Soeur Annick, infatigable au service des pauvres

« La joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres »

Bonjour à tous,

Je suis bien arrivé à Tana avec une température nocturne de 25 degrés et un beau soleil depuis 07.00 h. le matin. Tout est OK à part la pauvreté qui me touche toujours aussi intensément malgré le temps qui passe. Beaucoup d’infirmes, d’enfants qui tendent la main, aux abords des routes, le long des trottoirs, pour calmer la faim qui les tenaille.

Pour Sœur Annick, 72 ans, responsable de la communauté de Tanjombato, c’est la grande forme malgré la présence quotidienne de dizaines de pauvres, de malades, de femmes enceintes (consultations prénatales) qui se présentent aux dispensaires. De plus, cette religieuse infatiguable gère une école de 1’800 enfants de la maternelle au secondaire, d’une crèche (47 enfants et bébés), de la promotion féminine (65 participantes) ainsi que la formation en atelier de menuiserie de 80 jeunes issus de familles pauvres. En fin de formation, ces jeunes professionnels reçoivent un certificat ainsi qu’une caisse à outils leur permettant de gagner leur vie en tant qu’indépendant.

Ce qui me donne la force, le courage, me dit-elle, après 48 ans de présence à Madagascar, c’est la joie de faire plaisir, d’offrir sa vie pour les autres. Les retours ne sont pas matériels, mais simplement un sourire, une parole comme cette fille de 13 ans, qui me dit « maman », après lui avoir sauvée une jambe, suite à une infection des os. Ou encore le réconfort d’une fillette de 12 ans, enfant de parents drogués, venue en consultation prénatale, enceinte suite à un viol. Que seraient devenus cette maman et son bébé sans un suivi régulier, sans les conseils avisés de Sœur Annick et du service médical de la Communauté ?

Comme cadeau suprême et inoubliable, sœur Annick a eu la chance d’obtenir une audience avec le Pape François en juin dernier. Qui, plus généreuse qu’elle envers son prochain, mérite de rencontrer cet homme simple, humble, proche des pauvres ?

François