«  A la vue du travail à accomplir, c’était un vrai besoin de s’établir en ces lieux »

Il y a une année et demie, les Sœurs Missionnaires de Marie (Maristes) s’installaient à la périphérie d’Antsirabe dans un immeuble acheté à un expatrié. Quelques petites transformations dans ce bel immeuble en briques rouges suffirent à loger quatre religieuses et aménager quelques petites salles pour accueillir des femmes pauvres. Elles viennent ici toujours plus en nombre pour se former durant un an dans le domaine de la couture, du tricot, de la cuisine. Le désir de la plupart de ces apprenantes est de poursuivre cette formation sur deux ans, mais pour l’instant les finances manquent pour assurer le salaire d’une formatrice. La Communauté est pauvre et chaque Euro compte. L’an passé, les religieuses ont beaucoup apprécié l’aide de RES pour l’achat de livres et de mobilier pour une nouvelle bibliothèque ainsi que pour l’acquisition de cinq machines à coudre. La Communauté assure également un soutien scolaire à plus de cinquante enfants et adolescents en difficultés ainsi qu’à vingt cinq prisonniers mineurs. «  A la vue du travail à accomplir, c’était un vrai besoin de s’établir en ces lieux », me communique Sœur Perpétue, responsable de la Communauté.

Intention de prière : pour de nouvelles vocations dans cette Congrégation des Sœurs Maristes en perte de vitesse. Au nombre de 800 il y a cinquante ans, les religieuses sont moins de 400 actuellement, dont nombreuses sont âgées.

Rakoto, jeune homme de 23 ans, travaille comme cuisinier et homme à tout faire dans une gargote (restaurant malgache) à Antsirabe. Il désire économiser et assurer au mieux son avenir. Le salaire de cuisinier est petit, raison pour laquelle il travaille encore comme gardien de nuit pour son même patron européen. Le salaire mensuel cumulé de ces deux emplois s’élève à 150’000 Ariarys (soit 40 €). N’est-ce pas une forme d’esclavage que d’user physiquement et psychologiquement d’un être humain pour un si misérable salaire ?

Fraternellement

François

Antsirabe, Soeur Irène dans sa bibliothèque

Antsirabe, Soeurs Irène, Sr Alégria et Sr Perpétue

Antsirabe, la maison des Soeurs Maristes

Antsirabe, jolie chargement

Antsirabe, le centre de rééducation

Ces sourires qui vous disent Merci !

L’an passé à cette même période, je visitais le Centre de rééducation pour enfants handicapés à Antsirabe géré par les Sœurs Filles de la Charité. J’expliquais que Martine et Delphine, jumelles, orphelines, 13 ans, étaient ici depuis 3 ans. Leur maman était décédée et leur papa, pauvre, s’occupait de ses trois autres enfants en brousse. Cette durée de 3 ans était anormalement longue en raison de la fragilité extrême des os des jambes de ces deux adolescentes ; les ruptures se succédaient les unes après les autres. Sans intervention médicale, l’avenir de ces jeunes jumelles était dramatique. Le médecin proposait l’implant de « clous télescopiques » à chaque jambe. Le problème, c’était le prix de l’intervention, soit plus de 1’000 €. Grâce à l’aide financière de RES, les deux jeunes filles ont été opérées dernièrement avec succès. Dans quelques semaines, elles marcheront et ne seront plus « clouées » au sol à jamais.

Noella, 8 ans, a eu moins de chance que ses amies Martine et Delphine. Elle était ici en convalescence à la Communauté à Antsirabe suite à l’opération de ses pieds bots. Asthmatique, les complications se succédèrent (infections, forte fièvre) avant de quitter ce monde le jour de son anniversaire.

Sœur Bernadette, responsable de la Communauté des Sœurs Ursulines d’Andraikiba, est fière et reconnaissante de me montrer  la bibliothèque du Centre. Elle a été récemment enrichie par 50 cartons de livres de tous genres offerts par Biblionef et RES. Depuis ce moment, un grand nombre des 1’230 élèves et étudiants, se rendent régulièrement dans cette vaste salle de lecture pour étudier et se divertir. « C’est un bon apprentissage de la lecture pour les petits et un stimulant pour aimer plus tard les livres » me confie Sœur Bernadette. Afin d’assurer longue vie à cette bibliothèque bien achalandée, aucun livre ne peut être emporté au domicile des élèves, cases ou petites maisons souvent surpeuplées. Au nom de la Communauté et de tous les bénéficiaires de la bibliothèque, Sœur Bernadette remercie chaleureusement Biblionef et RES pour leurs précieux soutiens. Depuis cette année, l’administration des écoles et les enseignants possèdent un ordinateur portable et un rétroprojecteur offert par RES. MERCI.

Durant cette année scolaire, la Communauté a été endeuillée par la mort accidentelle d’un brillant élève, Robinson, 17 ans, fauché à la sortie de l’école par un camion aux freins défaillants, chargé de riz.

Fraternellement

François

Antsirabe FdCH, le sourire malgré leur handicap

Antsirabe FdCH, maison des handicapés

Andraikiba, maison des Soeurs

Andraikiba, nouveaux livres pour enfants

Andraikiba, Soeur Sup. M. Bernadette devant les beaux livres Biblionef

Andraikiba, quels beaux étalages

Andraikiba, étudiants studieux, dans la bibliothèque (photo Sr Bernadette)

Demande d’aide pour installer des panneaux solaires

C’est la première fois, suite à une demande d’aide, que je visite la Communauté des Sœurs Ursulines à Ivato. Cette petite bourgade se situe à 15 km au sud d’Ambositra, en bordure de la route nationale sept. Cinq cent dix élèves fréquentent les écoles du Centre, de la maternelle  au secondaire.

Sœur Clairarisoa, infirmière diplômée, est responsable du dispensaire géré par la Communauté. Les documents nécessaires afin d’obtenir des médicaments de « Pharmacie Humanitaire Internationale » (PHI) sont rassemblés et joints à la présente soit : l’autorisation d’ouverture du dispensaire, le cahier des charges ainsi que la liste des médicaments.

Les demandes d’aides pour cette Communauté sont les suivantes ;

  • Forage et construction d’un château d’eau (attendre 2-3 devis et approbation de la Sœur provinciale)
  • Installation de panneaux solaires pour raccorder les bâtiments scolaires, le dispensaire, le château d’eau et si possible l’église. Etant donné que la bourgade d’Ivato n’est pas reliée au réseau électrique publique (Jirama est présente à Ambositra, situé à 15 km d’ici). Une demande d’aide est adressée à « Energie Assistance France » (EAF). Une expertise des lieux pourrait être effectuée lors de la présence des spécialistes EAF en octobre prochain à Sevaina. La route nationale passe devant les bâtiments de la Communauté.Amitié       François

    Ivato, Sr inf. Cairirasoa dans la pharmacie du dispensaire

    Ivato, travaux de labourage pénibles dans une rizière

    Ambositra, jardins potagers

    Ivato Ambositra, autorisation d’ouverture du dispensaire 

La fierté de pouvoir gagner dignement sa vie.

Quatre lépreux de la même famille sont arrivés dernièrement à la Léproserie de Marana située à sept kilomètres de la ville estudiantine de Fianarantsoa. Depuis 1911, année de sa création, cet hôpital a apporté un soutien exemplaire à des milliers de lépreux et à leurs familles. Il faut préciser qu’à l’époque, et aujourd’hui quelques fois encore, les lépreux étaient exclus de leurs familles et tombaient dans la misère et l’isolement. Prise à temps, cette maladie se soigne très bien et ne laisse aucune trace physique. Trop souvent malheureusement, les malades se rendent auprès de guérisseurs-amateurs et arrivent à la léproserie trop tardivement. Les Sœurs font régulièrement des campagnes de dépistage dans les villages et évitent ainsi des cicatrices perpétuelles. Grâce à l’eau provenant d’un nouveau forage de 52 mètres de profondeur financé par l’association St Gabriel, les lépreux bénéficieront désormais d’un plus grand jardin potager individuel et gagneront ainsi en autonomie.

A la fin de leur formation de couturière diplômée d’une durée de trois ans, les jeunes filles reçoivent des mains des Sœurs Maristes à Ambositra une machine à coudre qui leur permettra de gagner leur vie et de devenir autonome dans les villages retirés de leur famille. Afin d’éviter toute vente ou autres malversations de ces machines à coudre offertes par RES avec une petite participation de chaque bénéficiaire, les religieuses organisent une rencontre annuelle à la Communauté où chaque fille emporte sa machine ainsi que quelques objets de leur création. La fierté de ces jeunes couturières d’être indépendantes et de gagner dignement leur vie fait plaisir à voir, s’émerveille Sœur Apoline, responsable de leur formation. Ces outils ne sont pas éternels et il faut penser avoir l’argent pour les remplacer. Cacher leurs économies dans leur petite case n’est pas prudent raison pour laquelle elle place leur précieuse épargne chez les Sœurs ou à la poste.

En sus de leur formation de couturière, ces élèves apprennent le tricot, la broderie, le crochet et l’art de la cuisine.

 

PS : félicitations aux Sœurs Maristes d’être en possession d’une « lettre d’agrément », si difficile à obtenir.

Amitié

François

Marana, vue sur une partie des bâtiments de la Communauté

Ambositra, modèles effectués par les élèves

Ambositra Srs Maristes, lettre d’agrément

Ambositra, Sr Apoline et Sr Sup Béatrice

Ambositra, la maison des Soeurs

Fianarantsoa, maisons de pauvres

Marana, Dona 7 ans, tuberculeux depuis 2 ans

Marana, les deux Soeurs Sabine près du forage de 52 m’ de profondeur

Quel dynamisme !

Cher Edouard,

L’Oratorio Don Bosco, dont le Père Salézien Bépi est Directeur, est riche en activités :

  • Formation de 25 séminaristes cette année, 30 en 2020
  • Réinsertion  dans la société, des jeunes nécessiteux issues de familles très pauvres, visite des familles
  • Formation au travail de 150 jeunes (agro-élevage, maçonnerie, menuiserie, mécanique automobile, soudure
  • Protection des droits de l’enfant (alphabétisation, notions scolaires, envoi dans des écoles privées). Aide financière pour l’écolage, cantine scolaire). Participation des parents à raison de 10’000 Ar/an.
  • Elevages de 1’500 poules pondeuses, 800 poules de chaire, canards pour production de foie gras, apiculture, porcherie, en collaboration avec la société AFAFI, spécialiste dans ces différents domaines (tél. 034 98 961 38).
  • Elevage de vaches laitières produisant en moyenne 28 litres de lait/jour. Fabrication de fromage, yaourts.

Le riz pour la cantine scolaire est acheté lors de la récolte au prix moyen de 850 Ar/kg. Le rendement, après décorticage au Centre, s’élève en moyenne à 65%. Les déchets représentent un excellent aliment pour les porcs. L’opération est intéressante sachant que le prix moyen du riz dans la commerce s’élève en moyenne à 1’750 Ar/kg (bénéfice d’environ 600 Ar/kg + son pour les porcs).

Les sacs de riz brut sont entreposés dans trois containers aérés, cadenassés. Trois gardiens surveillent la propriété. Le responsable des stocks contrôle le séchage du riz à l’achat. Jusqu’ici, on ne témoigne aucun problème de moisissure ou de présence de bestioles, selon les affirmations des Pères Bépi et François. Actuellement, 40 tonnes sont entreposés dans ces containers, avec l’arrivée prochaine de 7 tonnes supplémentaires. Pour la gestion des stocks, j’ai transmis et proposé l’utilisation de formulaires à l’image de ceux utilisés pour le lait suisse. Père François, responsable des stocks, promet un retour trimestriel à RES de l’état qualitatif et quantitatif des stocks, avec si possible quelques photos.

Actuellement 230 jeunes et 20 animateurs et professeurs bénéficient de la cantine scolaire, soit environ 75 kg/jour. Le riz est régulièrement accompagné de légumes, poissons, viande ou œufs.

Amitié

François

Oratorio Don Bosco, poules pondeuses

Oratorio Don Bosco, Père François

Oratorio Don Bosco, fromage maison

Oratorio Don Bosco, distribution du repas à la cantine scolaire

Oratorio Don Bosco, sacs de riz brut

Oratorio Don Bosco, Père Bepi devant les conteneurs de riz

Panneaux solaires et lait : des dons bien utiles.

Comme partout ailleurs, le nombre de consultations au dispensaire des Sœurs Cœur Immaculée de Marie à Sevaina a beaucoup augmenté en début d’année en raison de la rougeole principalement. Il faut malheureusement déplorer trois décès de patients étant venus au dispensaire beaucoup trop tard. La tradition consistant à se faire soigner chez un guérisseur est encore bien ancrée dans la population.

La Communauté de Sevaina aura prochainement la chance de bénéficier de l’expérience de professionnels français du Groupe « Energie Assistance France » (EAF) pour l’installation de panneaux solaires. La maison des Sœurs, l’internat de jeunes filles ainsi que le dispensaire seront raccordés à ce nouvel équipement.

Sœur Supérieure Angeline a toujours quelques problèmes de santé. Elle remercie chaleureusement RES pour sa précieuse participation aux frais médicaux.

Chez les Sœurs Filles de Marie à Fianarantsoa, 11 familles très pauvres vivant anciennement dans les rues de la ville, apprennent à cultiver dans les champs appartenant à la Communauté. Chaque famille loge dans une case et a reçu l’outillage nécessaire pour jardiner son lopin de terre. Au début, la semence a également été offerte, ces démunis ayant les poches vides. Les enfants ont la chance actuellement d’aller à l’école, conditions que les religieuses ont fixées aux parents pour venir s’établir en ces lieux. Comment ne pas admirer l’œuvre de ces Sœurs qui redonnent dignité et espoir à ces malheureux ?

Le lait 1er âge offert par RES est arrivé dernièrement au Centre. C’est un don du ciel s’exclame Sœur Juliette, infirmière diplômée assurant le suivi de 41 nourrissons orphelins et jumeaux de moins de 6 mois.

Amitié     François

Sevaina, vue sur le dispensaire, l’internat et les écoles

Fianarantsoa Manantenasoa, la maison des Soeurs rénovée

Fianarantsoa, femme pauvre de la rue

Fianarantsoa Manantenina, Soeur Juliette et les paniers confectionnés par des femmes abandonnées.

Une « maman » pleine de douceur et sourire

Ce matin à Vangaindrano, c’est la messe d’adieu à Sœur Olga, directrice de l’école de la Communauté des Filles de la Charité. Les 1’690 élèves, de la maternelle au secondaire, sont tous là pour remercier leur regrettée patronne. La cérémonie, tout en prières, chansons, allocutions, dure deux heures et demie. Cette religieuse mérite bien toutes ces attentions, après 6 ans, seule à la barre à gérer les finances, le corps enseignants, les revendications et manquements financiers des parents d’élèves… Dès la semaine prochaine, Sœur Olga reprendra la responsabilité des écoles à Farafangana Ambatoabo.

La construction d’un bâtiment scolaire supplémentaire débutera prochainement ici à la Communauté de Vangaindrano; le Père Pedro financera l’achat des matériaux.

Chaque semaine, Sœur Béatrice rend visite aux prisonniers dans la nouvelle prison régionale ici à Vangaindrano pour y apporter des vivres et des soins médicaux. C’est également son humour et sa joie de vivre qu’elle transmet aux 160 détenus ; femmes, mineurs, hommes de tous âges. Tout le monde ici l’appelle « maman » avec douceur et sourire dans ce lieu pourtant austère et inhospitalier. Plus tard dans la journée, c’est également la visite hebdomadaire aux onze lépreux regroupés dans de petites maisons à l’extérieur de la ville. Là aussi, tout le monde l’attend avec le sourire malgré l’isolement de ces laisser pour compte, abandonnés de leurs familles. Du riz, du savon et un peu d’argent leur suffit pour ne plus venir quémander en ville. En plus du jardin potager communautaire à leur disposition, Sœur Béatrice a acheté quatre poules et un coq pour chaque malade. Quel magnifique exemple d’amour et de solidarité envers ces démunis.

Mahavoky Nord se situe à 60 km au nord de Mananjary. On peut y accéder par une piste en mauvais état (3-4 h. par temps sec) ou par voie navigable (5 h. de canot et 6 h. de pirogue). Aucun taxi-brousse ne s’aventure sur cet accès pourtant appelé «  route nationale 11 ». La bagnole de la Communauté est « fatiguée » et n’est plus que décor depuis un an. Quelques véhicules tous-terrains passent par là et permettent d’éviter de longs trajets à pieds aux voyageurs munis de quelque argent.  Plusieurs Congrégations ont été sollicitées par l’évêque pour servir en ce lieu retiré, mais seules les Sœurs Filles de la Charité n’ont pas eu peur de s’engager en 2016 dans cette lointaine campagne.

Plus de 50% des enfants de cette région ne sont pas encore scolarisés me confie Sœur Irma, responsable de la Communauté. Ils sont bergers ou travaillent aux champs. Il n’est pas rare que des adolescents de 12 – 14 ans se marient, deviennent parents et se quittent peu d’années après leur vie commune.

Un magnifique dispensaire sera inauguré le 30 mai prochain par l’évêque du diocèse Mgr José Alfredo. Comment ne pas apprécier, ici loin de tout, le lait pour nourrissons ainsi que  les médicaments envoyés par RES ?

Belle semaine à toutes et tous

François

Vangaindrano, Soeur Olga durant la messe d’adieu

Vangaindrano, beau jour pour les prisonniers

Vangaindrano, soeur Sup. Béatrice offre un peu d’argent et de vivre aux lépreux

Vangaindrano, soins à un lépreu

Mahavoky, salle d’attente provisoire du dispensaire

Mahavoky, patiente du dispensaire

Mahavoky, nouveau dispensaire

Mahavoky, maison des Soeurs à l’arrière plan

Mahavoky, les Soeurs de la Communauté avec leurs 2 orphelins

 

 

Ces gestes d’amour et de solidarité qui aident les plus pauvres

La piste Vangaindrano –Manambondro a été entretenue dernièrement et l’état de cette dernière est actuellement acceptable malgré quelques passages chaotiques. Par contre, le tronçon Manambondro – Manantenina, avec ses quatre rivières à traverser sur un bac, reste très difficile. C’est une succession de trous ou d’ornières creusés par des camions ou par l’érosion de l’eau, des zones sablonneuses redoutées par les motards que nous sommes, du gravillon mouvant sous le pneu, des pentes de plus de 30% d’inclinaison obligeant le passager à descendre quelques dizaines de fois de sa bécane. Sept heures sont nécessaires pour parcourir les quelques 65 kms qui séparent ces deux villages de brousse.

Quatre enfants issus de familles dans la misère sont totalement pris en charge par la Communauté des Sœurs Filles de la Charité à Manantenina. Ces jeunes, très amaigris lors de leur arrivée en ces lieux, ont repris des forces et fréquentent l’école de la place, gérée par des Pères. D’autres écoliers sans ressource bénéficient de la charité des religieuses, dont une fille très intelligente désirant devenir médecin. Ses parents parviennent à assumer le septième des frais de pension et de scolarisation, le solde étant pris en charge par la Communauté. Comment ne pas admirer ces gestes d’amour et de solidarité des Sœurs qui permettent à tant de jeunes innocents d’échapper à leur ghetto et qui sait, demain aideront d’autres nécessiteux.

Aujourd’hui, c’est un jour pluvieux pour se rendre à Ranomena à moto. Trois heures sont nécessaires pour parcourir les 42 km qui séparent ce village de montagne à Vangaindrano. Par endroits, la terre latéritique argileuse humectée d’eau est comparable à de la glace. C’est le constat observé lors de notre chute-glissade sans gravité. La différence se note à la couleur des habits.. !!

Ici au dispensaire de Ranomena, grand-maman Soamiray porte sa petite-fille Zafizoa de 2 mois dans ses bras ; ce bébé pèse 2.5 kg. Le même jour, cette bonne grand-maman a perdu son fils et sa fille, maman de la petite Zafisoa, suite à une violente épidémie de rougeole provoquant de nombreuses  victimes dans la région. La petite pleure, elle a faim, elle s’accroche aux seins taris de sa grand-maman. Heureusement, Sœur Céline, infirmière de la Communauté, possède et offre du lait 1er âge envoyé par RES. Beaucoup d’autres orphelins profitent encore de ce précieux lait que la Confédération suisse, généreuse par le passé, a stoppé, dons pourtant si bienfaisants en 2018.

Fraternellement

François

Manantenina, Soeur infirmière Véronique prodiguant des soins

Ranomena, chapelle de la Communauté

Ranomena, grand- maman Soamiray et sa petite-fille Zafisoa

Ranomena, élèves de la Communauté

Vangaindrano, mon pilote Memera et sa famille

 

Les besoins en lait pour nourrissons continuent d’augmenter

Les visites fraternelles des Communautés situées dans le voisinage de Vohipeno prouvent que les besoins en lait pour nourrissons augmentent constamment. Les orphelins sont toujours plus nombreux alors qu’un grand nombre de mamans sont tellement faibles et amaigries, qu’elles ne peuvent allaiter leur progéniture.

Isabelle et Pierre, couple français intéressé par le fonctionnement basé sur la gratuité de RES, m’accompagnent ici sur la côte sud-est de l’île. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux », telle est la situation actuelle des « anges gardiens » de notre association. Le partage est une source de joie et de bonheur, venez !

Pierre et Isabelle en particulier, manifestent un authentique plaisir à rédiger et à transférer sur images les événements et les émotions qu’ils ressentent. Ce sera pour moi également une réjouissance de découvrir leurs propos.

Amitié   François

Tangainony -Farafangana, Isabelle et Pierre au fil de l’eau

Les voies ferrées, les routes ne sont pas entretenues, la rougeole fait rage, les Soeurs soignent dans la joie !

 

Habituellement, le train Moramanga- Ambatondrazaka circule 2 fois par semaine. En novembre dernier, un pont s’est écroulé sous son passage causant deux morts et plusieurs blessés. L’entretien, ici à Madagascar, est un terme assez peu connu. On attend en général la panne ou la casse pour réparer. Dans le cas de cette voie ferrée, les rails ainsi que les traverses de support ont plus de 70 ans ; ils sont toujours là, bricolés occasionnellement. Il en est de même pour les ouvrages d’art qui vieillissent sans soins.

Par la route, pour le même trajet entre les deux villes, il faut 7 heures pour parcourir les 156 km, malgré un tiers du parcours sur une chaussée goudronnée en bon état. Le reste n’est qu’un alignement de trous mettant à rude épreuve les véhicules ainsi que leurs occupants.

Chez les Petites Servantes du Sacré Cœur à Ambatondrazaka, le travail au dispensaire ne manque pas, en particulier en début d’année. La rougeole a fait rage dans la région. On a consulté jusqu’à 240 patients atteints de la rougeole par jour. Il faut malheureusement déplorer une vingtaine de morts dans la contrée.

Actuellement, 20 bébés de 0 à 6 mois,  orphelins ou abandonnés, reçoivent quotidiennement du lait des mains des Sœurs. C’est la joie à la Communauté avec l’arrivée du lait RES aujourd’hui même. MERCI.

Comme de coutume depuis 2008, une équipe d’ophtalmologues-chirurgiens bénévoles Italiens se rendent ici aux dispensaires deux fois par année. Lors de cette visite, 80 patients, souvent gravement atteints, ont été opérés. Depuis la première arrivée de ces spécialistes bénévoles, 6618 patients ont retrouvé une bonne vue grâce aux opérations et soins prodigués.

Amitié   François

 

PS : Merci pour les médicaments offerts gracieusement depuis quelques années par PHI et RES. Un médicament est ici introuvable et très utile : « la Digoxine Sterop (No 61 de la liste). Est-il possible d’en livrer 8 boîtes lors d’une prochaine livraison ?

Ambatondrazaka, des scieurs de long en pleine ville

Ambatondrazaka, Soeurs Lucienne et Sabine

Ambatondrazaka, maison des Soeurs dans la verdure

Ambatondrazaka et ses rizières

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