Alimentation du prématuré après la césarienne

Nouvelles de Mauritanie

KAEDI Le  16  04  2018

Chers Edouard et Fréderic

Bonjour comment allez vous ? J’espère que tout va bien de votre coté. Quant à nous ici Dieu merci nous allons bien. Nous continuons toujours nos activités à deux car soeur Carmen n’est pas encore de retour.

Je viens juste par ce petit mot pour vous faire le compte rendu de l’argent reçu concernant l’aide aux pauvres malades de l’hôpital de Kaédi que certains d’entre vous ont eu l’occasion de le visiter.

Je tiens à vous redire toute ma reconnaissance pour votre soutien car grâce à vous, j’ai pu faire une double approche aux malades : la mise en œuvre de mes compétences dans la disponibilité et gratuité et l’aide financière que je leur apporte grâce à vous. Merci infiniment.    En bas  le compte rendu de ce que j’avais reçu accompagné de quelques photos à l’appui.

Et pour les besoins que vous avez demandés, faites selon vos possibilités ; sinon j’ai trois malades que j’essaie de  donner une petite contribution pour l’achat des médicaments avec l’argent que vous m’avez envoyé. Il s’agit des malades hypertendus à coté de cela associé au diabète et anémie chronique qui sont sous traitement à vie  et chaque mois ; ils doivent acheter trois à quatre médicaments : Diamicron, zirtec, captopril, Tot héma ampoule. Voilà ce qui s’ajoute aux besoins habituels si vous pouvez m’aider à soutenir ces malades ça sera bien sinon dans le cas contraire je me débrouillerai avec ce que vous m’avez envoyé. Je vous renouvelle ma  profonde gratitude pour tout et un merci du fond du cœur. Union de prière et salutation à tous et bon courage à vous. Fraternellement s Célestine fmm.

RECU : 350 804 Um

DEPENSE :

Achat médicaments des malades :                            129 800 Um

Kit pour les césariennes                 :                              78 600  Um

Evacuation des malades à l’hôpital

National à Nouakchott                   :                              69 500 Um

Analyses et bilans de la grossesse :                             54 000 Um

Transport chaises roulantes           :                             10 000 Um

Transport carton habits enfants    :                               3 000 Um

Frais banque                                      :                               3 350 Um

TOTALE DEPENSE                              :                          348 250 Um

RESTE                                                  :                               2 554 Um.

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mgr happe

Mauritanie: la minorité chrétienne n’a rien à craindre pour le moment, affirme Mgr Happe

Cath-Info – 14-04-2018 14:25 –

En ‎République islamique de Mauritanie, la petite minorité chrétienne n’a – pour le moment – rien à craindre, car le gouvernement est vigilant face à l’extrémisme musulman.

La pression des wahhabites, dopés par l’argent de l’Arabie saoudite, se fait pourtant sentir et fait peur, confie à cath.ch Mgr Martin Happe, évêque de Nouakchott. De passage en Suisse à l’invitation de l’oeuvre d’entraide catholique Aide à l’Eglise en Détresse (AED/ACN), l’évêque du diocèse de Nouakchott, la capitale, tient à rassurer: “Je peux me promener à pied la nuit, avec ma croix pectorale. Les religieuses aussi se promènent librement. 

Leur travail est apprécié: l’une d’entre elles travaille à l’hôpital de Nouakchott et fait les pansements des grands brûlés, ce que les autres infirmières refusent de faire. Avant, nous avions aussi une religieuse qui s’occupait des sidéens, mais malheureusement, dans ce cas, nous n’avons pas de relève”.

Les chrétiens sont respectés

Une autre religieuse travaille à l’hôpital pédiatrique, et s’occupe l’après-midi d’un dispensaire pour les migrants africains, qui ont de plus en plus de difficultés à prendre la mer pour se rendre en Europe. Mgr Happe souligne que les chrétiens sont vraiment respectés dans cette République islamique.

Depuis son arrivée sur le siège de Nouakchott en 1995, “on ne m’a pris à partie qu’une seule fois, en 22 ans ! C’était une jeune lycéenne, qui a craché par terre en voyant ma croix…”, tient à souligner, dans un français parfait, l’évêque missionnaire allemand. Ce “Père Blanc” de 72 ans, doué d’un solide sens de l’humour, fut auparavant administrateur apostolique de Mopti, au Mali. A propos de la Mauritanie, totalement désertique dans sa partie nord et sahélienne dans sa partie sud, avec un climat généralement chaud et sec, Mgr Happe confirme l’adage: celui qui supporte le pays plus de trois semaines ensuite ne veut plus en repartir.

Pas question de faire du prosélytisme

Mgr Happe, membre de la Société des Missionnaires d’Afrique, est respecté tant par la population que par les autorités, avec lesquelles il a établi un rapport de confiance: “Dans ce pays où il n’y a que quelque 3’500 à 4’000 catholiques, tous des non-Mauritaniens (les nationaux sont tous musulmans), il n’y a pas de prosélytisme de notre part… Les instructions données à nos collaborateurs sont claires! Notre mission ici n’est pas seulement de servir la petite minorité catholique, c’est avant tout de rendre visible, palpable, l’amour de Dieu pour tous et pour chacun. Mais pas question de convertir des musulmans !”

Dans des réceptions officielles, des responsables mauritaniens ont présenté Mgr Happe comme ‘notre évêque’ et les relations avec la plupart des autorités religieuses musulmanes sont bonnes. L’islam de Mauritanie est avant tout un islam soufiste, confrérique, appartenant principalement aux confréries Tidjanes et Qādariyya. Quand le Père Jacques Hamel a été assassiné dans son église par deux jeunes djihadistes en 2016, à St-Etienne du Rouvray (Normandie), “un ami qui fait partie du Conseil des oulémas a été délégué par ses confrères pour me faire part de leur sympathie et de leur douleur face à cette nouvelle; ils ont prié pour le Père Hamel !”

Pour le moment, il n’y a pas d’incidents et l’Etat surveille les musulmans virulents et emprisonne les extrémistes, note l’évêque missionnaire. “De l’extérieur, même des pays voisins, on pense que dans cette République islamique les chrétiens – qui viennent d’une bonne quarantaine de pays, mais en majorité de Guinée Bissau et du Sénégal et d’autres pays d’Afrique, voire de pays occidentaux – rasent les murs… C’est faux, on est très respectés, et le fait d’être chrétien est même souvent un sésame à l’aéroport ou lors de contrôles de police”.

Une population majoritairement tolérante

Certes, si la population musulmane est plutôt tolérante, elle reste très susceptible sur la question du prosélytisme: “Nous développons des bibliothèques, qui sont très appréciées par les élèves et les professeurs, car ils manquent de livres. Mais au début, des parents étaient méfiants. Ils sont venus vérifier s’il n’y avait pas de Bibles ou de livres religieux chrétiens, car certains nous soupçonnaient de vouloir faire du prosélytisme. A la Caritas, qui dépend de l’Eglise, nous avons une centaine de collaborateurs, dont seulement six chrétiens. Ces derniers sont tous des non-Mauritaniens. L’organisation, même si certains collaborateurs musulmans ont été soupçonnés d’être des ‘crypto-chrétiens’, a une très bonne réputation”.

Actuellement, le diocèse de Nouakchott, qui dispose de deux paroisses fonctionnant dans la capitale et dans le port de Nouadhibou (Port-Etienne à l’époque coloniale), est également présent à Zouerate, Atar, Rosso, Tufunde Cive et Kaédi. Il compte 11 prêtres de diverses nationalités (venant d’Inde, du Sénégal, de Guinée, de France et du Congo Brazzaville), ainsi que 25 religieuses appartenant à plusieurs congrégations: Filles de la Charité, Soeurs de Béthanie, Soeurs Blanches, Filles du Coeur immaculé de Marie, et Franciscaines Missionnaires de Marie.

Les religieuses viennent d’Espagne, du Liban, de Pologne, d’Ouganda, du Congo Kinshasa, d’Inde, du Sénégal et de Centrafrique. A la messe du dimanche, qui est une occasion pour les chrétiens expatriés et les non-Mauritaniens de se rencontrer, les fidèles se réunissent bien avant l’heure du culte, et restent après pour discuter.

Pression islamiste croissante

On compte en moyenne 4 à 600 fidèles à la messe dominicale dans la capitale – il faut installer des hauts-parleurs à l’extérieur, car la cathédrale ne peut en accueillir que 400 au maximum – et 150 à 200 à Nouadhibou. Ils peuvent être plus nombreux les jours de fête. La liturgie est à la base en français, avec une lecture dans une autre langue à Nouakchott, tandis qu’on utilise davantage l’anglais à Nouadhibou, en raison de la présence de davantage d’anglophones, venus notamment du Nigeria ou du Ghana.

Dans un pays où les religieuses, en tant que chrétiennes et étrangères, ne peuvent pas s’investir officiellement dans l’éducation, au niveau des écoles, elles ont tout de même la charge de quatre jardins d’enfants. Ils accueillent de 200 à 300 enfants à Nouakchott et à Nouadhibou. D’autres religieuses enseignent le français et l’anglais dans des écoles publiques.

Depuis quelques années, note Mgr Happe, la pression islamiste se fait sentir: “les premiers qui sont visés, c’est l’islam des confréries, car les wahhabites, influencés par l’islam d’Arabie saoudite, affirment que c’est du syncrétisme. Ils veulent s’en prendre à cet islam implanté depuis des siècles dans la région, comme ils l’ont fait avec les mausolées de Tombouctou, au Mali”.

Danger wahhabite

Les wahhabites, qui sont formés en Arabie saoudite, font du porte à porte, ils font pression pour que les fidèles se rendent à la mosquée. Avec l’argent de la Péninsule arabique, ils construisent de nombreuses mosquées le long des routes, même s’il n’y a que trois tentes… Cet argent permet de corrompre les responsables gouvernementaux, qui laissent faire. “Ils devraient faire attention à l’influence de ces imams formés en Arabie saoudite, car ce mouvement qui prend de l’ampleur, a une stratégie à long terme. Si en cas de conflagration, les chrétiens, qui sont des étrangers, pourront partir, les Mauritaniens, eux, ne pourront pas aller ailleurs!”(cath.ch/ be)

Par Jacques Berset, cath.ch
mohamed hanefi (H)16/04/2018 05:53

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Des nouvelles du projet de scolarisation et des remerciements

Comité d’Aide à la Scolarisation

Mission Catholique

Diocèse de Nouakchott

R.I.M.

                                                                                                                              Nouakchott, le 23 février 2018

 

Objet : Salutations, des nouvelles du projet et remerciement.

 

Chers amis,

Recevez nos chaleureuses salutations depuis de Nouakchott dans l’espoir qu’elles vous parviennent dans de meilleures conditions.

C’est avec une immense joie que nous venons par cette présente, vous faire part des nouvelles du projet au cours de cette année scolaire 2017-2018.

Pour une meilleure organisation, nous avons réparti le projet en deux volets à savoir : le volet scolarité (affèrent aux payements scolaires, contribution des parents, permanence) et le volet soutien scolaire (affèrent aux activités de la Maison du Quartier).

En ce qui concerne le volet scolarité, depuis février 2018, au comité d’aide à la scolarisation, nous sommes de nouveau quatre membres. Nous avons Madame Henriette Ezin avec nous, une jeune femme de notre paroisse.  Apres le départ de sr Ignatia en juin 2017, nous n’étions plus que trois. Innocent souvent était seul pour la permanence car Paul et sœur Celina étaient à la Maison du Quartier.

Par ailleurs nous avons octroyé 75 bourses partielles. Parmi ces bénéficiaires, il y en a eu 16 qui ont changé d’école suite à des demandes de leur parents. Ces derniers n’étaient plus satisfaits de l’enseignement reçu par les enfants. Ainsi après une longue concertation, ils nous ont proposé une nouvelle école, Pythagore, avec laquelle nous collaborons depuis le début de l’année scolaire. Les résultats du premier trimestre sont bien dans l’ensemble. Nous pouvons espérer encore mieux.

Quant au volet soutien scolaire, il est tenu à la Maison du Quartier. En raison de l’espace, 70 enfants seulement y sont acceptés et répartis dans 6 groupes. 7 accompagnateurs ont été recrutés et plusieurs bénévoles. Dans le programme nous avons le soutien scolaire, l’alphabétisation, l’art plastique, la musique, l’arabe, les séances de lectures, les jeux éducatifs ainsi que les ateliers sur la culture générale.  Nous leurs apprenons à s’exprimer, à dialoguer, et à se respecter les uns les autres.  Leurs progrès en lecture et écriture a été une grande satisfaction pour les accompagnateurs.

Le 20 novembre dernier, à l’occasion de la journée de droit de l’enfant, nous avons organisé en ce sens une après-midi sportive et culturelle dans un espace de football. Le propriétaire a mis à notre disposition le terrain. En communions avec les enfants du quartier nous avons chanté, joué, ri et célébré la vie. Les enfants ont beaucoup aimé et les garçons souhaiteraient y retourner souvent pour jouer au football. Nous voudrions leur offrir cette chance avant le début du mois de Ramadan.

En outre, nous avons fait un atelier de jardinage tout récemment pour sensibiliser les enfants sur l’importance de la nature. Un thème qui nous tient à cœur. Nous avons pu le réaliser en deux jours de cours de jardinage. Cet atelier a été organisé chez un Monsieur qui tient un jardin dans le quartier même, en face de l’ancienne maison des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique du 5ème. Durant cet atelier, les enfants ont appris les différentes façons de planter, mais aussi comment préparer la terre, comment soigner une pépinière et au dernier jour chaque enfant a planté des graines de Moringa. Pour leurs offrir l’occasion de voir comment grandissent les plantes, nous avons établi un programme leur permettant à tour de rôle d’arroser les pots dans lesquels ils ont semé leurs graines. Nous attendons maintenant que la semence germe. Ils vont ensuite planter pour s’en occuper à la maison. Nous n’avons pas encore décidé que faire des plantes, mais nous voulons demander aux enfants leur avis.

 

Autre nouvelle, le propriétaire de la Maison du Quartier nous a informés qu’il voudrait récupérer sa maison en fin juin. Nous sommes actuellement en quête d’une autre maison dans les environs. Et comme le dit le dicton « à toute chose malheur est bon » Mgr Martin nous accorde son soutien pour l’achat d’un terrain et la construction d’un bâtiment qui nous est propre avec l’installation d’une bibliothèque.

Chers amis, sur ces lignes nous vous disons au revoir et au plaisir de vous relire. Veuillez accepter nos remerciements aux noms du comité pour vos actions de bienfaisance à son endroit et au service des enfants. Nous vous souhaitons un saint temps de carême et que Dieu vous accompagne dansvos activités soyez comblé de sa grâce.

 

Les membres du  Comité d’Aide à la Scolarisation :

Paul Hubert, Innocent Koffi, Henriette Ezin,

Sœur Celina Natanek, Sœur Missionnaire de Notre Dame d’Afrique

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Les Soeurs de Saint Joseph de l'Apparition en Mauritanie

INTERVENTION DU 11 JUIN 2017 À LA PAROISSE DE NOUAKCHOTT

Après 58 ans de présence en Mauritanie, la Congrégation des Sœurs de St Joseph de l’Apparition quitte ce pays auquel elle a donné une belle part de sa vie d’Institut missionnaire avec les 44 Sœurs qui ont partagé des années de leur vie, à Atar, à Nouadhibou, à Nouakchott.

On peut regarder et vivre cet évènement comme un deuil. Je préfère, avec mes Sœurs, le regarder et le vivre comme une action de grâces.

En faisant une relecture de ce ½ siècle de présence, nous remercions le Seigneur de nous avoir permis de nous enrichir par la rencontre dans ce pays, de tant de personnes et de nationalités.

En Afrique, la Mauritanie est un pays unique : son climat, sa société, sa religion, son brassage de populations, autochtones et étrangères, le rendent tout à la fois particulier et fascinant. C’est dans cet environnement que nous avons rencontré un peuple mauritanien attachant, solidaire, souriant, avec qui nous avons tissé les liens d’amitié, qui nous a apporté une expérience riche de fraternité, dans la différence des cultures. Nous avons aussi créé des relations amicales avec tant de nos frères et sœurs, étrangers au pays, comme nous l’étions nous-mêmes.

Dans ce pays de Mauritanie, nous avons collaboré avec joie à une Église, aux multiples visages, petite en nombre, mais si vivante, si accueillante, avec laquelle nous avons prié, célébré, partagé les joies et les peines, fait la fête.

Merci à Mgr Landreau qui, en 1959, nous a appelées à être seulement ‘présence fraternelle’ au milieu du peuple mauritanien.

Merci à ceux qui lui ont succédé. Merci tout particulièrement à vous, Mgr Martin qui avez été pour nous, comme un père, un frère. Merci à vos collaborateurs, prêtres et religieux, avec qui nous avons toujours eu des relations chaleureuses.

Merci à vous, Congrégations religieuses, avec qui nous avons passé de si bons moments, de collaboration, de prière, de fête, de fraternité.

Merci à vous, chrétiens de Mauritanie, qui nous donnez l’exemple d’une convivialité respectueuse et discrète avec la population, au milieu de laquelle vous vivez et travaillez.

Merci à vous, migrants d’hier et d’aujourd’hui, qui nous apprenez à ne pas baisser les bras devant les difficultés de la vie.

Merci à nos 44 sœurs qui ont été heureuses de vivre cette présence dans la discrétion et le service.

Un merci spécial à toi, Sr Marie de Lourdes, qui durant 13 ans, t’es donné de tout ton cœur,
auprès des jeunes filles du centre et auprès de leur famille, souvent très démunies,
dans les différents services paroissiaux et diocésains.

Merci d’avoir tenu le coup jusqu’au bout. Ces jours-ci tu me disais : « Je suis triste de partir bien sûr, mais pas trop triste. Quand je pense aux filles du Centre, je voudrais leur dire (comme St Paul aux Chrétiens d’Éphèse) « je vous ai montré comment travailler « « À vous maintenant de prendre votre destin en mains. »

Quand je regarde cet évènement qu’est notre départ, je me dis que j’ai essayé d’aller ‘jusqu’au bout de la mission que m’a confiée le Seigneur Jésus : Proclamer par mes actes plus que par mes paroles la Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu. » « À Lui maintenant de la continuer comme Il le voudra. » Merci Sr Marie de Lourdes pour ta ténacité.

Pour toutes ces grâces, malgré la peine que tout départ occasionne, nous voulons rendre gloire à Dieu.

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de miséricorde.
Béni sois-tu, Seigneur, Toi le Vivant pour toujours.
Béni sois-tu pour ta tendresse et ta proximité.
Béni sois-tu pour tant d’amitiés, tant de joies reçues.
Béni sois-tu pour tout l’amour donné et accueilli.
Que Ton Nom soit sanctifié, toujours et à jamais.
Que Ton amour règne sur toute la terre.
Que Ta Volonté soit faite ici et maintenant,
demain et toujours.

Chacune de nous va maintenant vers d’autres cieux pour continuer la mission : Sr Marie de Lourdes dans son pays natal, la Birmanie, qu’elle a quittée depuis 21 ans pour vivre la mission en Tunisie puis, ici en Mauritanie. Sr Pushpa a déjà rejoint l’Inde, son pays. Pour moi, je poursuivrai aussi ma mission d’encouragement et de soutien de mes  Sœurs.

Nous continuerons d’annoncer l’amour de Dieu pour tous et nous entendons à nouveau ce mot de notre fondatrice « Allez, et avec tout ce que vous avez et recevrez, faites tout le bien que vous pourrez »

 

Sr Thérèse ARMOUET
Coordinatrice de
la Province de France Mauritanie

Kaedi - quelques enfants de la garderie

Rencontre avec les pauvres de Kaédi en Mauritanie

Aujourd’hui vendredi,  c’est le nettoyage des locaux au Centre nutrition. Tout est propre, l’entretien des bâtiments est effectué régulièrement. Sœur Marie Carmen nous explique qu’actuellement il y a rupture de stock de farine de céréales ; le PAM a stoppé son aide. RES est remercié pour la livraison de son précieux lait 1er âge dont bénéficient les orphelins ainsi que les bébés malnutris, quelquefois sévèrement. Sœur Marie Carmen n’ose pas demander, mais le lait 2ème âge serait également fort apprécié. Pour le lait entier très bénéfique aux jeunes enfants et aux femmes enceintes et allaitantes, la possibilité d’acheter ce lait (INCO) dans le pays à 8,5€ les 25 kg pourrait être intéressant dans le futur. Pour info, Sœur Marie Carmen demande qu’à l’avenir les colis RES soient envoyés au nom de Sœur Marie Louise NGOM, sa successeur.

A la garderie, c’est actuellement 101 enfants qui profitent d’un encadrement exemplaire et de locaux bien entretenus. Les prévisions d’inscription sont largement dépassées puisqu’elles étaient basées sur une cinquantaine d’enfants. La participation des parents s’élèvent à environ 1,3€/mois. L’engagement, le tact et la grande expérience de Sœur Marie-Carmen permet d’obtenir une solidarité et une entente exemplaire entre les collaboratrices, dont une monitrice supplémentaire est venu garnir les rangs. Faute de moyens financiers, le point faible de la structure est l’absence total de jeux, d’appareil vidéo, de balançoires, de toboggans.

La coopérative de femmes initiée par Sœur Marie Carmen est aujourd’hui autonome depuis octobre dernier. Le résultat est encourageant. 28 femmes travaillent actuellement, dont chacune dans sa petite parcelle,  dans cette structure financée par l’association « Manos Unidad ». L’équipement est fonctionnel avec un forage d’une trentaine de mètres de profondeur et une pompe fonctionnant à l’énergie solaire. De plus, un frigidaire permet la production de sachets de glace très demandés dans la région. La caisse collective est alimentée par le versement mensuel de 0,8€/sociétaire. Grâce à cette structure fonctionnelle, ces femmes courageuses nourrissent leur progéniture souvent nombreuse et récoltent quelque argent de la vente de légumes sur les marchés.

D’autres structures de ce genre, plus petites et moins bien équipées, créées sans aides extérieures, ont vu le jour grâce au courage et à la persévérance de Sœur Marie-Carmen. L’association « Manos Unidad » intervient uniquement lors de l’aménagement de grandes parcelles de terrain, difficiles à trouver en ces lieux.

Merci à RES pour sa précieuse aide, dont entre autre l’achat d’un ordinateur.

Amitiés.

Frédéric et François

Rosso - Soeur Marie Germaine

Visite à la mission de Rosso – Mauritanie

Rosso, petite ville d’environ 6’000 habitants, se situe à 200 km au sud de Nouakchott. La route d’accès, sur sa plus grande longueur, est en mauvais état. Le paysage, d’aspect désertique, est parsemé ici et là d’épineux. La problématique, sur ce littoral de l’océan Atlantique, est l’infiltration d’eau salée dans les terres.

L’eau douce est absente des nappes phréatiques et il faut alors l’amener par pipeline depuis le fleuve Sénégal. Le barrage construit sur ce fleuve serait la cause de l’infiltration d’eau de mer vers le continent. Cette eau salée remonte en surface des terres, rend les sols incultes et ronge les fondements des bâtiments (béton, crépis, ferraille).

Compte tenu de cette situation aux lourdes conséquences, les fruits et légumes proviennent majoritairement d’autres régions du pays ou de l’étranger et les dégâts aux bâtiments sont inestimables.

Rosso – quelle assiduité dans la bilbliothèque !

Ici à Rosso, Sœur Marie Germaine, responsable de la bibliothèque de « l’Espérance », est enchantée de son nouvel ordinateur offert par RES.

Actuellement, la quasi-totalité des 3’000 livres de la bibliothèque sont enregistrés informatiquement. Deux salariés à temps complet veillent à la bonne marche de l’établissement. Cette année scolaire, environ 250 enfants et adultes sont inscrits et payent une cotisation d’entrée à l’institution d’environ 1,2€/an. Ici, on consulte non seulement des livres ou des documents en soutien scolaire, mais Sœur Germaine organise également tous les mois des débats, des conférences ou des projections de films. Plutôt rare dans le pays, une telle bibliothèque revêt, sur le plan éducatif et culturel, une importance considérable.

Rosso – Jardin d’enfants de Satara

Au jardin d’enfants de Satara, situé dans un quartier très pauvre de la ville, Sœur Monique et deux mamans bénévoles s’occupent de 70 enfants âgés de 3 à 6 ans. En parlant de mamans bénévoles, il s’agit en fait de deux femmes dévouées qui gagnent l’équivalent de 25€ par mois. Ces enfants le plus souvent livrés à eux-mêmes ont la chance ici de recevoir de la chaleur humaine, de l’éducation, des notions d’hygiène, d’éveil à l’environnement.

Dans le jardin de l’école, ils apprennent à cultiver des légumes, des fleurs, à planter des arbres. Le plus pénible moralement, ajoute Sœur Monique, c’est de voir arriver la majorité de ces enfants le ventre vide et de ne pas avoir les moyens financiers pour leur offrir une récréation ou une cantine scolaire. La visite au domicile de  deux enfants fréquentant le jardin d’enfants est à peine soutenable : un taudis de maison d’une pièce sans WC, sans eau, où s’agglutinent une famille de dix enfants, dont le cadet de quelques mois est attaché nu dans le dos de sa maman. Les deux enfants rencontrés à la crèche sont à présent nus afin de garder leur seul habit pour se rendre demain rejoindre leurs camarades.

Amitiés

Frédéric et François