Quel dynamisme !

Cher Edouard,

L’Oratorio Don Bosco, dont le Père Salézien Bépi est Directeur, est riche en activités :

  • Formation de 25 séminaristes cette année, 30 en 2020
  • Réinsertion  dans la société, des jeunes nécessiteux issues de familles très pauvres, visite des familles
  • Formation au travail de 150 jeunes (agro-élevage, maçonnerie, menuiserie, mécanique automobile, soudure
  • Protection des droits de l’enfant (alphabétisation, notions scolaires, envoi dans des écoles privées). Aide financière pour l’écolage, cantine scolaire). Participation des parents à raison de 10’000 Ar/an.
  • Elevages de 1’500 poules pondeuses, 800 poules de chaire, canards pour production de foie gras, apiculture, porcherie, en collaboration avec la société AFAFI, spécialiste dans ces différents domaines (tél. 034 98 961 38).
  • Elevage de vaches laitières produisant en moyenne 28 litres de lait/jour. Fabrication de fromage, yaourts.

Le riz pour la cantine scolaire est acheté lors de la récolte au prix moyen de 850 Ar/kg. Le rendement, après décorticage au Centre, s’élève en moyenne à 65%. Les déchets représentent un excellent aliment pour les porcs. L’opération est intéressante sachant que le prix moyen du riz dans la commerce s’élève en moyenne à 1’750 Ar/kg (bénéfice d’environ 600 Ar/kg + son pour les porcs).

Les sacs de riz brut sont entreposés dans trois containers aérés, cadenassés. Trois gardiens surveillent la propriété. Le responsable des stocks contrôle le séchage du riz à l’achat. Jusqu’ici, on ne témoigne aucun problème de moisissure ou de présence de bestioles, selon les affirmations des Pères Bépi et François. Actuellement, 40 tonnes sont entreposés dans ces containers, avec l’arrivée prochaine de 7 tonnes supplémentaires. Pour la gestion des stocks, j’ai transmis et proposé l’utilisation de formulaires à l’image de ceux utilisés pour le lait suisse. Père François, responsable des stocks, promet un retour trimestriel à RES de l’état qualitatif et quantitatif des stocks, avec si possible quelques photos.

Actuellement 230 jeunes et 20 animateurs et professeurs bénéficient de la cantine scolaire, soit environ 75 kg/jour. Le riz est régulièrement accompagné de légumes, poissons, viande ou œufs.

Amitié

François

Oratorio Don Bosco, poules pondeuses

Oratorio Don Bosco, Père François

Oratorio Don Bosco, fromage maison

Oratorio Don Bosco, distribution du repas à la cantine scolaire

Oratorio Don Bosco, sacs de riz brut

Oratorio Don Bosco, Père Bepi devant les conteneurs de riz

Panneaux solaires et lait : des dons bien utiles.

Comme partout ailleurs, le nombre de consultations au dispensaire des Sœurs Cœur Immaculée de Marie à Sevaina a beaucoup augmenté en début d’année en raison de la rougeole principalement. Il faut malheureusement déplorer trois décès de patients étant venus au dispensaire beaucoup trop tard. La tradition consistant à se faire soigner chez un guérisseur est encore bien ancrée dans la population.

La Communauté de Sevaina aura prochainement la chance de bénéficier de l’expérience de professionnels français du Groupe « Energie Assistance France » (EAF) pour l’installation de panneaux solaires. La maison des Sœurs, l’internat de jeunes filles ainsi que le dispensaire seront raccordés à ce nouvel équipement.

Sœur Supérieure Angeline a toujours quelques problèmes de santé. Elle remercie chaleureusement RES pour sa précieuse participation aux frais médicaux.

Chez les Sœurs Filles de Marie à Fianarantsoa, 11 familles très pauvres vivant anciennement dans les rues de la ville, apprennent à cultiver dans les champs appartenant à la Communauté. Chaque famille loge dans une case et a reçu l’outillage nécessaire pour jardiner son lopin de terre. Au début, la semence a également été offerte, ces démunis ayant les poches vides. Les enfants ont la chance actuellement d’aller à l’école, conditions que les religieuses ont fixées aux parents pour venir s’établir en ces lieux. Comment ne pas admirer l’œuvre de ces Sœurs qui redonnent dignité et espoir à ces malheureux ?

Le lait 1er âge offert par RES est arrivé dernièrement au Centre. C’est un don du ciel s’exclame Sœur Juliette, infirmière diplômée assurant le suivi de 41 nourrissons orphelins et jumeaux de moins de 6 mois.

Amitié     François

Sevaina, vue sur le dispensaire, l’internat et les écoles

Fianarantsoa Manantenasoa, la maison des Soeurs rénovée

Fianarantsoa, femme pauvre de la rue

Fianarantsoa Manantenina, Soeur Juliette et les paniers confectionnés par des femmes abandonnées.

Une « maman » pleine de douceur et sourire

Ce matin à Vangaindrano, c’est la messe d’adieu à Sœur Olga, directrice de l’école de la Communauté des Filles de la Charité. Les 1’690 élèves, de la maternelle au secondaire, sont tous là pour remercier leur regrettée patronne. La cérémonie, tout en prières, chansons, allocutions, dure deux heures et demie. Cette religieuse mérite bien toutes ces attentions, après 6 ans, seule à la barre à gérer les finances, le corps enseignants, les revendications et manquements financiers des parents d’élèves… Dès la semaine prochaine, Sœur Olga reprendra la responsabilité des écoles à Farafangana Ambatoabo.

La construction d’un bâtiment scolaire supplémentaire débutera prochainement ici à la Communauté de Vangaindrano; le Père Pedro financera l’achat des matériaux.

Chaque semaine, Sœur Béatrice rend visite aux prisonniers dans la nouvelle prison régionale ici à Vangaindrano pour y apporter des vivres et des soins médicaux. C’est également son humour et sa joie de vivre qu’elle transmet aux 160 détenus ; femmes, mineurs, hommes de tous âges. Tout le monde ici l’appelle « maman » avec douceur et sourire dans ce lieu pourtant austère et inhospitalier. Plus tard dans la journée, c’est également la visite hebdomadaire aux onze lépreux regroupés dans de petites maisons à l’extérieur de la ville. Là aussi, tout le monde l’attend avec le sourire malgré l’isolement de ces laisser pour compte, abandonnés de leurs familles. Du riz, du savon et un peu d’argent leur suffit pour ne plus venir quémander en ville. En plus du jardin potager communautaire à leur disposition, Sœur Béatrice a acheté quatre poules et un coq pour chaque malade. Quel magnifique exemple d’amour et de solidarité envers ces démunis.

Mahavoky Nord se situe à 60 km au nord de Mananjary. On peut y accéder par une piste en mauvais état (3-4 h. par temps sec) ou par voie navigable (5 h. de canot et 6 h. de pirogue). Aucun taxi-brousse ne s’aventure sur cet accès pourtant appelé «  route nationale 11 ». La bagnole de la Communauté est « fatiguée » et n’est plus que décor depuis un an. Quelques véhicules tous-terrains passent par là et permettent d’éviter de longs trajets à pieds aux voyageurs munis de quelque argent.  Plusieurs Congrégations ont été sollicitées par l’évêque pour servir en ce lieu retiré, mais seules les Sœurs Filles de la Charité n’ont pas eu peur de s’engager en 2016 dans cette lointaine campagne.

Plus de 50% des enfants de cette région ne sont pas encore scolarisés me confie Sœur Irma, responsable de la Communauté. Ils sont bergers ou travaillent aux champs. Il n’est pas rare que des adolescents de 12 – 14 ans se marient, deviennent parents et se quittent peu d’années après leur vie commune.

Un magnifique dispensaire sera inauguré le 30 mai prochain par l’évêque du diocèse Mgr José Alfredo. Comment ne pas apprécier, ici loin de tout, le lait pour nourrissons ainsi que  les médicaments envoyés par RES ?

Belle semaine à toutes et tous

François

Vangaindrano, Soeur Olga durant la messe d’adieu

Vangaindrano, beau jour pour les prisonniers

Vangaindrano, soeur Sup. Béatrice offre un peu d’argent et de vivre aux lépreux

Vangaindrano, soins à un lépreu

Mahavoky, salle d’attente provisoire du dispensaire

Mahavoky, patiente du dispensaire

Mahavoky, nouveau dispensaire

Mahavoky, maison des Soeurs à l’arrière plan

Mahavoky, les Soeurs de la Communauté avec leurs 2 orphelins

 

 

Ces gestes d’amour et de solidarité qui aident les plus pauvres

La piste Vangaindrano –Manambondro a été entretenue dernièrement et l’état de cette dernière est actuellement acceptable malgré quelques passages chaotiques. Par contre, le tronçon Manambondro – Manantenina, avec ses quatre rivières à traverser sur un bac, reste très difficile. C’est une succession de trous ou d’ornières creusés par des camions ou par l’érosion de l’eau, des zones sablonneuses redoutées par les motards que nous sommes, du gravillon mouvant sous le pneu, des pentes de plus de 30% d’inclinaison obligeant le passager à descendre quelques dizaines de fois de sa bécane. Sept heures sont nécessaires pour parcourir les quelques 65 kms qui séparent ces deux villages de brousse.

Quatre enfants issus de familles dans la misère sont totalement pris en charge par la Communauté des Sœurs Filles de la Charité à Manantenina. Ces jeunes, très amaigris lors de leur arrivée en ces lieux, ont repris des forces et fréquentent l’école de la place, gérée par des Pères. D’autres écoliers sans ressource bénéficient de la charité des religieuses, dont une fille très intelligente désirant devenir médecin. Ses parents parviennent à assumer le septième des frais de pension et de scolarisation, le solde étant pris en charge par la Communauté. Comment ne pas admirer ces gestes d’amour et de solidarité des Sœurs qui permettent à tant de jeunes innocents d’échapper à leur ghetto et qui sait, demain aideront d’autres nécessiteux.

Aujourd’hui, c’est un jour pluvieux pour se rendre à Ranomena à moto. Trois heures sont nécessaires pour parcourir les 42 km qui séparent ce village de montagne à Vangaindrano. Par endroits, la terre latéritique argileuse humectée d’eau est comparable à de la glace. C’est le constat observé lors de notre chute-glissade sans gravité. La différence se note à la couleur des habits.. !!

Ici au dispensaire de Ranomena, grand-maman Soamiray porte sa petite-fille Zafizoa de 2 mois dans ses bras ; ce bébé pèse 2.5 kg. Le même jour, cette bonne grand-maman a perdu son fils et sa fille, maman de la petite Zafisoa, suite à une violente épidémie de rougeole provoquant de nombreuses  victimes dans la région. La petite pleure, elle a faim, elle s’accroche aux seins taris de sa grand-maman. Heureusement, Sœur Céline, infirmière de la Communauté, possède et offre du lait 1er âge envoyé par RES. Beaucoup d’autres orphelins profitent encore de ce précieux lait que la Confédération suisse, généreuse par le passé, a stoppé, dons pourtant si bienfaisants en 2018.

Fraternellement

François

Manantenina, Soeur infirmière Véronique prodiguant des soins

Ranomena, chapelle de la Communauté

Ranomena, grand- maman Soamiray et sa petite-fille Zafisoa

Ranomena, élèves de la Communauté

Vangaindrano, mon pilote Memera et sa famille

 

Les besoins en lait pour nourrissons continuent d’augmenter

Les visites fraternelles des Communautés situées dans le voisinage de Vohipeno prouvent que les besoins en lait pour nourrissons augmentent constamment. Les orphelins sont toujours plus nombreux alors qu’un grand nombre de mamans sont tellement faibles et amaigries, qu’elles ne peuvent allaiter leur progéniture.

Isabelle et Pierre, couple français intéressé par le fonctionnement basé sur la gratuité de RES, m’accompagnent ici sur la côte sud-est de l’île. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux », telle est la situation actuelle des « anges gardiens » de notre association. Le partage est une source de joie et de bonheur, venez !

Pierre et Isabelle en particulier, manifestent un authentique plaisir à rédiger et à transférer sur images les événements et les émotions qu’ils ressentent. Ce sera pour moi également une réjouissance de découvrir leurs propos.

Amitié   François

Tangainony -Farafangana, Isabelle et Pierre au fil de l’eau

Les voies ferrées, les routes ne sont pas entretenues, la rougeole fait rage, les Soeurs soignent dans la joie !

 

Habituellement, le train Moramanga- Ambatondrazaka circule 2 fois par semaine. En novembre dernier, un pont s’est écroulé sous son passage causant deux morts et plusieurs blessés. L’entretien, ici à Madagascar, est un terme assez peu connu. On attend en général la panne ou la casse pour réparer. Dans le cas de cette voie ferrée, les rails ainsi que les traverses de support ont plus de 70 ans ; ils sont toujours là, bricolés occasionnellement. Il en est de même pour les ouvrages d’art qui vieillissent sans soins.

Par la route, pour le même trajet entre les deux villes, il faut 7 heures pour parcourir les 156 km, malgré un tiers du parcours sur une chaussée goudronnée en bon état. Le reste n’est qu’un alignement de trous mettant à rude épreuve les véhicules ainsi que leurs occupants.

Chez les Petites Servantes du Sacré Cœur à Ambatondrazaka, le travail au dispensaire ne manque pas, en particulier en début d’année. La rougeole a fait rage dans la région. On a consulté jusqu’à 240 patients atteints de la rougeole par jour. Il faut malheureusement déplorer une vingtaine de morts dans la contrée.

Actuellement, 20 bébés de 0 à 6 mois,  orphelins ou abandonnés, reçoivent quotidiennement du lait des mains des Sœurs. C’est la joie à la Communauté avec l’arrivée du lait RES aujourd’hui même. MERCI.

Comme de coutume depuis 2008, une équipe d’ophtalmologues-chirurgiens bénévoles Italiens se rendent ici aux dispensaires deux fois par année. Lors de cette visite, 80 patients, souvent gravement atteints, ont été opérés. Depuis la première arrivée de ces spécialistes bénévoles, 6618 patients ont retrouvé une bonne vue grâce aux opérations et soins prodigués.

Amitié   François

 

PS : Merci pour les médicaments offerts gracieusement depuis quelques années par PHI et RES. Un médicament est ici introuvable et très utile : « la Digoxine Sterop (No 61 de la liste). Est-il possible d’en livrer 8 boîtes lors d’une prochaine livraison ?

Ambatondrazaka, des scieurs de long en pleine ville

Ambatondrazaka, Soeurs Lucienne et Sabine

Ambatondrazaka, maison des Soeurs dans la verdure

Ambatondrazaka et ses rizières

Un traitement médical adéquat et l’hospitalité des religieuses sauvent les plus malheureux

Les Petites Servantes du Sacré Cœur d’Ambohimirary acceptent avec plaisir de tester le produit Cérolac de Cremo sur 50 personnes comme prévu. Nous avons convenu d’élargir les bénéficiaires à partir d’un an avec des dosages correspondant au poids de l’enfant. Les Sœurs sont déjà en possession des 50 formulaires prévus à cet effet. Les deux boîtes offertes par Cremo lors de notre rencontre sont à leur disposition.

Rien de particulier à relever chez les Sœurs Petites Filles du Sacré Cœur de Jésus (1’600) à Moramanga si ce n’est que Sœur Gemma, Supérieure de la Communauté, est actuellement en Italie et qu’elle nous transmettra à son retour un projet encore en gestation.

A l’hôpital des Petites Servantes du Sacré Cœur situé à 3 km de Moramanga, Sœur infirmière Nantenaina m’informe que les hospitalisations des tuberculeux ont été nombreuses cette année. L’arrivée de quatre patients a été spécialement bouleversante. Après quatre jours de marche, une maman et ses deux enfants de neuf mois et deux ans et demi, accompagnés de la grand-maman, sont arrivés à l’hôpital affaiblis, malades, sévèrement dénutris. La maman pesait 20 kg alors que la balance indiquait son fils  de deux ans et demi à 6 kg. A l’examen médical, seule la grand-maman n’était pas tuberculeuse. Amaigrie mais résistante, cette dernière a porté les deux enfants tout au long du parcours, un dans le dos et l’autre sur le devant de son corps. La maman parvenait juste à marcher toute seule. Au menu des quatre jours, un peu de riz qu’elles demandaient de cuire lors du passage dans des zones habitées. Les nuits étoilées éclairaient leurs corps meurtris quelque part dans la campagne.

Aujourd’hui, après 2 mois d’hospitalisation et un traitement médical adéquat, le test est négatif pour les trois patients et la maman pèse 34 kgs. La grand-maman est là pour préparer les repas. Que seraient-ils devenus ces malheureux aux poches vides sans l’hospitalité et les soins prodigués par les religieuses ?

Amitié  François

la maison des Soeurs

Arbre à piments

Soeurs dans leur beau jardin potager

Parc de l’hôpital au crépuscule

hôpital des Soeurs, une famille de rescapés après 2 mois de soins

Soeur Nantainina en compagnie des survivants

Tana – Epidémie de rougeole, la malnutrition toujours trop présente

Sœur Angèle, toujours aussi dynamique malgré ses 82 ans, m’informe que la rougeole a été virulente cette année. Un garçon de 7 ans, arrivé trop tardivement à la Communauté, est malheureusement décédé suite à cette épidémie. Beaucoup d’autres victimes, vaccinées pour certaines, sont mortes de cette maladie. D’aucuns vaccins ne sont protégés correctement de la chaleur alors que des personnes tellement faibles, malnutries, ne résistent pas à ces attaques.

D’autre part beaucoup de nourrissons malnutris sont soignés à la Communauté grâce au lait offert par RES. On pratique également ici la technique du « kangourou » qui consiste à placer le bébé nu sur le cœur de la maman ou d’une autre personne. Le dialogue aidant, le nourrisson se sent entouré, aimé, et progresse rapidement. Les soins médicaux à domicile sont en constante augmentation, constate Sœur Angèle. La pauvreté est telle que ces patients n’ont même pas de quoi payer un transport à l’hôpital.

Solange, fille de 21 ans handicapée de ses deux jambes, a retrouvée la joie de vivre grâce à l’offre d’une machine à coudre. Autrefois résignée à demeurer immobile et inactive, elle gagne aujourd’hui dignement sa vie des revenus de la couture. Grâce aux religieuses, elle a quitté avec sa famille un taudis exigu de 6 m2, sombre et humide pour habiter dans une chambre vaste, claire et saine.

Une magnifique nouvelle bibliothèque profite à tous les enfants de la région. RES, en collaboration avec Biblionef, a financé l’entité des ouvrages forts appréciés de cette jeunesse en devenir.

 Belle Fête de Pâques à toutes et tous ainsi qu’à vos familles

François

Trottoir de Tana

…fière de porter un beau tricot RES

Srs Angèle et M. Lydie,responsable de la bibliothèque.

matériel confectionné par des mamans très pauvres

Sr Jacqueline, responsable de la Communauté

Tanjombato – Un dynamisme sans faille au service des pauvres

Comme de coutume, l’animation à la Communauté de Tanjombato à Antananarivo est trépidante. Sœur Annick, toujours aussi dynamique malgré ses 73 ans, m’énumère tout le petit monde sans ressource qui gravite quotidiennement dans le Centre ; femmes enceintes et allaitantes (43), nourrissons de 0 à 12 mois (74), enfants de 1 à 15 ans (207), tuberculeux et personnes âgées (50). De plus, 883 enfants orphelins ou issus de familles très pauvres mangent un repas à la cantine scolaire. Pour certains, c’est le seul repas de la journée me confie Sœur Noëline. Pour survivre, des mamans travaillent à porter des briques de terres cuites sur la tête pour gagner au plus 3’000 Ariarys/jour (0,75 €) alors que le kg de riz coûte 1’500 Ariarys.

La cuisson des repas à la cantine scolaire s’effectue sur des cuisinières à copeaux de bois. Ce produit énergétique abondant, provenant des menuiseries –charpenteries de la capitale, est gratuit. A contrario, le charbon ainsi que le bois de feu sont très chers, à l’image du gaz et de l’électricité. La seule difficulté avec ces copeaux de bois pas toujours secs, est de devoir ventiler manuellement le foyer pour maintenir un brasier bien vivant.

Cette année, un don d’un organisme de bienfaisance a permis de construire une petite salle de consultations prénatales. Grâce au dynamisme de Sœur Annick, quelques semaines ont suffi à construire ce petit édifice qui permet aux mamans les plus en danger d’avoir un suivi professionnel de leur grossesse difficile.

La Communauté des Sœurs de Notre Dame de la Salette à Andoharanofotsy (750), a reçu l’autorisation d’ouverture de leur dispensaire en date du 14 novembre dernier. Tous les documents dûment remplis et signés en vue de l’obtention des médicaments de la « Pharmacie Humanitaire Internationale » (PHI) sont annexés à la présente. Sœur Charline remercie infiniment RES pour l’offre de son précieux lait.

La Communauté projette la construction d’un grand centre médical pré-devisé à plus de 80’000 €. Des demandes d’offres complémentaires ainsi que l’approbation des organes supérieurs sont encore attendus.

Intention de prière : Sœur Charline, 40 ans, supérieure de cette Communauté, est atteinte d’un cancer d’un sein.

PS : les Communautés visitées qui ne connaissent pas de problème ou n’ont pas d’événements particuliers à signaler n’apparaissent pas dans ces petits rapports de visite.

Fraternellement

François

 

Cuisinière à copeaux de bois

Préparation des légumes pour la cantine scolaire

Soeur Annick dans le nouveau local de consultation prénatale.

Soeur Charline

Merci pour vos dons !

Bonjour Madame Dominique,
J’ai le plaisir, au nom de notre association humanitaire “Réseaux des Entrepreneurs Solidaires” (RES) ainsi que des Sœurs “Petites Servantes du Sacré Cœur” (PSSC) à Antananarivo de vous transmettre quelques photos de leur nouvelle bibliothèque qu’elles ont eu le privilège et la chance d’achalander grâce à votre générosité.

“Les enfants vont toujours à l’école et le samedi, avec joie, ils profitent d’aller à la Bibliothèque pour lire et renforcer ce qu’ils ont appris à l’école”, nous écrit la Sœur responsable de la bibliothèque. Les écoliers bénéficiaires, orphelins ou issus pour la grande majorité de familles très pauvres, “sont très heureux et satisfaits”. Tous, en cœur avec les Sœurs, ils vous disent “MERCI pour votre magnifique cadeau”.

“Occuper et instruire les enfants grâce à la présence d’une bibliothèque est un don du ciel” m’a révélée une religieuse. Sans cela, beaucoup d’enfants innocents n’ont d’autres choix que d’errer dans les rues.

En réitérant mes chaleureux remerciements, je vous présente, Madame Dominique, l’expression de mes sentiments respectueux.

François Pasquier pour le RES

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