manakara une maman et son bebe en attente du lait

Constamment à l’écoute des cris de détresse

Bonjours à tous,

Le voyage, pour parcourir en taxi-brousse les 495 km qui séparent Antananarivo à Manakara, a duré 17.00 h. Les pertes de temps ont été nombreuses aux arrêts lors de la formation de « colonnes » réunissant un grand nombre de véhicules à l’entrée des parcours désignés « zones rouges ». Cette façon de procéder augmente sensiblement la sécurité face aux dangers d’attaque de voitures par des voleurs.

En rentrant dans la cour de la Communauté des Sœurs Filles de la Charité à Manakara, c’est une cinquantaine de mamans pauvres accompagnées de leurs enfants qui attende la distribution du lait offert par la Confédération suisse. La fourniture de ce précieux aliment nutritif disparaîtra malheureusement totalement dès la fin de l’année en cours. Cette décision incompréhensible de l’Autorité helvétique est inquiétante pour l’avenir. « Beaucoup d’enfants et d’adultes dénutris ont été sauvés jusqu’ici grâce au lait » précise Sœur Emmérentienne, responsable de la Communauté. « Qu’adviendra-t-il de ces pauvres innocents dans la futur ? »

Les Sœurs  restent constamment à l’écoute des cris de détresse des laisser pour compte à l’image de cette maman de sept enfants abandonnée par son mari et atteinte de paludisme sévère. Les enfants sont âgés de 2 mois à 11 ans. La Communauté assure l’existence des enfants et règle les frais d’hospitalisation et de guérison de la maman. Durant ma visite, une autre jeune maman démunie a frappé à la porte après avoir marché douze kilomètres à pieds avec son enfant d’un an, gravement handicapé par un « bec de lièvre ». Le nourrisson est incapable de profiter du lait maternel. Cet état de fait provoque de fortes douleurs à la poitrine de la maman. Il faut agir vite précise Sœur Emmérentienne, car cette situation peut provoquer un cancer des seins. A cette heure tout est réglé : la maman sera hospitalisée et le bébé opéré dès que possible.

En raison de la fête couronnant la béatification de Lucien Botovasoa du 14 au 17 avril prochain à Vohipeno, j’ai modifié mon planning de voyage afin de ne pas entraver l’engagement considérable des religieuses de l’évêché pour cette manifestation exceptionnelle. En quelques mots qui était Lucien Botovasoa, né en 1908 et mort martyr (on lui a tranché sa tête) en 1947 . Il a vécu toute sa vie de laïc marié, père de famille, instituteur catholique, engagé à tout donner aux autres, comme un vrai apôtre de la charité et de la foi. Il fut « le juste, l’homme de la vérité et de la simplicité du cœur » comme le disent encore les gens de Vohipeno.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Geneviève me relayera comme « ange gardien » de quatre Communautés des Filles de la Charité dans la région de Vohipeno à savoir ; Tanjomoha, Lucien Botovasoa, Andemaka M. Immaculée et Andemaka foyer enfants handicapés. Bon vent et beaucoup de plaisir à toi Geneviève.

Je passe actuellement faire mes adieux au Père Emeric et à toutes les religieuses de ces quatre Centres dont j’ai eu un énorme plaisir à partager leur joie et leurs difficultés durant six ans.

François

manakara une maman et son bebe en attente du lait

manakara une maman et son bebe en attente du lait

manakara preparation du lait

manakara preparation du lait

manakara-soeur emmerentienne la maman et son bebe

manakara-soeur emmerentienne la maman et son bebe

Manakara un bec de lièvre bien prononcé

Manakara un bec de lièvre bien prononcé

tanjomoha-gestion exemplaire du lait par soeur beatrice

tanjomoha-gestion exemplaire du lait par soeur beatrice

tanjomoha-confection de bancs pour la béatification de L Botovasoa

tanjomoha-confection de bancs pour la béatification de L Botovasoa

Moramanga-Ankazobe-petit groupe d'enfants orphelins

De grands coeurs

Bonsoir à toute et tous,

Ce qui frappe toujours, en arrivant à l’hôpital des Sœurs Petites Servantes du Sacré Cœur de Jésus à Moramanga, c’est la magnifique verdure entretenue avec professionnalisme par les jardiniers du Centre. Des milliers de plantes arboricoles, arbustives, buissonnantes, florales décorent le complexe hospitalier. De plus, un grand nombre d’arbres fruitiers et un potager permettent de récolter des fruits ainsi que des légumes frais pour le bonheur des patients. Les promenades, au calme, le long des allées à chacune unique de par leurs diversités, permettent aux lépreux, aux tuberculeux, aux malades convalescents de récupérer des forces physiques et mentales gracieusement.

Tous les malades n’ont pas la même chance à l’image de Francia, 16 ans, en fin de vie suite à des complications rénales et sanguines. Comment accepter de quitter ce monde si jeune ? Francia a décidé de demander d’être baptisée et de remettre son âme aux mains de Dieu.

La menuiserie du Centre, très bien équipée et organisée, occupent 13 menuisiers. Cette structure financièrement bénéficiaire permet d’équilibrer le budget du Centre hospitalier et de la Communauté. Socialement, offrir des emplois dans ce pays au nombre incalculable de chômeurs sans revenus, permet aux familles de ces ouvriers de vivre décemment.

 Chez les Sœurs Petites Filles du Sacré Cœur de Moramanga, 110 enfants orphelins ou issus de familles monoparentales très pauvres gambadent, pour la plupart pieds nus, dans la cour de la Communauté. En fait, seuls trois enfants ont encore leur papa qui ne les ont pas quittés.

Fabrio a été abandonné par ses parents à l’âge de deux ans. Il dormait dans le marché, puis devant la cathédrale où une Sœur l’a repéré et l’a emmené à la Communauté. Après quelques semaines, ce petit garçon a été confié à une famille unie. A la maison comme à l’école, cet enfant intelligent était très indiscipliné et fuguait régulièrement pour dormir au marché. A quatorze ans, il a été frappé à la porte du séminaire dans le désir de devenir prêtre. Mais ses démons ne l’ont pas si vite abandonnés et partait encore régulièrement dans le cadre de vie de sa petite enfance. A présent, il gagne un peu d’argent en portant de l’eau ou des bagages. Son argent non utilisé pour manger, il le porte aux Sœurs qui le place en épargne. Ici à la Communauté, il a trouvé son « nid » et sa maturité va grandissante.

Sœur Gemma, responsable de la Communauté, a encore beaucoup d’histoires tristes et touchantes d’enfants abandonnés, accueillis dans leur Centre. Cette Congrégation est pauvre, mais son accueil, son cœur est grand. Chaque matin un verre de lait et un peu de pain attendent ces jeunes comme à midi du riz à la cantine scolaire. RES est là pour les soutenir.

Moramanga parc de l'hopital

Moramanga parc de l’hopital

Moramanga-Francia 16 ans en fin de vie

Moramanga-Francia 16 ans en fin de vie

Moramanga Atelier de menuiserie

Moramanga Atelier de menuiserie

Moramanga pas d'hierbicide

Moramanga pas d’hierbicide

Moramanga entrée de l'hopital

Moramanga entrée de l’hopital

Moramanga-Ankazobe-petit groupe d'enfants orphelins

Moramanga-Ankazobe-petit groupe d’enfants orphelins

Moramanga-Ankazobe-Sr Gemma-Sr Victorine et une petite orpheline

Moramanga-Ankazobe-Sr Gemma-Sr Victorine et une petite orpheline

img_0706-moramanga-ankazobe-un-des-champs-cultive-par-la-communaute

Ambohimirary-Soeur-Angiola offre des tricots.

Vents dévastateurs, pluies diluviennes … mais les soeurs oeuvrent sans relâche.

Bonsoir à tous,

Voici quelques infos de Mada où un cyclone traverse actuellement le pays. Il se situe principalement au nord-est de l’île. Ici à Tana, les vents ne sont pas dévastateurs, mais les pluies sont diluviennes.

 Le Centre de Soavimbahoka fait office de lieu de rassemblement et de convalescence des Sœurs Filles de la Charité. Les jeunes filles en formation résident également ici.

L’édifice est beau et bien entretenu, mais le quartier est malheureusement le théâtre de fréquents vols et agressions. Certaines personnes ont même été prises en otage et relâchées après le paiement d’une rançon.

Malgré cela, les Sœurs œuvrent sans relâche à améliorer le sort des pauvres et à collaborer étroitement avec le Père Pedro, homme ayant sauvé des milliers de personnes de la misère. Actuellement, environ 19’000 jeunes fréquentent ses écoles, de la crèche à l’université, gérées par ce religieux hors du commun.

 Passé le portail de la Communauté d’Ambohimirary à Antananarivo, j’aperçois déjà au loin Sœur Angiola, 80 ans, traversant la cour au rythme d’une sportive de 20 ans. Infatigable et toujours optimiste, cette religieuse se déplace à vitesse grand V de la salle de consultation médicale à la visite des miséreux de ce quartier pauvre, sans électricité, de la capitale. Elle ne part jamais les mains vides ; son sac est toujours rempli de riz, de pain, de fruits… Je l’accompagne, avec Sœur Lydie rendre visite à Solange, jeune fille de 20 ans handicapée des deux jambes et clouée au sol suite à une grave maladie génétique. Son papa est mort accidenté et sa maman va effectuer quelques lessives à l’extérieur pour survivre. Solange vit avec sa maman, son frère et sa sœur cadets dans une pièce de 6 m2. Lorsqu’il pleut abondamment, sur ce versant pentu, l’eau rentre par la fenêtre. Et pourtant, le prix de location mensuel (35’000 Ar soit environ 10 €) absorbe la moitié du revenu de la famille. Solange est sans travail, sans aucun revenu, les journées sont interminablement longues. Elle ne peut tricoter, mais lorsque nous lui avons posé la question si la couture lui conviendrait, ses yeux ont rayonné.

Nous allons donc faire le nécessaire pour procurer une machine à coudre manuelle et tout le nécessaire pour que cette personne sans défense trouve sa dignité et la joie de subvenir quelque peu aux besoins financiers de la famille. En cas de besoin, me confie Sœur Angiola, des couturières bénévoles lui viendront en aide.

Il y a quelques mois, une fille handicapée a été retrouvée dans la cour de la Communauté. La maman a laissé un billet dans le col de son chemisier en mentionnant qu’elle s’appelait Fanilo et qu’elle n’était plus en mesure de s’occuper d’elle. Fanilo est très intelligente et souriante. Tout a été entrepris pour la mettre en confiance et régler les problèmes légaux. Suite à cela, elle a été placée chez les Sœurs Filles de la Charité à Ambatondrazaka, centre spécialisé pour la garde d’enfants handicapés.

Beau dimanche et belle semaine.

François

Soavimbahoaka des Soeurs souriantes malgré les difficultés

Soavimbahoaka des Soeurs souriantes malgré les difficultés

Ambohimirary-Solange handicapée ses petits frères et soeur-Soeur Angiola

Ambohimirary-Solange handicapée ses petits frères et soeur-Soeur Angiola

Ambohimirary-Fanilo-handicapée abandonnée dans la cour de la Communauté

Ambohimirary-Fanilo-handicapée abandonnée dans la cour de la Communauté

Soavimbahoaka maison d'accueil des Soeurs

Soavimbahoaka maison d’accueil des Soeurs

Soeur Annick, infatigable au service des pauvres

« La joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres »

Bonjour à tous,

Je suis bien arrivé à Tana avec une température nocturne de 25 degrés et un beau soleil depuis 07.00 h. le matin. Tout est OK à part la pauvreté qui me touche toujours aussi intensément malgré le temps qui passe. Beaucoup d’infirmes, d’enfants qui tendent la main, aux abords des routes, le long des trottoirs, pour calmer la faim qui les tenaille.

Pour Sœur Annick, 72 ans, responsable de la communauté de Tanjombato, c’est la grande forme malgré la présence quotidienne de dizaines de pauvres, de malades, de femmes enceintes (consultations prénatales) qui se présentent aux dispensaires. De plus, cette religieuse infatiguable gère une école de 1’800 enfants de la maternelle au secondaire, d’une crèche (47 enfants et bébés), de la promotion féminine (65 participantes) ainsi que la formation en atelier de menuiserie de 80 jeunes issus de familles pauvres. En fin de formation, ces jeunes professionnels reçoivent un certificat ainsi qu’une caisse à outils leur permettant de gagner leur vie en tant qu’indépendant.

Ce qui me donne la force, le courage, me dit-elle, après 48 ans de présence à Madagascar, c’est la joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres. Les retours ne sont pas matériels, mais simplement un sourire, une parole comme cette fille de 13 ans, qui me dit « maman », après lui avoir sauvée une jambe, suite à une infection des os. Ou encore le réconfort d’une fillette de 12 ans, enfant de parents drogués, venue en consultation prénatale, enceinte suite à un viol. Que seraient devenus cette maman et son bébé sans un suivi régulier, sans les conseils avisés de Sœur Annick et du service médical de la Communauté ?

Comme cadeau suprême et inoubliable, sœur Annick a eu la chance d’obtenir une audience avec le Pape François en juin dernier. Qui, plus généreuse qu’elle envers son prochain, mérite de rencontrer cet homme simple, humble, proche des pauvres ?

François

 

Miaramasoandro, préparation boisson Prodiétic

Prodiétic, témoignages et remerciements

Depuis quelques années déjà, la firme Prodiétic, offre gracieusement, par l’intermédiaire de RES, quelques tonnes de ses produits alimentaires de haute qualité énergétique aux pauvres les plus démunis.

Voici quelques témoignages, non exhaustifs, de certains bénéficiaires :

« Ce produit m’a fait de bonnes choses, car avant j’avais un peu de problèmes d’estomac, mais en le consommant je me sentais mieux (Aro).

Sœur Suzanne : « Antoinette, fille dénutrie de petite taille, bénéficiaire du produit, se déplaçait au dispensaire en fauteuil roulant. Elle regrettait le dimanche, jour de fermeture du dispensaire. Aujourd’hui, Antoinette marche seule. »

« J’aime beaucoup tous les produits Prodiétic car chacun à son propre goût et sa propre contribution à ma santé, vue que je dois travailler dur à la maison et en classe » (Emma).

Sœur Véronique : « tous les élèves aiment beaucoup ces produits et ils vous remercient, nous avec eux. Beaucoup d’étudiants n’ont pas d’aliments complets chez eux, ils viennent à l’école sans manger. Nous en désirons encore si c’est possible. Merci pour votre soutien. »

Sœur Julienne : « l’état de santé de Prisca, jeune adolescente malnutrie, 12 ans, 21 kg, avec de grosses carences alimentaires et des problèmes oculaires, s’est amélioré de façon spectaculaire dès les premiers jours de la prise du produit. »

« Jusqu’ici, aucun effet indésirable n’a été constaté. »

centre-ilanivato

Faire le bien à son niveau- demande prière

Monsieur Gérald,

Nous sommes dans la neuvaine de notre Mère Sainte Thérèse d’Avila par conséquent nous ne pouvons pas prendre comme une simple coïncidence, encore moins le fruit du hasard, le fait de voir, d’entendre, de lire à travers les médias tout ce qui ce qui passe en ce moment dans le monde, plus particulièrement ce qui en fait la UNE et – comme tout mal – fait beaucoup de tapages, faisant taire tant de biens qui s’opèrent dans le silence.EN SAVOIR PLUS

dsc04975

Merci pour les médicaments reçus

Un grand merci pour les médicaments destinés pour les élèves de l’Ecole Catholique Immaculée Antsalova.

Ils sont arrivés intacts.

Voici les photos avec les Soeurs qui les ont portés  à Antsalova.

Merci  infiniment de penser aux plus loins et plus nécéssiteux.

Que le Seigneur Dieu Vous bénisse tous!

Restons unis dans la prière.

Sr Eugénie

 

Tana - Maison d'hôtes, salle de conférence et dortoir

Des entreprises visionnaires

Comme prévu, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Mgr Marie Fabien dans la nouvelle maison d’hôtes à Antananarivo, propriété du diocèse de Morondava. L’oncle de Monseigneur était propriétaire d’un terrain dans la proche périphérie de la capitale. Cette circonstance heureuse a permis d’y construire une belle demeure au profit des membres du diocèse de passage à Antananarivo, au bénéfice également de familles pauvres accompagnant un des leurs hospitalisé dans cette grande ville ou encore pour de nombreuses classes d’enfants en voyage en cet endroit. En lieu et place de dépenser beaucoup d’argent pour des hôtels, les hôtes peuvent cuisiner et dormir ici sans frais.

L’évêque M. Fabien de Morondava est toujours aussi entreprenant et visionnaire. Il vient d’y acquérir 150 ha de terrain en friches pour y mettre à demeure des arbres fruitiers ainsi que des plants forestiers. Dix personnes travaillent en permanence sur ce projet qui permettra de belles productions de fruits pour les plus défavorisés ainsi que du bois devenu si rare et cher dans ce pays pourtant autrefois couvert de belles forêts. Sur ce terrain reboisé on y trouve de l’eau douce à 4 mètres de profondeur. Divers forages permettent d’arroser aisément les jeunes plants avant que les racines de ces derniers atteignent la nappe phréatique et prospérer rapidement.

Actuellement, 27’000 enfants ont la chance de profiter de l’enseignement dispensé par les Sœurs des différentes Communautés présentent dans le diocèse de Morondava. L’année scolaire s’est magnifiquement terminée ; toutes les meilleures notes proviennent des écoles gérées par les religieuses.

Sœur Charline de la Communauté Notre Dame de la Salette à Andoharanofotsy, se remet gentiment d’un problème de santé tenace. Pourtant, son courage et sa disponibilité envers la cinquantaine d’enfants handicapés mentaux présents au Centre sont intacts. Ces jeunes âgés de 6 à 18 ans ont la chance, en plus de bénéficier de soins médicaux spécifiques, de fréquenter l’école du Centre. La Communauté dispose de très peu de moyens financiers et a des difficultés à acheter le matériel scolaire nécessaire ainsi que pour l’habillement des enfants handicapés internes à l’établissement. Le renouvellement de la demande d’aide 2015 s’élève respectivement à 4’080’000 Ar et 126’500 Ar, soit au total 4’206’500 Ar (cf devis en annexe).

Ce lundi 26 juin, c’était le jour de la fête nationale. En ce jour de 1960, Charles de Gaules, Président français de l’époque, proclamait l’indépendance du pays. Les Malgaches aiment festoyer, mais pour les plus démunis, c’est un jour comme les autres, occupés à trouver à se mettre un petit quelque chose sous la dent.

Belle semaine

François

 

mahabo-la maison des soeurs et le riz sèche au soleil

Dispensaire et nouvelle école : un succès grandissant !

Le succès grandissant du dispensaire de Mahabo prouve bien le besoin d’un établissement de ce type dans la région ainsi que la qualité des soins prodigués. En effet, toujours plus de patients viennent se soigner ici. Depuis un mois, un médecin complète l’équipe médicale performante déjà en place dès son ouverture en 2014. Comme dans d’autres endroits du pays, les tuberculeux en traitement sont nombreux en raison de la précarité ambiante. Trente bébés malnutris sont là régulièrement pour reprendre des forces. Dix mamans sont décédées dernièrement suite à des accouchements difficiles perpétués en brousse ou à l’hôpital public. Cette sombre réalité s’explique non seulement par la précarité des moyens d’intervention, mais également par la faiblesse physique quelques fois extrême des mères malnutries et épuisées par leurs lourdes tâches quotidiennes. Cette situation est non seulement dramatique pour ces pauvres mamans victimes, mais le vide laissé par ces dernières laisse souvent de nombreux enfants orphelins séparés de leur nid familiale ou abandonnés à leur sort.

Le lait ainsi que les médicaments offerts par RES sont très précieux et appréciés. MERCI. Trois médicaments, difficilement trouvables ici, ont été rajoutés à la liste officielle ci-joint. Est-il possible de les obtenir par PHI ?

La Communauté des Filles de Marie à Manamby se situe à 15 km à l’est de Mahabo, proche de la route nationale no 35. Quatre Sœurs œuvrent ici au bon fonctionnement de la nouvelle école inaugurée en 2014. Au total 170 élèves ont la chance de s’instruire dans ce bel édifice, de la préscolaire  à la primaire. Avant l’arrivée des religieuses, ces enfants n’avaient tout simplement pas l’opportunité de fréquenter l’école.

J’avais prévu de me rendre chez les Sœurs Filles de Marie à Ankiliabo à moto, à une heure de piste de Manamby. Mais voilà que les deux religieuses œuvrant à ce Centre, Sœurs M. Jeannine et M. Sylvia, se trouvaient déjà à Manamby. En fait, il n’y a pour l’instant pas de logement pour les Sœurs à Ankiliabo, ces dernières logent ici avec leurs Consœurs. Si une séance les occupe en soirée, elles logent exceptionnellement chez un catéchiste du village. Les Pères Carmes précédèrent les religieuses avant l’arrivée de ces dernières pour la rentrée scolaire 2013-14. La population de la commune rurale d’Ankiliabo est très dispersée et le bâtiment scolaire se trouve ainsi isolé. Actuellement 120 élèves fréquentent l’école de la Communauté et l’on projette de construire deux nouvelles classes compte tenu des nombreuses nouvelles demandes de scolarisation. « Les moyens financiers étant très faibles, un bâtiment léger en bois pourrait dans un premier temps faire office de salles de classe. Il y a encore beaucoup d’enfants illettrés dans la région, et le fait d’avoir des camarades à l’école stimule les autres, précise Sœur M. Jeannine ». Pour info, le salaire d’un instituteur à Ankiliabo est de 100’000 Ariary/mois, ce qui représente un petit 30 €/mois.

C’est en pirogue que l’on se rend sur l’île de Betania visiter les deux Sœurs de la Fraternité Contemplative et Missionnaire. La Communauté est présente sur cette île des pêcheurs depuis 2003. Leur mission consiste principalement à l’évangélisation et à l’enseignement du catéchisme à plus de 200 enfants. Une soixantaine d’élèves en préscolaire bénéficient également de leurs connaissances pédagogiques. Merci pour le lait RES si apprécié.

Si non tout est OK, la santé est au top et le soleil brille quotidiennement à Morondava. Mgr Marie Fabien est actuellement en conférence des évêques à Fianarantsoa, j’aurai l’opportunité de le rencontrer à Tana.

Amitié

François

Fanantenana - un bébé bien portant grâce au lait en poudre

le courage des soeurs 7 jours sur 7

La différence de température entre Antsirabe, ville la plus fraiche de Madagascar, et Morondava est importante. Actuellement, la température nocturne à Antsirabe n’atteint pas les 10 degrés alors que cette dernière est de plus de 20 degrés à Morondava. Ici sur la côte spécialement, la pluie manque cruellement. Tout est très sec, il n’a plu qu’à quatre reprises depuis le début de l’année.

Les huit Sœurs de Notre Dame de la Salette de Bermanonga Morondava travaillent non seulement à l’école, mais ces religieuses courageuses se rendent régulièrement besogner dans les rizières de la Communauté. Le riz récolté ne suffit pas uniquement aux besoins du Centre, mais en moyenne dix tonnes sont annuellement vendus. Le fruit de cette vente est précieux pour équilibrer quelque peu le budget. Deux vaches pour jouir d’un peu de lait, quelques porcs et de la volaille permettent d’améliorer également l’autonomie du Centre au niveau alimentaire.

La sécheresse de cette année réduit presque à néant les revenus de la rizière communautaire. Beaucoup de parents d’élèves sont cultivateurs et eux aussi subissent de plein fouet le manque de récolte. L’argent fait défaut et les factures d’écolage ne sont pas honorées. De plus, les vols et l’insécurité augmentent ; les religieuses sont inquiètes d’être victimes d’attaques, le sommeil est léger. Il faut songer à construire un mur d’enceinte autour de la propriété. Un devis est en préparation.

C’est donc une année de « vaches maigres » et difficile pour la Communauté. Mais tout n’est pas sombre ; les panneaux solaires financés par RES permettent une économie substantielle d’électricité publique. Ne plus subir les délestages récurrents de la Jirama, payer des factures fortement allégées et passer les soirées hors de l’obscurité et un cadeau du ciel me confie Sœur Mariane. MERCI à RES de la part de toutes les Sœurs bénéficiaires de cette installation.

Au dispensaire Fanatenana des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, Sœurs Dr. Valérie subit les affres de la pauvreté grandissante par les consultations toujours plus nombreuses de bébés malnutris. Heureusement, le lait RES est d’un précieux secours pour tous ces petits innocents. MERCI. Le problème réside encore pour les enfants ayant passé le cap d’un an. Le lait entier fait défaut et les conséquences néfastes sur la santé des petits sont manifestes. Le panneau à l’entrée du dispensaire indique que les portes sont ouvertes à tout le monde, les plus dépouillés sont bienvenus.

La qualité des soins est ici reconnue loin à la ronde, les personnes aisées sont toujours plus nombreuses à se faire soigner, ce qui compense financièrement les consultations sans revenus.

Jusqu’ici, ce dispensaire n’a pas encore bénéficié des médicaments PHI. Les documents exigés pour tirer avantage de cette précieuse aide sont annexés à la présente.

Intentions de prières.

Pour que les nombreuses personnes travaillant par nécessité  sept jours sur sept, reçoivent un salaire décent leur permettant de consacrer le dimanche à la prière et au repos.

Amitié

François