, huit heures de taxi-brousse, ou quatre heures de voiture 4×4, ou encore deux heures de moto pour parcourir les 42 km de pistes défoncées qui relient la Communauté des Sœurs Filles de la Charité à Vangaindrano. Dans ces conditions, le choix de la moto s’impose. Mais voilà, le réservoir est vide et il y a délestage, la pompe à essence sommeille toujours. Après une heure d’attente, ça démarre et, 300  mètres de parcours plus loin, un gros trou sur la chaussée a eu raison du roulement de la roue avant.  Une moto de remplacement se pointe après 30 minutes, mais les freins ont pris de l’âge et sont juste là pour le décor. Dans les pentes avec une déclivité de plus de 30%, il est préférable d’attendre une troisième moto qui elle n’aura pas de défauts, à part le siège arrière dur comme pierre.

Actuellement, les maladies (malaria, tuberculose, bilharziose) sont en recrudescence en raison principalement  d’une sous alimentation chronique. Les forces s’amenuisent et avec elles la résistance aux attaques de tous genres. Heureusement, les médicaments offerts par RES  ainsi que le lait sont là, précieux. MERCI.

Intention de prière :

Pour Sœur infirmière Thérésia, 86 ans, 49 ans à Madagascar aux services des pauvres , des malades et des handicapés, qui a été contrainte de rentrer dans son pays, la Slovaquie, pour raison de santé et d’épuisement.

 

Construction de 2 salles de classe à l'étage - Tangainony

Ambohigogo – faible densité de population mais violences et tensions en hausse

Il est 06.30h, je me rends à Ambohigogo à moto. Un grand arbre, attaqué par la pourriture, est tombé à travers la piste durant la nuit. Avec une deux roues, il est possible de contourner l’obstacle, mais pas en voiture 4X4. Dans l’après midi, trois bûcherons sont là avec leur cognée. Ils prennent leur temps, pourtant des passagers de taxi-brousse et d’autres attendent patiemment. A la tombée de la nuit, trouveront-ils peut-être la voie libre ? Cette patience, ne nous échappe-t-elle pas ?

Malgré la faible densité de population dans la région d’Ambohigogo, la Communauté du même nom accueille régulièrement des tuberculeux. Avant de venir ici, certains font confiance à des marabouts, impuissants face à cette maladie. Trop affaiblis, ils ne résistent plus aux remèdes connus, éprouvés, efficaces. Quatre malheureux patients sont morts ici depuis le début de l’année.

Dans le village d’Ambohigogo, trois autres morts sont également à déplorer suite à des jalousies. Pour de l’argent, on vole, on tue. Cette violence inacceptable, méconnue autrefois, rend la vie des personnes intègres toujours plus difficile encore.

C’est en canote, sur une quinzaine de kilomètres, qu’il est agréable de se rendre à Tangainony. Deux heures de parcours, sur une rivière calme serpentant au milieu des rizières et des champs, où une tête de crocodile fait de temps en temps une apparition.

Deux nouvelles salles d’école sont actuellement érigées à l’étage de classes déjà existantes. Ici sur la colline, tous les matériaux sont portés à dos d’hommes, le plus souvent depuis l’embarcadère de la canote. Ce lieu est privilégié, car le bas de la colline est régulièrement inondé lors de la saison des pluies. Durant cette période, beaucoup de villageois se réfugient  dans la salle commune ou les salles de classe pour dormir.

Tout est ici un peu démesuré. Le périmètre de la paroisse catholique est très grand, avec un seul prêtre pour cet immense territoire. Je croise un pèlerin qui a parcouru 80 km à pieds pour participer à la messe de la Pentecôte. L’école publique compte en moyenne 100 élèves par classe. Le salaire d’un journalier travaillant à la rizière est de 2’000 Ariary/jour pour les femmes et 2’500/jour pour les hommes, soit respectivement Frs 0,65 / 0,85. Le prix d’achat d’un kilo de riz est de 1’500 Ariary. Ce déséquilibre révolte, crée des tensions et de la violence.

Intention de prière.

Pour la paix à Madagascar, pour une prise de conscience des méfaits dévastateurs de la corruption et pour un juste partage des richesses naturelles du pays.

 

Fraternellement

François

Les enfants fouillent dans les poubelles pour récupérer un peu de charbon

Fianarantsoa – l’accueil des enfants des rues

L'accès au centre de Manantenasoa est obstrué par les détritus

L’accès au centre de Manantenasoa est obstrué par les détritus

Ici à Fianarantsoa, beaucoup d’enfants errent dans les rues et dorment sur les trottoirs, au pied d’une maison.  Les nuits sont pourtant fraîches ici sur les  « Hautes Terres » en cette saison, mais seuls un pantalon court et un pullover, souvent sales et troués, les habillent. La journée, les enfants de dix à douze ans font un peu les dockers pour gagner quelque argent. Des sacs ou des colis de 50 kg, voir plus, leurs déforment déjà le dos. D’autre part, toutes les gadoues des coins de rues sont systématiquement fouillées par des personnes dépouillées de tout, à la recherche de nourriture ou d’objets procurant quelques petits sous. Comment accepter cela alors que d’autres s’enrichissent quotidiennement sur leur dos ?

Manantenasoa : soeur madeleine devant le magasin de stock

Manantenasoa : soeur madeleine devant le magasin de stock

Sœur Madeleine, responsable de la Communauté de Manantenasoa, a déjà accueilli une douzaine de ces enfants abandonnés par leurs parents ou orphelins. Actuellement, des cours de rattrapage scolaire leurs sont fournis. A la prochaine rentrée scolaire, ils intègreront les classes selon leur niveau de connaissance.

Aujourd’hui, deux cuisinières salariées de la Communauté s’occupent de la préparation des repas pour la cantine scolaire de plus de trois cents enfants. Les appels à l’aide augmentent  et il faudra faire des économies. Dès la prochaine rentrée scolaire, les parents des élèves bénéficiant des repas de la cantine scolaire viendront à tour de rôle remplacer les deux cuisinières. Sœur Madeleine s’efforcera de trouver un emploi pour ces deux femmes licenciées, à contre cœur, pour raison économique.

Sœur Sabine, responsable de l’hôpital des lépreux de Marana, me prie de transmettre ses sincères  remerciements à RES pour ses dons de lait et de médicaments, « cadeau du ciel » me dit-elle.

Marana : Soeur Sabine et les laits du RES si appréciés.

Marana : Soeur Sabine et les laits du RES si appréciés.

Après plusieurs semaines de recherches de dossiers et de tracasseries administratives elle pense enfin obtenir  dans les jours à venir la lettre d’agrément si convoitées. C’est volontiers, m’a-t-elle précisé, qu’elle aidera d’autres Communautés de la région à obtenir  ce papier tant important pour échapper aux taxes douanières.

En forêt de Marana, des exploitations récentes de bois ont été effectuées dans une parcelle abîmée par le feu. C’est du très beau travail, les conseils prodigués l’an passé ont porté leurs fruits. Sœur Odette adore et s’intéresse beaucoup à leur grande et belle forêt de 95 ha. Leur jardinier ainsi que toute l’équipe des pensionnaires lépreux valides lui emboîtent le pas. Ils désirent toujours en savoir plus. Aujourd’hui, j’ai eu grand plaisir à leur enseigner et mettre en pratique les rudiments de sécurité, de martelages et d’abattages d’arbres.

Energie Assistance France ne viendra pas développer un projet à Marana du fait de la fourniture d’électricité par la Jirama. Pourtant, il y a problèmes lors de coupures d’électricité alors qu’il y a des interventions  au bloc opératoire. Un projet de mise en place de panneaux solaires est déjà réalisé pour un montant proche de 30’000’000 d’Ariary. J’ai demandé que deux offres complémentaires suppléent cet important projet.

Bon dimanche

François

Marana : Vue sur la plaine

Marana : Vue sur la plaine

 

 

 

 

 

 

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